<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-29206595</id><updated>2011-12-14T21:32:48.778-05:00</updated><title type='text'>Chroniques Blondes</title><subtitle type='html'>Les aventures d'une blonde au royaume de Disney.</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesblondes.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesblondes.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Chroniques Blondes</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12579430111069971758</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>66</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29206595.post-115520683315821197</id><published>2006-08-10T06:37:00.000-04:00</published><updated>2006-08-10T08:47:52.810-04:00</updated><title type='text'>Le 1er juillet de la blonde - je déménage!</title><content type='html'>C'est ça être blonde, six semaines plus tard dans les maritimes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m'excuse d'avance  des inconvénients que ce déménagement pourrait vous causer. Je m'en excuse d'autant plus  que l'anti-geek en moi se sens coupable de vous faire travailler dur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai eu une offre que je ne pouvais pas refuser. "On" s'occuperait de moi. Je serais déménagée sans avoir à forcer. Sans avoir à emballer un seul petit verre dépareillé. Sans avoir à faire le tri dans  mes quatre millions de livres. Sans une boîte au fond défoncé au milieu de la rue devant les voisins qui se bidonnent. Avouez que c'est tentant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai dit oui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis cette nuit (oui, "Chez Henri on déménage de Nuit") je suis donc à l'adresse suivante:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.chroniquesblondes.com"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;www.chroniquesblondes.com&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Venez comme vous êtes,  y'a de la bière en masse et de la pizza pour tout le monde.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29206595-115520683315821197?l=chroniquesblondes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115520683315821197'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115520683315821197'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesblondes.blogspot.com/2006/08/le-1er-juillet-de-la-blonde-je-dmnage.html' title='Le 1er juillet de la blonde - je déménage!'/><author><name>Chroniques Blondes</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12579430111069971758</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29206595.post-115513145292838237</id><published>2006-08-09T09:35:00.000-04:00</published><updated>2006-08-09T23:29:48.876-04:00</updated><title type='text'>Perle naturopathe</title><content type='html'>Dans la nuit du 3 au 4 janvier à la maison des naissances de Pointe Claire.  Une fille en travail depuis 43 heures et dont le col récalcitrant refuse de collaborer, jammé à 4cm avec des contractions aux minutes. Oui, même à la lueur des chandelles, même avec l'huile essentielle de romarin, même avec l'accupression, le bain tourbillon et le cd  indhi "spécial ouverture de col", &lt;span style="font-style: italic;"&gt;rien à faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Dans les yeux stupéfiés de douleur de la future maman, il y a déjà plusieurs heures qu'il n'y a plus de service au numéro que vous avez composé. À peine la lueur suppliante de la bête qui implore qu'on l'achève. Vite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La sage femme, toute de mauve vêtue, se penche au dessus du bain tourbillon, flatte les cheveux collés de la fille et prononce cette phrase inoubliable, digne d'une adepte d'écoute ton corps sur l'extasy:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;"Il faut que tu célèbres ta douleur. Pense que tu es une louve au fond des bois et que tu ne peux compter que sur tes propres forces".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;!!!&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29206595-115513145292838237?l=chroniquesblondes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115513145292838237'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115513145292838237'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesblondes.blogspot.com/2006/08/perle-naturopathe.html' title='Perle naturopathe'/><author><name>Chroniques Blondes</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12579430111069971758</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29206595.post-115505291796251423</id><published>2006-08-08T11:31:00.000-04:00</published><updated>2006-08-09T21:31:07.820-04:00</updated><title type='text'>Les conditions gagnantes</title><content type='html'>Vous ne pensiez toujours pas que j'allais vous parler de référendum(sss)? Faut pas rêver!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme disait mon fils quand je lui demandais comment avait été sa journée d'école; "m'man, déjà que je suis obligé d'y aller, s'il faut que j'en &lt;span style="font-style: italic;"&gt;parle&lt;/span&gt; en plus"...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, les conditions gagnantes pour bien  travailler, faire une belle journée productive dont je serai fière et qui m'obtiendra le droit bien mérité de me saouler avec un petit australien bien frais en lisant le dernier Connelly. Le souper? Quel souper? Comment ça vous avez &lt;span style="font-style: italic;"&gt;faim&lt;/span&gt;?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, 1) une vraie nuit de sommeil. Un réveil progressif, pas trop de monde dans mon champ de vision. La visite on les aime bien quand ils arrivent, on les aime encore plus quand ils s'en vont. Surtout ceux qui pensent que je fais pas une vraie job parce que mon bureau est à la maison. Même moi il m'arrive de penser que je ne fais pas une vraie job. Imaginez les autres. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Idéalement, commencer à travailler sans avoir eu de conversation, sauf avec les chiens et Candy qui veut son lait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2)Du café. Du Mibirizi, c'est mon nouveau chéri africain (en exclusivité dans les IGA de madame chose, là, son nom m'échappe ou chez Café Union sur Jean Talon mais ils le coupent, sacrilège, faut le demander pur).  Il est fort sans amertume, doux sans être moumoune, exquis, raffiné, juste assez dosé en excitant pour donner envie de faire l'amour. Pardon, je m'égare.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3) Ensuite du Valrhona. Si quelqu'un de chez Valrhona me lit, voulez-vous me commanditer?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous mettrais au générique.  "Cette série a été écrite sous l'influence du chocolat Valhrona".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si Poulain ou Côte d'Or (au lait, noisettes) me lit, ça peut aller aussi.  Le chocolat a fait de moi une fille facile. Les hommes aussi. Pardon, je m'égare encore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4) Pas de téléphone. Répondeur. Sonnerie à off.  Qui, au milieu d'une scène oedipienne, veut parler à sa mère? Personne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;5) Le tas de factures bien en vue. Il s'est écrit beaucoup de choses sur l'inspiration, des trucs mystico-poétiques et tout et tout.  Je vous le dis, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;rien &lt;/span&gt;ne vaut le tas de factures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà, j'ai tout. Je peux y aller.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29206595-115505291796251423?l=chroniquesblondes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115505291796251423'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115505291796251423'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesblondes.blogspot.com/2006/08/les-conditions-gagnantes.html' title='Les conditions gagnantes'/><author><name>Chroniques Blondes</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12579430111069971758</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29206595.post-115498441264124794</id><published>2006-08-07T16:29:00.000-04:00</published><updated>2006-08-09T22:31:34.063-04:00</updated><title type='text'>BIBLE</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/6566/3105/1600/Fuseau.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6566/3105/200/Fuseau.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Terme prétentieux servant à désigner un document plein de belles intentions, qui explique en long et en large &lt;span style="font-style: italic;"&gt;(surtout en large)&lt;/span&gt; l'univers que l'auteur souhaite explorer &lt;span style="font-style: italic;"&gt;(terre! terre!)&lt;/span&gt;,  la psychologie de personnages tous plus nuls les uns que les autres et qu'on décrira avec des gants blancs qui à défaut de faire le bonheur de tous, ne choquent personne. Par exemple, il vaut mieux écrire, "Georgette, 34 ans, souffrant de graves carrences affectives" plutôt que "elle couche avec tout le monde".  Inscrire également une liste exhaustive  des décors  &lt;span style="font-style: italic;"&gt;(qui de toutes façons vous seront coupés de moitié)&lt;/span&gt; dans lesquels vos créatures pécheresses pourront commettre leurs crimes. Ah et puis une vague notion de l'action à venir aide toujours le lecteur à visualiser le potentiel de l'idée magnifique &lt;span style="font-style: italic;"&gt;(forcément) &lt;/span&gt;qui vous habite.  D'accord, Georgette couche avec tout le monde mais avec &lt;span style="font-style: italic;"&gt;qui&lt;/span&gt; exactement? Quelle sera sa courbe dramatique (dramatique, forcément dramatique pour paraphraser Duras)?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Courbe est un autre mot prétentieux pour décrire la "vision" de l'auteur inspiré quant au destin magnifique qui attends ses personnages. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je vais leur dire que la courbe sera riche en rebondissements, même si je sais très bien que pour le moment les seules courbes en vue seront celles de Lucie Laurier, &lt;/span&gt;se dit l'auteur égrillard. Note au lecteur, le scénariste moyen est un animal libidineux qui rêve trop et qui ne fait pas la moitié, le quart, le dixième, de la teneur de ses rêves orgiaques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je soupçonne fortement Miller (Henry, pas Arthur) d'avoir été un grand parleur et un moyen faiseur.  Pendant ce temps, Arthur, un obsédé  des grands enjeux sociaux, de la lutte des classes et de la grandeur statuesque face au McCarthysme, s'est quand même tapé &lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Marilyn&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En clair, la bible est un document qui contient autant de pages que de bullshitt et qui sert principalement à rassurer tout le monde.  Sauf l'auteur qui sait pertinement, que de toutes façons, il va être obligé de tout changer même s'il s'est forcé le pompon pour faire de très jolies phrases.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La seule vraie valeur d'une bible, c'est que c'est le seul truc dans la vie où on est plutôt bien payé pour faire des promesses qu'on ne tiendra pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29206595-115498441264124794?l=chroniquesblondes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115498441264124794'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115498441264124794'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesblondes.blogspot.com/2006/08/bible.html' title='BIBLE'/><author><name>Chroniques Blondes</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12579430111069971758</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29206595.post-115470412142687022</id><published>2006-08-04T10:15:00.000-04:00</published><updated>2006-08-08T11:54:38.646-04:00</updated><title type='text'>Une fois c'est une fille</title><content type='html'>Productrice. Intelligente. Du goût. Beeeeh oui, c'est rare comme de la marde de pape mais ça se peut. Pas charismatique pour deux sous, elle s'en fout, ce qu'elle aime, c'est le travail lui-même, pas les photographes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, cette fille produit une série. Son auteur travaille comme un nègre mais sous son vrai nom. Les fins de semaine, le soir, la nuit, à pas se rappeler du nom de sa blonde. Il livre mais il a pus de vie. Cerné le gars. Sa productrice s'inquiète. Lui trouve de l'aide. L'aide en question s'avère être plus de trouble que d'aide.  Oh well. Ils font avec. Ils bossent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un jour, la série se termine. La productrice ferme les livres. Se rend compte qu'il lui reste un peu d'argent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On s'entend, pas pour s'acheter un jet. Mais assez pour passer une semaine dans un spa sur le bord de la mer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle appelle son auteur: "Dis donc, t'as travaillé fort. Il reste de l'argent, je te l'envoie".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui fut fait le jour même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour les sceptiques qui auraient tendance à penser que c'est une légende urbaine, je le jure, celle là, c'est pas de la fiction.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les trois, ok quatre, mensonges du métier. Ou la version Québec de "this won't hurt, I won't come in your mouth, your check is in the mail".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Non, non, tu dramatises, &lt;span style="font-style: italic;"&gt; pas&lt;/span&gt; une nouvelle version, juste deux ou trois retouches. T'as juste à changer la scène 3, 13, 23, 33, 43, 53, 63, 73 et toute la finale.  Avec Final Draft ça se fait tout seul.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ton chèque? Je pense qu'il a été posté. T'as rien reçu? Ça doit être un malentendu, j'arrive de vacances, mon adjointe est en burn out &lt;span style="font-style: italic;"&gt;(les vraies secrétaires efficaces sont out, remplacées par des assistantes dash adjointes dash expertes en cappuccino dash aucune résistance nerveuse)&lt;/span&gt; la comptable est en vacances.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;(en novembre?)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Il faut qu'on aille rencontrer le diffuseur à Toronto-Halifax-St.John &lt;span style="font-style: italic;"&gt;(insérer destination qui implique un séjour à l'hôtel)&lt;/span&gt;. Ils veulent absolument discuter des textes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;(la réunion dure vingt minutes mais le retour à l'hôtel, lui, est un marathon diplomatique pour éviter les mains baladeuses et la langue fougueusement humide, parce que  hein, faudrait quand même pas que l'hôtel soit payé pour&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt; rien&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;- Ma femme? &lt;span style="font-style: italic;"&gt;(air de basset accablé)&lt;/span&gt; Depuis les enfants tu sais... &lt;span style="font-style: italic;"&gt;(insérer le même soupir que quand on pose la question du chèque).&lt;/span&gt;  Je suis devenu juste un pourvoyeur pour elle.  Il se passe plus rien entre nous.  On ne fait même plus l'amour. T'es tellement différente. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;(air de basset qui reprend espoir)&lt;/span&gt; Je veux que tu sois ma dernière aventure avant ma mort. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Eeeeeh.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et je ne vous parle même pas des égos meurtris qui pardonnent mal qu'on puisse ne pas avoir &lt;span style="font-style: italic;"&gt;du tout&lt;/span&gt; envie de la langue en question.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;The things we do to earn a living, I tell yah. Indiana Jones à côté, c'est de la petite bière, que dis-je, de la .5&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29206595-115470412142687022?l=chroniquesblondes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115470412142687022'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115470412142687022'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesblondes.blogspot.com/2006/08/une-fois-cest-une-fille.html' title='Une fois c&apos;est une fille'/><author><name>Chroniques Blondes</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12579430111069971758</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29206595.post-115462829764422824</id><published>2006-08-03T11:58:00.000-04:00</published><updated>2006-08-08T12:01:09.926-04:00</updated><title type='text'>Inès et après</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"C'est un putain de boulot de se refaire le coeur après ça. Mais je garde espoir, pour elle, pour nous"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est d'Anne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fille que je ne n'ai jamais rencontrée. À qui je n'ai jamais parlé.  Dont j'ignore le nom de famille. Et que pourtant je connais. Il y a des pays où il faut avoir habité pour en reconnaitre les habitants. Même exilés, même réfugiés, même en sécurité, même prospères.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le même sale tampon à l'encre indélébile sur le passeport. Le même regard si facilement aux aguets, qui voit tout, qui reconnait les signes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai vu dans des soupers, des réceptions, des parties de golf, des inconnus se "deviner" en quelques phrases. Une sorte de code tacite, indétectable pour les autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a cette expression qui revient toujours; s'en sortir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, on ne "s'en sort pas".    There is no such thing. On vit avec. On meurt avec.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est un virus qui nous a été transmis, un virus quelques fois dormant, quelques fois virulent et qui s'attaque aux garçons comme aux filles.  On n'éradique pas le virus, il est installé à demeure pour toujours, on s'arrange pour ne pas le réveiller.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut veiller à ce que le système immunitaire reste fort. Voir les choses en face. Churchill a gagné la guerre en disant la vérité aux anglais; "I promise you nothing but blood, sweat and tears".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il avait raison. Pour vaincre, il faut regarder la bête en face. N'entretenir aucune illusions sur sa nature.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des hommes sortent de prison. Ils ont dit les bons mots à des gens qui respirent, soulagés de les avoir entendus. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Il a demandé pardon, pensez donc!&lt;/span&gt; Tout le monde est content. La bête est domptée, peut-être même endormie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais encore vivante, jusqu'à sa mort.  Son entourage marche sur la pointe des pieds. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Voyez comme il est sage. Voyez comme il dort.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils n'ont pas vu Siegfried et Roy.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour qu'une rédemption soit possible, encore faudrait-il que la bête admette le plaisir. Pour qu'une guérison soit possible, encore faudrait-il que la proie admette le plaisir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est un tabou si noir qu'on préfère s'accrocher  à des images d'enfants aux yeux douloureux, qui s'agrippent à un toutou.  Là, on est réconforté dans des certitudes éprouvées. L'ogre dans un coin, le petit poucet dans l'autre. Les rôles sont distribués, dormons tranquilles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'aime pas le mot abus. Ce n'est pas ça... même si ça l'est. C'est une relation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est une relation où le prédateur choisit sa proie parce qu'elle est &lt;span style="font-style: italic;"&gt;déjà &lt;/span&gt;vulnérable. En manque. Comme un vendeur qui détecte le junky prêt à n'importe quoi pour avoir sa dose.  Une relation où la proie se laisse faire parce que l'autre met sa bouche sur ses blessures et &lt;span style="font-style: italic;"&gt;qu'au début,&lt;/span&gt; ça soulage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est une histoire entre un vampire et un hémophile. Pas tout à fait une histoire d'amour...   Jamais complètement une histoire de haine non plus. Une relation fuckée, d'accord, mais une relation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il arrive même que l'abusé soit dominant. Relisez Nabokov.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une relation où l'on se découvre parfois, la nécessité étant mère de toutes les inventions, des talents de dompteur de fauves, de charmeur de serpents. Où l'on entretient l'espoir d'obtenir l'amour sans l'agression. &lt;span style="font-style: italic;"&gt; Peut-être que cette fois là, je serai tellement habile que je serai aimé sans être détruit. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est toujours une tentative de rétablir l'équilibre du pouvoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même des années plus tard, bien à l'abri dans l'ombre. Parce que la lumière attire l'attention. Et que l'attention, ça ne peut attirer que des ennuis, même quand on crève de solitude. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Comment faire pour être vu sans être en danger? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On développe des talents de jongleur, d'équilibriste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;She ran off to join the circus.  C'est la femme à barbe, l'homme éléphant! " I am a human beeing".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La proie apprend à se distancier, à regarder son corps comme s'il était celui d'un autre, à observer le prédateur possédé par des pulsions qu'il ne contrôle plus, comme un lapin épileptique. Avec un peu de temps, on finit par mépriser le désir de l'autre.  Comment éprouver du respect pour quelqu'un dont l'objet de désir est un déchet?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce mépris pour le désir d'un autre envers nous, on le garde longtemps.  Et on trouvera méprisable aussi le désir de quelqu'un qui nous aime.  Alors on choisit des êtres incapables d'aimer et on souffre. Du manque d'amour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est un putain de boulot, c'est l'oeuvre d'une vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour quelques uns, il y a parfois le jour de la vengeance. Elle se mange à toutes les sauces, elle s'écrit aussi.  Elle est exquise. La seule véritable jouissance de ce genre de relation. Celui qui prétend le contraire ment.  Il n'y a pas de pardon possible sans justice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'y a que le jour où l'on voit tout ça, en pleine lumière, le néon dans la face et qu'on accepte l'amplitude de la laideur autant que celle de la beauté possible qu'on peut vraiment changer quelque chose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et voir l'espoir dont parle Anne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La dernière fois que j'ai vue Inès, elle tenait la caisse d'un supermarché de la rue St-Laurent. On ne s'étaient pas revues depuis plusieurs années. Elle était plus belle, plus mince, très maquillée. Et toujours ses seins splendides. Quand elle m'a vue, elle a quitté sa caisse et elle est allée chercher des produits pour le bain qu'elle a mise dans un sac de plastique. Elle m'a mis le sac entre les mains, sans un mot.  Cadeau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lors des mois qu'elle avait passé chez nous, elle avait vidé mes armoires. Tous mes bains moussants, mes huiles parfumées, mes crèmes pour le corps. mes parfums.  Tout. Elle avait pris sans permission, sans remerciements. Là, dans son supermarché de la rue St-Laurent, elle me les rendait. À sa façon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est un putain de boulot de se reconstruire le coeur.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29206595-115462829764422824?l=chroniquesblondes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115462829764422824'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115462829764422824'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesblondes.blogspot.com/2006/08/ins-et-aprs.html' title='Inès et après'/><author><name>Chroniques Blondes</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12579430111069971758</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29206595.post-115438634758239374</id><published>2006-07-31T18:41:00.000-04:00</published><updated>2006-08-03T11:35:07.280-04:00</updated><title type='text'>Des fleurs pour Caroline</title><content type='html'>Mais si. Caroline à Londres. Du coeur, une audace sereine, des opinions subtiles mais fermes, un oeil perspicace pour la nature de l'animal british observé dans son habitat naturel. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je la lis et je suis dans un pub un peu crade, le nez plongé dans une stout crémeuse "bread in the bottle".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais pas si c'est le kidney pie qui rentre mais son blogue a un charme de plus en plus anglais, tout à fait lovely.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fancy a cuppa?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29206595-115438634758239374?l=chroniquesblondes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115438634758239374'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115438634758239374'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesblondes.blogspot.com/2006/07/des-fleurs-pour-caroline.html' title='Des fleurs pour Caroline'/><author><name>Chroniques Blondes</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12579430111069971758</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29206595.post-115438462654574889</id><published>2006-07-31T18:17:00.000-04:00</published><updated>2006-08-01T07:34:16.630-04:00</updated><title type='text'>Des nouvelles de Beyrouth</title><content type='html'>Un message de Dima, la soeur de Darina, via son téléphone portable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Sous embargo, chérie. Je refuse d'être déportée. Je reste à Beyrouth. T'embrasse, D."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Sous embargo, elle dit encore "chérie".  Comme disait Beckett, quand on est dans la merde jusqu'au cou, il ne reste plus qu'à chanter!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29206595-115438462654574889?l=chroniquesblondes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115438462654574889'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115438462654574889'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesblondes.blogspot.com/2006/07/des-nouvelles-de-beyrouth.html' title='Des nouvelles de Beyrouth'/><author><name>Chroniques Blondes</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12579430111069971758</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29206595.post-115411537258583495</id><published>2006-07-28T15:17:00.000-04:00</published><updated>2006-08-02T08:17:24.290-04:00</updated><title type='text'>Et vous z'écoutez?</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/6566/3105/1600/Candy%20profil.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6566/3105/200/Candy%20profil.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;C'est vendredi, j'achève. C'est faux, j'ai travaillé trois minutes et je suis allée niaiser chez Archambault d'où je suis ressortie avec un bill de, je vous le dis pas, seriez capable d'appeler compulsifs anonymes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc. On n'a pas parlé musique encore.  Racontez un peu... Quoi, quand, avec qui? Diga me queridos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai un rituel quand j'écris, faut que je me trouve une toune fétiche par projet. Sur la série que j'achève (thank f... god) c'était l'intégrale Cole Porter. Fallait. C'est une pesante (t'sais comme dans "fais ta pesante su' matante"), une grosse toutoune, un monster truck. Cole était parfait pour me garder un petit oumff.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour changer, je fais aussi une petite série légère, farfelue, une bargain à produire et parfaitement superficielle. Yes, you guessed it, une série blonde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai terminé le pilote sans musique, histoire de tâter le poul de la bête, le beat de l'affaire. J'en suis à la bible. Ça devenait urgent, j'avais besoin d'une toune. Direction Archambault. J'ai trouvé dans la section revival has been. LA toune parfaite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m'excuse d'avance. C'est un genre d'herpès musical, une fois qu'on l'a, impossible de s'en débarrasser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peter Frampton.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"I want youuuu hou hou, show me the wayyyyy, everyday, I want youuu hou hou, show me the way, yeah".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29206595-115411537258583495?l=chroniquesblondes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115411537258583495'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115411537258583495'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesblondes.blogspot.com/2006/07/et-vous-zcoutez.html' title='Et vous z&apos;écoutez?'/><author><name>Chroniques Blondes</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12579430111069971758</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29206595.post-115403639720669033</id><published>2006-07-27T17:31:00.000-04:00</published><updated>2006-07-30T08:59:52.843-04:00</updated><title type='text'>Questions pour un champion</title><content type='html'>1) Vous lisez quoi, là?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vérité hein? On n'est pas chez Pivot et je suis pas M'ame Bombardier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2) En buvant quoi? Et/ou en mangeant quoi?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi c'est l'intégrale du menu de chez Sandhu, la fin du dernier Philip Roth, Oprah, In Style, Paris Match et s'il me reste un neurone ou deux, je gradue au Journal de Montréal dans lequel je cache le Monde. En mangeant des sandwichs à la crème glacée Oréo que je cache à l'Enfant parce que je veux pas partager. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sais, c'est vilain. Pour oublier, je bois. Du Prosecco.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29206595-115403639720669033?l=chroniquesblondes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115403639720669033'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115403639720669033'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesblondes.blogspot.com/2006/07/questions-pour-un-champion.html' title='Questions pour un champion'/><author><name>Chroniques Blondes</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12579430111069971758</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29206595.post-115402161069039901</id><published>2006-07-27T13:30:00.000-04:00</published><updated>2006-08-08T10:53:09.566-04:00</updated><title type='text'>Inès</title><content type='html'>Elle est entrée dans ma vie par le lit de mon fils. C’était en mai. Il avait neigé la veille et je faisais le tour de la maison pour remettre le chauffage. Je suis entrée dans la chambre d’Arnaud avec la ferme intention d’en ressortir sans avoir cédé à la tentation de faire le ménage. J’en aurais eu pour cinq heures, ça aurait été dans le même état cataclysmique le lendemain et il m’en aurait voulu pendant des semaines. Une perte sèche. A quatorze ans, Arnaud avait une vision esthétique, quasiment opératique de son propre chaos. De plus, mon fils s’attachait très facilement et il avait une prédilection marquée pour tout ce qui avait été abandonné par d’autres, objets déchus, animaux infirmes et amis « rejets » inclus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une forme a bougé sous les couvertures. J’ai crié. Elle aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le cœur qui pompe à toute vitesse, j’ai vu des yeux qui me fixaient au-dessus du drap, des cheveux lustrés qui se répandaient comme une nappe de pétrole sur ses seins. Pas des seins innocents d’adolescente. Des vrais. Il y avait une fille dans le lit de mon fils et je l’avais réveillée. Shit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   - Arnaud m’a dit que je pouvais dormir ici, que ça serait correct avec toi .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Déjà, ça m’a énervée qu’elle me tutoie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Non, c’est pas correct.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle a rejeté le drap comme si je l’avais giflée et a commencé à s’habiller. J’ai eu le temps de voir qu’elle portait une culotte en coton trop mince et que c’était une vraie brune. J’ai vu aussi qu’elle avait encore son gras de bébé sur le ventre, que son visage passait de la vulgarité à la fragilité dans la même seconde. J’ai pensé qu’elle devait rendre les garçons complètement fous. J’ai détourné les yeux pour pas voir. Je sentais quand même son parfum poudré, lourd, trop vieux et une autre odeur, celle de…  Mon fils. J’ai reculé. Elle a pris mon mouvement comme un geste de dédain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-    Relax, je m’en vais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai levé la main.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-    Attends.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle s’est arrêtée tout de suite et elle s’est remise sous les draps. Au chaud. A l’abri.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-    T’es pas à l’école ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Manifestement elle n’y était pas. Encore aujourd’hui, je suis gênée d’avoir été si bête. Elle a dû me prendre pour une demeurée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-    Ma mère m’a mise dehors.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis assise sur la chaise et j’ai maudit mon fils et son maudit esprit chevaleresque en me jurant de jeter l’intégrale Tolkien au plus crisse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-    Tu as quel âge ?&lt;br /&gt;-    Quatorze.&lt;br /&gt;-    Ta mère sait où t’es ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle m’a regardée avec un mélange de condescendance et de désarroi. Elle m’évaluait. Qu’est-ce qu’elle voyait ? Une femme de trente-cinq ans, figée dans son petit tailleur noir, ses bas opaques et ses certitudes de maman branchée qui s'imagine ouverte d’esprit. Une adulte rigide qui posait des questions idiotes et qui ne comprendrait rien à ses tourments d’adolescente qui s’est engueulée avec sa mère. A son air, je voyais bien que je ne passais pas l’examen…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est le moment qu’à choisit Léo pour entrer dans la pièce. Cinq livres de poils blancs rasta, de truffe humide et d’impétuosité fanfaronne. Un chiot. Au début de nos amours, Mathieu avait voulu un bébé bouledogue qui était devenue une énorme chienne en perpétuel PMS, mon fils avait ramené tortues égarées, chats unijambistes, perruches à l’aile arrachée et autres rats orphelins. J’avais voulu marquer mon territoire dans cette arche de Noé qu’était notre maison et j’avais demandé un chien à moi. Un chien de filles. J’avais trouvé ce bichon « toy » dans un pet shop de l’est. Mathieu, Arnaud et moi étions tombés immédiatement sous le charme insensé de cette bête minuscule qui s’était emparée d’office du commandement de la maison. Même la grosse chienne se laissait grimper dessus, le grognement de circonstance mais l’œil attendri.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Léo s’est dirigé tout droit vers la fille toute nue. Il a jappé vigoureusement contre l’intruse puis, courageux, s’est réfugié ventre à terre jusqu’à moi pour se faire prendre. Une fois sur mes genoux, il s’est blotti entre mes cuisses et s’est endormi avec un grand soupir de satisfaction. J’ai regardé la gamine dans le lit, elle fixait le chien, le regard envieux. Je n’ai rien dit. J’ai attendu qu’elle parle. J’avais chaud, j’étais en retard pour un rendez-vous et pourtant je restais là comme une dinde qui attend Noël, avec le pressentiment que ça n’allait pas arranger ma journée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-    Je me suis battue avec mon beau-père. Je lui ai planté un couteau dans la main. Ma mère m’a dit qu’elle ne voulait plus jamais me voir la face .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Okay.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai posé mes mains sur Léo qui dormait, le museau enfoui dans ma jupe. Il s’est même pas réveillé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-    Raconte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle m’a regardée. Elle a fait non.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-    Tu me croiras pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-    Tu racontes ou tu sors.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle demandait juste ça, que je demande une deuxième fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Son père, elle l’avait jamais vu. Même pas de nom. De lui, elle savait qu’il avait violé sa mère qui n’avait que dix-sept ans, qu’il était latino, colombien, un fils de pute, un Portugais n’aurait jamais fait ça. Chez les Portugais, on n’aime pas les latinos. On n’aime pas les femmes qui se font violées par eux non plus. Surtout si elles se font mettre un bâtard dans le ventre et que le bâtard est une fille. L’avortement est un crime, condamné par l’église. Dans l’échelle de la vertu, vaut mieux condamner la pute qui s’est fait engrossée par un violeur. C’est plus net.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sa mère l’avait élevée toute seule, en assemblant des pyjamas dans une shop de couture le jour et en faisant des ménages le soir. La grand-mère gardait la petite. La belle vie. Et puis, après des années, sa mère avait rencontré un homme et elle était redevenue presque belle.  Lui, il était très beau. Un Portugais comme elle. Il avait un bon travail à la ville, col bleu mais chef, il était compétent, apprécié dans sa communauté et il parlait français et anglais. La grand-mère était contente, ses prières avaient porté fruit. Sa fille ne passerait plus pour une traînée et avec le temps, on finirait par croire que l’homme était le vrai père de la gamine. La grand-mère était rentrée finir ses jours au Portugal, l’esprit en paix…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’homme était gentil avec la petite. Il lui apprenait à jouer aux cartes, aux dominos, aux dés. Il lui donnait son bain quand sa mère tardait. Il allait avec elle au Club Portugais le dimanche pour qu’elle apprenne à danser. Elle dansait bien. Elle aimait bien qu’il la regarde. Pour la première fois de sa vie d’enfant déchet, elle se sentait belle. L’homme lui achetait des robes neuves. C’était la première fois de sa vie qu’elle avait des vêtements neufs, qui ne sortaient pas d’une friperie qui pue la sueur des autres. Elle mettait ses robes et elle défilait. La mère lui disait de ne pas se pavaner. Qu’il n’y avait pas de quoi être fière quand on savait d’où elle venait, d’un chien de latino. L’homme prenait la défense de la petite. « Parles pas comme ça à ta fille, c’est pas de sa faute si son père est un enfant de chienne».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’homme avait attendu après sa première communion pour la pénétrer. Après il l’avait bordée dans son lit en lui disant que la communion avait fait d’elle une femme et que dorénavant, elle pourrait être traitée comme une vraie femme. Il l’avait embrassée sur le front, lui avait dit qu’il l’aimait et qu’il était fier d’elle. Après, il était allé se saouler en la laissant toute seule dans l’appartement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un mois plus tard, il épousait la mère faisant d’elle et de sa bâtarde, des femmes respectables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après le mariage, il avait couché avec la petite presque chaque fois que la mère les laissait seuls. Et il buvait presque chaque fois. Quand il rentrait enfin, la mère criait. Alors il s’était mis  à taper la mère, pour qu’elle se taise. Jamais il n’avait frappé la petite. Quand la mère pleurait, il faisait semblant de partir pour toujours et la mère rampait, le suppliait. Elle aurait fait n’importe quoi pour le garder, pour ne plus être seule avec sa fille, pour ne pas être abandonnée et humiliée aux yeux de toute la communauté encore une fois. Depuis qu’elle était sa femme, elle était quelqu’un. Elle tenait à le rester.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;J’ai détourné la tête. La petite s’est arrêtée de parler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-    Tu ne me crois pas, je le savais.&lt;br /&gt;-    Je sais même pas ton nom.&lt;br /&gt;-    Inès.&lt;br /&gt;-    Inès. Est-ce que ta mère le sait ?&lt;br /&gt;-    Tu me crois pas.&lt;br /&gt;-    Je te crois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je l’ai dit trop fort. Le chiot s’est réveillé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-    Pardon. Tu l’as dit à ta mère ?&lt;br /&gt;-    Ma mère ? J’ai pas eu besoin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Un soir, Inès était à genoux devant son beau-père et elle avait entendu le son de la clé dans la porte. Sa mère qui rentrait plus tôt. Elle s’était reculée brusquement et il avait éjaculé avec un grand cri de rage. Sans un mot, la mère avait rangé les courses et préparé des accras de morue et des pommes de terre bouillie. Ils avaient mangé avec la télé allumée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un mois plus tard, la mère attendait un autre enfant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entre-temps, il y avait eu un signalement. Anonyme. Une travailleuse sociale était venue à la maison. Elle avait visité la jolie chambre bien rangée, les vêtements repassés, la maison tellement propre qu’on pouvait manger par terre. La mère avait dit tout va bien, un peu de jalousie de la petite face au nouveau bébé qui s’en venait, rien de plus. La travailleuse sociale, une brave personne, avait vendu la mèche. Une institutrice s’était inquiétée du comportement d’Inès et avait appelé les services sociaux.  La TS avait ramassé son sac, rassurée par sa visite. L’école s’était trompée, elle le voyait bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain, la mère changeait Inès d’école. Pendant la grossesse, le futur père, probablement superstitieux, n’avait plus touché à Inès. Mais ça le rendait de mauvaise humeur.  Il fallait marcher sur des œufs. Inès passait le plus de temps possible dehors. Elle avait douze ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand son petit frère était né, ils étaient allé le voir à l’hôpital. Son petit visage était un peu pâle mais si mignon, comme un petit prince. Et déjà il était sage et serein, pas comme les autres bébés qui pleuraient à côté. Inès avait mis son doigt dans la main minuscule et il l’avait serrée, de toutes ses forces. Elle l’avait aimé tout de suite. Elle était rentrée à la maison, heureuse. Le soir, c’est au bébé qu’elle avait pensé pendant que son beau-père entrait en elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il avait recommencé. Maintenant, il fallait qu’il attende que le bébé soit couché et Inès le couchait le plus tard possible. Elle aurait couché dans son berceau si elle avait pu. Le bébé ne pleurait jamais. Il ne prenait pas bien son biberon non plus. Ça le forçait, il devenait tout en sueur et pâle, presque bleu. L’infirmière du CLSC avait recommandé des examens. Elle craignait une insuffisance cardiaque ou pulmonaire.  Il fallait voir un spécialiste. Le jour du rendez-vous, la mère ne pouvait pas bouger parce que son mari lui avait brisé trois côtes. Le bébé était mort quelques semaines plus tard dans les bras d’Inès alors qu’elle était seule avec lui. Inès s’était affolée de l’entendre râler. Elle était sortie de la maison, le bébé dans les bras, pieds nus dans la neige et elle avait crié jusqu’à ce qu’un voisin alerte la police. Une ambulance était enfin arrivée et avait emporté, trop tard, l’amour de sa vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une deuxième travailleuse sociale était venue. Une autopsie avait été pratiquée sur le bébé, son cœur défectueux était la seule cause de sa mort. La travailleuse sociale avait accepté les explications des parents et n’avait porté aucun blâme. À peine une remarque sur le fait d’avoir laissé un nouveau-né sous la surveillance d’une gardienne de douze ans. L’assistante sociale ne s’était jamais rendue compte que la gamine qu’elle avait devant elle,  c'était pas douze ans qu'elle avait mais mille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Dans mes bras, le petit chien a bougé. Moi, je n’ose pas. Inès me regarde. Elle surveille ma réaction, elle guette les signes d’incrédulité sur mon visage. Sur le sien, rien. Aucune émotion. Elle est comme ces enfants soldats qui connaissent mieux l’usage d’une AK-47 que celui d’une brosse à dents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lui demande la permission de demander conseil à quelqu’un qui sait ce qu’il faut faire. Elle ne veut pas. Je promets de ne rien entreprendre sans son accord. Elle accepte, mais elle me fait jurer. J’appelle un ami avocat. J’apprends que je suis dans l’obligation de faire un signalement, faute de quoi je pourrais être accusée de non-assistance à personne en danger. Je proteste. J’ai promis à Inès. Mon ami avocat s’en fout. Si elle dit la vérité, il faut être au-dessus des promesses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si elle dit la vérité… De deux choses l’une. Si elle dit la vérité, elle a besoin d’aide, si elle ment, elle a besoin d’aide aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lui fais une soupe et je lui raconte ce que je viens d’apprendre. La DPJ, la police, mon devoir de citoyenne. Elle ne m’écoute pas et donne des bouts de pain à Léo. Mathieu rentre de la campagne avec la chienne. La grosse adopte aussitôt Inès et la suit comme une queue de veau, elle garde la porte des toilettes quand la petite s’y enferme.  Ma chienne la couve comme si elle l'avait mise au monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je parle longtemps avec Mathieu. Il s’enflamme. S’emporte. Se mets en scène. Il est la victime, le sauveur, la conscience et la justice. Lui, il cumule tous les sévices, il est le champion de l’enfance atroce, le numéro un au palmarès de la souffrance et de l’abandon. Tout est vrai, il en porte les marques partout sur son corps, partout dans sa façon démesurée d’avoir besoin d’amour sans savoir aimer. C’est pas pour rien qu’on s’est trouvés. Sauf que moi, à côté de lui, j’ai eu de la chance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr c’est lui qui réussit à convaincre Inès de porter plainte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La DPJ débarque. Jason, le travailleur social me tend une poignée de main solide malgré des allures de rasta végétarien famélique. Sean Phillips revisité version Tam Tam. Je l’imagine tout de suite en Inde en train de faire des trips d’extasy sur une plage de Goa. Sa peau est translucide, ses yeux très clairs, j’ai des fantasmes de le nourrir de viande rouge juste à le regarder. Et de sérieux doutes sur sa compétence à gérer le dossier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s’installe devant Inès qui lui fait un très beau numéro de «cause toujours mon homme, je vous connais les TS, vous êtes des nuls et je vous méprise ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jason ne se défend pas. Il ouvre les mains, paumes offertes. Il reçoit son mépris et sa hargne en silence. Il accepte ses reproches, la laisse aller jusqu’au bout de son flot de vomi. Je pense à Jésus, celui du début, la période miracles, les potes, le road trip, l’eau en vin. La patience de Jason fait son chemin jusqu’à Inès… Quand elle se tait, il parle tranquillement, avec des mots simples et lucides, d’une voix posée. Si elle porte plainte, il faut qu’elle s’attende à ce que ce soit dur. Autant que ce qu’elle a vécu jusqu’à maintenant. Peut-être même plus parce que si elle parle, tout le monde va la regarder comme une bête de cirque. Elle va peut-être même souhaiter n’avoir rien dit mais il sera trop tard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jésus a franchi le mur du son jusqu’à son oreille, maintenant attentive.  Elle l’écoute, tête penchée.  Elle le trouve beau, ça se voit. Je lui en veux d’être sur le bord du flirt dans de telles circonstances. Je lui en veux de refuser de n’être qu’une victime. Jason reçoit les battements de cils, les moues, les sourires, les seins en avant avec le calme du canard sur le lac au moment de l’averse, magnanime. Il me fait un petit signe, tout discret, mais qui me jette à terre. Je comprends enfin qu’il la laisse faire parce qu’il sait que c’est le seul rapport qu’elle connaisse avec les hommes et qu’elle a besoin d’être en territoire familier pour rester forte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais oui, évidemment, j'aurais dû savoir.  Je suis émerveillée par tant de science de l’âme chez un si jeune homme. Ça fait drôle d’avoir le Christ en Birkenstock dans sa cuisine. Jésus accepte un espresso qu’il boit avec reconnaissance. Il revient à la charge sur les conséquences d’une plainte. C’est toute la vie qui change, pour toujours. Le déplacement en foyer d’accueil, le procès, les avocats, les experts. Ils vont lui poser cent fois les mêmes questions. Il lui faudra se rappeler des dates, des gestes, des mots. Elle va devoir témoigner contre son beau-père. Contre sa mère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Large sourire d’Inès à la perspective de témoigner contre sa mère. Sa réaction, spontanée, est d’une telle violence que nous restons tous trois silencieux pendant de longues minutes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est au milieu de ce silence que mon fils arrive de l’école. Il avait laissé la première fille nue de sa vie dans son lit, il se retrouve dans un épisode hard core d’une série qui ne ressemble en rien  à Watatatow.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me prend en douce et me dit qu’Inès a la réputation « d’en mettre » pour se rendre intéressante. Je regarde mon fils dans les yeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-    Pourquoi tu l’as hébergée si tu la crois pas ?&lt;br /&gt;-    Ben… Je savais pas quoi faire. J’ai pas pensé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sais très bien pourquoi il n’a pas voulu penser. Je la vois aussi avec son jean trop serré, ses seins, sa bouche lustrée par le gloss et cette fêlure de femme abîmée dans le regard qui réveille l’esprit chevaleresque autant que le désir de posséder. À quatorze ans, Arnaud a vu la belle fille, la déesse facile qui ferait de lui un homme. Point. Il n’a jamais pensé qu’être un homme, ça pouvait aussi vouloir dire affronter un réveil brutal.  Son lendemain de brosse charnelle dépasse complètement ses forces adolescentes. Il n’y a plus de chevalier en vue, juste un enfant inquiet qui ne maîtrise pas ses pulsions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arnaud détourne le regard, pour éviter de voir Inès. Il sait que je sais. Il n’est pas fier de lui. Au moment où moi aussi je vais avoir honte de mon fils, je surprends la main tendue d’Inès à l’intention d’Arnaud. Je suis surprise de voir qu’elle est moins mal à l’aise que nous deux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ça va man, c’est beau, t’as été correct, fais-toi en pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les yeux pleins d’eau, il se détourne, marmonnant de vagues excuses à propos d’un devoir à faire. Je ne vais pas le réconforter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A dix heures du soir, deux policiers de l’escouade des crimes sexuels contre les mineurs débarquent. Deux costauds. En uniforme. Les chiens aboient. Ils sentent la nervosité. Je prends Léo dans mes bras et je guide les policiers vers la cuisine. Je pensais qu’ils enverraient une femme. Je suis une personne pleine d’à priori. J’ai tort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le bouledogue se place devant Inès et grogne dès que les policiers s’approchent à moins de deux pieds. Inès la flatte derrière l’oreille et la chienne se couche à ses pieds. Le plus vieux des deux policiers explique la procédure de la plainte à Inès. Son beau-père sera accusé. S’il est trouvé coupable, il ira en prison. Non, ils ne peuvent pas dire combien de temps. Ils peuvent prendre une première déposition tout de suite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce soir ? Ce soir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Inès se ronge un ongle. Je la sens qui hésite. Sa mère. Je sais qu’elle pense à sa mère à qui elle infligera à nouveau la honte publique. C’est tout petit la communauté portugaise. Je sais qu’elle pense aussi qu’enfin, enfin, sa mère sera jugée pour ce qu’elle n’a pas fait. Je la vois penser comme si son visage étant un écran de cinéma sur lequel des images défilent. Un film qu’elle aurait pu écrire mais auquel elle n’aurait pas le droit d’assister. Trop jeune.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle hésite jusqu’à la fin. Je vois passer sur son visage tendu la mort de son tout petit frère au cœur malade. Tout son visage se transforme dans un sursaut de douleur et de haine si puissant que le bouledogue à ses pieds sursaute et laisse échapper un jappement sec.  Dans mes bras, je crois que le chiot tremble. Ce sont mes mains qui tremblent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-    Je veux porter plainte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le policier s’installe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-    Très bien, je vais prendre ta déposition. Tu es prête ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors Inès se tourne vers moi et dans un geste de noyée tend les bras vers le petit chien que je tiens contre mon coeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-    Je peux avoir Léo ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A cet instant, je sais qu’elle m’a dit la vérité. Qu’elle me voit comme je la vois. Et qu’elle me croit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle a pris le chien et l’a mis contre sa poitrine. Il s’est blotti. Elle a regardé le policier droit dans les yeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je suis prête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29206595-115402161069039901?l=chroniquesblondes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115402161069039901'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115402161069039901'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesblondes.blogspot.com/2006/07/ins.html' title='Inès'/><author><name>Chroniques Blondes</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12579430111069971758</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29206595.post-115386355537552951</id><published>2006-07-25T17:27:00.000-04:00</published><updated>2006-07-27T13:55:50.186-04:00</updated><title type='text'>Hypothèse</title><content type='html'>Je lis beaucoup de choses intéressantes sur le Moyen Orient. Dont Carine à www.chercheusedor.blogspot.com&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne suis pas pro ni un ni l'autre.  Les fanatiques, c'est facile d'être contre. Plus subtils sont ceux qui se réclamment de Neville Chamberlain "Peace in our time" pour justifier l'injustifiable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a des gens de bonne foi qui refusent de considérer l'autre partie comme un cancer à éradiquer.  Je suis pour ceux là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis pour la paix, le dialogue. Comme ceux du groupe Dialogue. Des palestiniens, des israéliens, des libanais qui se rencontrent pour s'écouter les uns les autres. Je trouve cette initiative remarquable étant donné les circonstances.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lis aussi des trucs qui me font bondir.  Normal. Je sais aussi, que des fois, ce que je considère comme une connerie, c'est l'évangile pour quelqu'un d'autre.  Comme disait Larry Flynt; "and who am I to defy god"?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est ça, la démocratie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Disons que c'est une histoire inventée.  J'aime bien les histoires inventées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il était une fois, un éditeur en chef qui sur un blogue défend l'indéfendable avec une ferveur, disons, toute religieuse. C'est plus un jupon qui dépasse, c'est une crinoline, un drapeau, un étendard, une oriflamme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a l'opinion qu'il veut, hein. On est toujours en démocratie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Disons qu'un chroniqueur de la même publication, tout en douceur,  persiste et signe, sans prendre le boss de front mais... il va dans une autre direction.  Sans partisanerie, essayant avec tact de remettre un peu d' humanité dans le discours.  The high road.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Disons que ce chroniqueur est pigiste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Officiellement, le pigiste a le droit d'émettre une opinion différente de celui qui l'engage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a des boss assez forts pour être capables d'impartialité. Il y a des boss formidables, j'en ai connu. Mais les boss sont des êtres humains comme les autres, en plus seuls...  J'ai rarement vu quelqu'un risquer sa peau pour aller, amicalement,  dire à celui qui le paye, "boss, vous errez, là".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si c'était un conte de fée, le boss serait surpris, puis reconnaissant. "Vraiment? Merci de me le dire avant que je fasse un fou de moi".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la réalité, heu...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais c'est une &lt;span style="font-style: italic;"&gt;histoire.&lt;/span&gt; De la fiction.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Disons que j'admire quand même le courage du pigiste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29206595-115386355537552951?l=chroniquesblondes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115386355537552951'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115386355537552951'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesblondes.blogspot.com/2006/07/hypothse.html' title='Hypothèse'/><author><name>Chroniques Blondes</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12579430111069971758</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29206595.post-115377257402262671</id><published>2006-07-24T16:07:00.000-04:00</published><updated>2006-07-27T11:18:19.220-04:00</updated><title type='text'>Gros z'ego</title><content type='html'>Ego.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme les gauffres. Bien doré et croustillant, plein de sirop d'érable clair et de beurre fondu, l'ego a pourtant bien mauvaise presse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Monsieur Untel a un gros ego, Madame UneTelle a un bien plus gros ego".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est bien connu. Une femme qui dit "&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;je&lt;/span&gt;" ouh la la, c'est comme une femme qui boit. C'est pire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m'explique. Dans cet article "je blogue donc je suis", ça raconte que bloguer est un acte narcissique, propulsé par l'ego.  Eh beh ma bonne dame!  Oui, oui, vous et moi, amis blogueurs. Ça a l'air laid, dit comme ça hein? Gros ego, ça sonne un peu gros jambon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça occulte les rencontres, les échanges, l'information vue autrement, la découverte d'autres planètes que la sienne, l'ouverture, l'édition démocratisée, la percée de talents qui ne seraient pas manifestés autrement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des âneries? Ben oui. Mais y'en a partout, des âneries. Des fois, y'a même des ânes qui sont payés très cher pour en raconter, alors... Et c'est comme la télé, si n'aime pas ce qu'on voit, on ferme le poste. On est pas tous lobotomisés quand même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N'importe quelle exposition de soi, n'importe quelle manifestation artistique est propulsé par l'ego. Se projeter dans le "je" demande qu'on dépasse le censeur intérieur. Celui qui répète de sa vilaine petite voix de canard nasillard qui te nargue; "tu fais de la mardeuh".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ben oui, je le savais, merci de me le rappeler!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mozart devait demander à sa Constance de lui faire la lecture à haute voix pour occuper le canard pendant qu'il composait. Sinon, il bloguait. Euh, pardon, il bloquait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Poursuivons le raisonnement.  Wolfgang a réussi à terrasser le canard grâce à l'amour de sa Constance et à la force de son ego.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui nous a valu sa *"petite musique de nuit"...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fermez les yeux. Là. Entendez-vous le bruit de son coeur qui se déchire?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dites moi maintenant que c'est mal un ego qui se manifeste...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;*&lt;/span&gt;S&lt;span style="font-style: italic;"&gt;elon vos goûts, remplacez Mozart par The Cure, Sinatra, Renée Martel, Callas ou Springsteen, whatever turns you on. &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29206595-115377257402262671?l=chroniquesblondes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115377257402262671'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115377257402262671'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesblondes.blogspot.com/2006/07/gros-zego.html' title='Gros z&apos;ego'/><author><name>Chroniques Blondes</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12579430111069971758</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29206595.post-115376452789911853</id><published>2006-07-24T14:00:00.000-04:00</published><updated>2006-07-24T21:45:11.930-04:00</updated><title type='text'>Fantasme et autres vagabondages du lundi</title><content type='html'>J'ai toujours rêvé d'être une écrivaine alcoolique. Ça a plutôt bien marché pour Duras. Saoule comme une polonaise et elle te pond "l'amant". Hemingway, imbibé jusqu'à la moëlle et hop "pour qui sonne le glas".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pense qu'il a écrit "le vieil homme et la mer" sobre. C'est nettement moins bon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne suis pas écrivaine, je suis scénariste. Et je ne supporte pas le fort sauf le Barbancourt et il n'en reste plus. Fait chier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;"Le monde du bas des marches". &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Scoop!  Après neuf ans d'entrainement et de tentatives infructueuses, Killer Candy a enfin pogné un moineau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/6566/3105/1600/Killer%20Candy%20et%20le%20moineau.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6566/3105/320/Killer%20Candy%20et%20le%20moineau.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a fallu l'arroser au boyau pour qu'elle accepte de le rendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt; ***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;lu&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'éditorial de Jean Daniel dans le Nouvel Obs. Limpide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une entrevue avec Jay McInerney, auteur de "Bright lighs, big city" et de "the good life" dans "The writer's digest".   Il dit, je cite: "I think fiction tells us more about the emotional reality of our times than journalism does".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un article dans le "Psychologie" français qui porte le titre de "je blogue donc je suis".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;He he!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Reçu&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une invitation à laquelle je n'ai pas pu répondre. Darn. J'aurais pu mélanger San Pellegrino et Perrier, faire couler mon mascara et me prendre pour une rock star trash.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ô the agony!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Ri&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fort. Souvent. En lisant le blogue de "Lainey's entertainement update".  D'accord, ce n'est pas Heiddeger en camping. C'est mieux. Elle frôle la poursuite judiciaire à chaque ligne. Exemple, elle surnomme Tom C. "the gay dwarf".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Need I say more?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Vu&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;LE spectacle de l'année au camp de jour de Belle Fille. "En attendant Robert" un hommage Beckettien à Robert Lepage, écrit, joué et chanté (sur l'air de la Belle et la Bête) par 57  gamines et trois petits mecs déchaînés, survoltés, électriques. Ça brûlait les planches et on agonisait de chaleur, qu'importe, c'était hot.&lt;br /&gt;Au moment du grand air, il y a eu une strophe sublime à propos dudit Robert "toutes les filles sont à tes pieeeeeds".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une dure désillusion les attends.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;I laughed, I cried. Le meilleur show que j'ai vu depuis deux ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Des nouvelles du front&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aucune nouvelle de Darina.  Mais les lignes sont coupées. Ça ne veut rien dire.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29206595-115376452789911853?l=chroniquesblondes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115376452789911853'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115376452789911853'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesblondes.blogspot.com/2006/07/fantasme-et-autres-vagabondages-du.html' title='Fantasme et autres vagabondages du lundi'/><author><name>Chroniques Blondes</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12579430111069971758</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29206595.post-115350667043484002</id><published>2006-07-21T14:24:00.000-04:00</published><updated>2006-07-24T16:23:11.350-04:00</updated><title type='text'>Virtuel, virtuel, c'est pas parce que c'est virtuel que c'est pas vrai!</title><content type='html'>C'est drôle cette intimité virtuelle avec de parfaits inconnus. Est-ce le sentiment de liberté, l'absence d'obligation? Il y a parfois des fulgurances, des affinités, voir même une solidarité étonnante. Du serrage de coude comme dit si bien Mère Indigne (qui ne l'est pas pan toute, c'est une sainte, elle va à la Ronde avec sa fille).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seul mon homme connait l'existence de ce blogue. Pas uns de mes amis-amies de ma vie réelle. Et pourtant ce sont de vrais amis. Encore plus étrange, je n'ai jamais pensé que les histoires que je vous raconte puisse les intéresser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Paradoxe, paradoxe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parlant solidarité, Caroline à Londres, une blogueuse allumée qui me fait voyager à peu de frais, m'a branchée sur le blogue de Pamela, cette étudiante au doctorat à McGill qui est en ce moment au Liban.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;pchrabieh.blogspot.com&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a des images. Dont une tellement surréaliste que je n'y crois pas tout à fait. Celle de ces petites filles israéliennes qui signent de leur nom les bombes que les soldats s'apprêtent à faire tomber sur le pays voisin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-ce de l'intox? Si c'est vrai, qui sont ces parents qui permettent à leurs enfants de faire des trucs pareils?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça ne peut pas être vrai. Hein? Dites moi?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29206595-115350667043484002?l=chroniquesblondes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115350667043484002'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115350667043484002'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesblondes.blogspot.com/2006/07/virtuel-virtuel-cest-pas-parce-que.html' title='Virtuel, virtuel, c&apos;est pas parce que c&apos;est virtuel que c&apos;est pas vrai!'/><author><name>Chroniques Blondes</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12579430111069971758</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29206595.post-115349197144587377</id><published>2006-07-21T09:00:00.000-04:00</published><updated>2006-07-25T15:21:14.663-04:00</updated><title type='text'>Ya albi, ya dammi, ya hayati</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;*mon coeur, mon sang, ma vie...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette nuit, l'orage a tonné. À grands coups qui ont fait sursauter les chiens et réveillé les petites filles un peu peureuses. J'ai regardé par la fenêtre. Mon jardin, ma rue, ma ville étaient  intactes.  J'ai pensé à ceux de là bas qui n'ont pas dormi de la nuit et qui voient l'aube se lever sur les décombres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De retour à Beyrouth.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'arrive le soir. L'aéroport est animé, bondé de touristes, d'hommes d'affaires qui arrivent d'Europe et d'Asie.  Je cherche mon chemin et puis, je vois mon nom sur un carton. Sous le carton, il y a un sourire irrésistible monté sur des pattes de gazelle, chaussées Louboutin (je connais mes chaussures quand même). Tout le monde la regarde. Pas juste les hommes. Les femmes, les enfants, les chiens. Incroyable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/6566/3105/1600/Darina.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6566/3105/200/Darina.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle s'avance vers moi, main tendue, le regard intelligent, allumé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bonjour, je suis Darina, la soeur de Dima, elle m'a envoyée vous chercher, elle a été retenue au bureau, venez, venez, ma voiture est garée en double à l'entrée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle me désigne la sortie. Oh une petite trentaine de pieds... qu'on mettra vingt minutes à franchir! Tout le monde l'arrête, la félicite, lui demande des nouvelles de son mariage prochain.  On lui parle en français, en anglais mais surtout en arabe, Darina répond à tout le monde gracieusement, avec bonne humeur. J'ai l'impression qu'elle les connait tous et je n'y comprend absolument rien jusqu'à ce qu'on lui demande de signer un billet d'avion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;But of course. Une actrice!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Darina joue dans Ze feuilleton libanais de l'heure. J'apprend que son personnage a des soucis. Doit-elle épouser l'Un ou l'Autre?  L'Un est un bon gars rassurant et un peu plate, l'Autre est le diable en personne, une sorte de Valmont libanais mâtiné de Che.  Aucune différence culturelle entre le Liban et le Québec. Chez nous aussi les filles hésitent entre le bon gars un peu plate et le bad boy irrésistible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du coup, on entre de plein pied dans la discussion. Tes chaussures sont hallucinantes et t'as quelqu'un dans ta vie?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà. Ça niaise pas. Au coeur des vrais enjeux. Je sens que je vais pouvoir lui poser pleins de questions sans avoir peur de gaffer. Je lui demande d'où elle vient. Elle est Druze. Les rebelles de la montagne, les révolutionnaires&lt;span style="font-style: italic;"&gt; boudhistes &lt;/span&gt;de l'Islam. Hein? Vous m'en direz tant!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle enchaîne, à toute vitesse, Darina parle vite et bien. Son français est articulé, sophistiqué, une mitraillette intelligente qui atteint toujours sa cible, Fabrice Luchini version orientale. L'esprit dans la beauté. Ça fesse. Elle m'explique le Liban, multiconfessionnel: Chiites, Maronites, Musulmans intégristes, modérés, les Chrétiens, Druzes, Phalangistes, les alliances, les contre alliances,  les vieilles guerres, les nouvelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Wow, wow! Je suis blonde, fille. Je comprend tout mais j'ai besoin qu'on m'explique len-te-ment (si ça peut vous rassurer, cinq ans plus tard, je ne m'y retrouve pas tout à fait encore).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De toutes façons, qu'elle me dit, c'est très simple. Tout le monde a perdu pendant la guerre, tout le monde veut la paix.  Le libanais, et la libanaise donc! en ont ras le pompon du Hezbollah ET d'Israël. Qu'on leur foute la paix à la fin, qu'ils puissent vivre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle a raison, c'est simple.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On sort de l'aéroport. Elle conduit comme elle parle. Phewwww! La nuit est bleue. Pas noire, bleue. Indigo. Je ne vois pas bien la ville encore mais je vois les silhouettes des grues partout. On est en 2001 et Beyrouth connait un boum immobilier de reconstruction sans précédent. La ville entière est un vaste chantier et un message à tous les survivants. On se relève les manches et on recommence!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;- Tu as faim?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Non mais j'ai soif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- On dépose ta valise, je t'emmène.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;Elle est comme ça Darina, décidée!  Et encore, à côté de sa soeur Dima, un général d'armée en jupons, Darina c'est de la petite bière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je dépose mes valises au Gabriel, un hôtel de chic et de soie quartier chrétien d'Achrafieh. C'est un quartier bourgeois, branché.  Outremont qui aurait été débauché par l'aristocratie fin de race de la Côte d'Azur. Outremont sans les péteuses et les maris mal mariés qui reluquent en douce les filles plus jeunes en poussant des poussettes qui coûtent le prix d'une Smart. Outremont le fun quoi!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et je me retrouve dans un des plus beaux restaurants que j'ai vu de ma vie. Et j'ai voyagé. Le marbre est omniprésent, rose, crème, noir. Les plafonds sont très hauts, couverts de fresques. De la beauté partout.  Des colonnes, de l'air, des torches, le bois ouvragé des tables, le coton transparent des nappes. Des serveurs en blanc qui ne me demandent pas mon avis et m'amène un café blanc, c'est à dire une infusion qui embaume la fleur d'oranger. Je n'aime pas la fleur d'oranger à Montréal, ni l'eau de rose, ni la violette. Trop parfumé.  À Beyrouth, je n'ai jamais rien avalé de si délicieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On m'apporte à manger. Je dévore. J'ai faim. C'est divin, raffiné, exquis, léger. La cardamonne, le miel, les cailles dorées qui fondent dans la bouche, le safran, la menthe, le poisson grillé aux citrons confits. Les fruits et les légumes sont minuscules, juteux, intenses. Les figues et les abricots sont à se damner. J'en pleurerais tellement c'est bon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après l'Italie, je pensais avoir tout connu, gustativement parlant. Je me fourrais royalement le doigt dans l'oeil.  Avec l'Italie, le Liban est l'autre endroit au monde où j'ai connu l'extase. Culinaire. Et l'autre aussi, allez. L'extase esthétique, bien sûr.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Darina me jette un oeil goguenard (et délicatement maquillé de khol). Entre le reflet rose du marbre et celui ambré des torches, elle est plus belle que Cléopâtre (que je n'ai jamais vue en vrai mais il y a comme une rumeur).  Darina est une sorcière qui connait le pouvoir des sens.  Je la soupçonne d'amener ici des hommes étrangers et d'en faire ses esclaves jusqu'à la mort.  Je partage ma pensée avec elle.  Elle hausse un sourcil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;- Et encore, tu n'as pas vu les boutiques de lingerie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- ?!?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Beyrouth est la capitale de la lingerie. J'espère que tu as amené une carte de crédit?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et de découvrir délicatement son épaule gauche pour me faire voir le détail de la dentelle de la bretelle de son soutien-gorge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- !!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme disent les anglais: That's when I knew I was in deep shit.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Darina est venue à Montréal. Son fiancé avait acheté une maison au Carré St-Louis. Elle est repartie au Liban. Sans lui. J'ai essayé ses trois numéros et son courriel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29206595-115349197144587377?l=chroniquesblondes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115349197144587377'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115349197144587377'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesblondes.blogspot.com/2006/07/ya-albi-ya-dammi-ya-hayati.html' title='Ya albi, ya dammi, ya hayati'/><author><name>Chroniques Blondes</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12579430111069971758</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29206595.post-115341414427707935</id><published>2006-07-20T12:29:00.000-04:00</published><updated>2006-07-20T20:15:23.006-04:00</updated><title type='text'>Meanwhile (pun intended) back at the farm of show business</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/6566/3105/1600/Bichon%20pisseur.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6566/3105/320/Bichon%20pisseur.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Un homme de pouvoir en chute libre et rouge jusqu'à la racine d'un burn out extended version , hurle à pleins poumons devant ses assistantes terrifiées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;- Ostie de tabarnak d'artisssses à marde, vous êtes touttes des trou de cul, j'aime mieux mes bulls que vous autres, ostie!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;Admirez la synthaxe choisie, le style délicat, la littérature toute en finesse du message. Le poids des mots, le choc des photos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me meurs d'envie de voir comment  ses "bulls" (don't ask) vont se débrouiller pour écrire,  jouer et réaliser à la place de ces trous de cul d'artisssses qui l'ont pourtant rendu plus riche qu'ils ne le seront jamais eux-même?!?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faites vos jeux.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29206595-115341414427707935?l=chroniquesblondes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115341414427707935'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115341414427707935'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesblondes.blogspot.com/2006/07/meanwhile-pun-intended-back-at-farm-of.html' title='Meanwhile (pun intended) back at the farm of show business'/><author><name>Chroniques Blondes</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12579430111069971758</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29206595.post-115340754488952233</id><published>2006-07-20T10:54:00.000-04:00</published><updated>2006-07-20T11:20:28.546-04:00</updated><title type='text'>Lire autre chose, la révolution blogue</title><content type='html'>Pardonnez ma blondeur technique à mettre des liens qui fonctionnent. Je vais donc mettre les adresses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'abord le titre de l'article dans le journal Le Monde est "Libanais et Israélien dialoguent sur le Web".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le  forum où dialoguent de jeunes israéliens avec de jeunes libanais s'appelle "the truth laid bear".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et le blog de ce tout jeune libanais, formidable comme il écrit bien, c'est ramziblahblah.blogspot.com&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là où les gouvernements et la presse officielle sont incapables de s'écouter, il y a la planète blogue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous embrasse bien.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29206595-115340754488952233?l=chroniquesblondes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115340754488952233'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115340754488952233'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesblondes.blogspot.com/2006/07/lire-autre-chose-la-rvolution-blogue.html' title='Lire autre chose, la révolution blogue'/><author><name>Chroniques Blondes</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12579430111069971758</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29206595.post-115340472928556300</id><published>2006-07-20T09:54:00.000-04:00</published><updated>2006-07-20T13:43:23.910-04:00</updated><title type='text'>Rabbi Jacob il va danser!</title><content type='html'>Ce matin, un scénariste est mort. Il s'appelait Gérard Oury, de son vrai nom Max Gérard Houry Tannenbaum.  Il était né le 29 avril 1919 et il était pensionnaire à la Comédie Française lorsque le gouvernement de Vichy promulga les lois anti-juives. Pour échapper aux déportations, Gérard Oury s'est sauvé en Suisse où il a vécu caché jusqu'à la fin de la guerre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1973, il met en scène un film dont il a aussi écrit le scénario et les  dialogues et qui raconte l'histoire d'un bourgeois raciste et français moyen qui, témoin d'un complot terroriste arabe, est sauvé par son chauffeur juif. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;- Salomon, vous êtes juif?!?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oui, et mon oncle est rabbin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mais il n'est pas juif tout de même?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Si.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Toute votre famille?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Toute ma famille!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ça ne fait rien, je vous garde quand même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;Il y a dans le film, des scènes d'anthologie qui me font toujours pleurer de rire. Mais celle qui me fait juste pleurer, la plus belle, c'est celle où Slimane, le terroriste arabe lui aussi déguisé en rabbin (vaudeville oblige)  donne la bénédiction au  jeune David dont c'est la Bar-Mitzvah, sous le regard de son oncle Salomon. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des fois, les films font plus que les gouvernements.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29206595-115340472928556300?l=chroniquesblondes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115340472928556300'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115340472928556300'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesblondes.blogspot.com/2006/07/rabbi-jacob-il-va-danser.html' title='Rabbi Jacob il va danser!'/><author><name>Chroniques Blondes</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12579430111069971758</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29206595.post-115339924412427564</id><published>2006-07-20T08:34:00.000-04:00</published><updated>2006-07-20T18:32:53.206-04:00</updated><title type='text'>Dialogues</title><content type='html'>Trouvé dans le Monde de ce matin. Des blogues libanais, israéliens, palestiniens où un dialogue inimaginable politiquement vient de se créer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dont celui d'un jeune libanais, juché sur le toit d'un immeuble, qui commente les bombes qui tombent sur sa ville avec une jeune israélienne. Celle-ci écrit sur son blogue que la voix de ce jeune libanais, pris en otage par le Hezbollah autant que par l'armée israélienne, est une voix unique qu'elle n'entendra jamais dans un journal télévisé...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-734511,36-796681@51-796255,0.html&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29206595-115339924412427564?l=chroniquesblondes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115339924412427564'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115339924412427564'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesblondes.blogspot.com/2006/07/dialogues.html' title='Dialogues'/><author><name>Chroniques Blondes</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12579430111069971758</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29206595.post-115333020726834180</id><published>2006-07-19T13:25:00.001-04:00</published><updated>2006-07-27T14:58:42.210-04:00</updated><title type='text'>Une image</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/6566/3105/1600/les%20enfants%20de%20Sabra%20et%20Chatila.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6566/3105/400/les%20enfants%20de%20Sabra%20et%20Chatila.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Il parait que ça vaut mille mots... Voici donc les enfants de Sabra et Chatila.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29206595-115333020726834180?l=chroniquesblondes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115333020726834180'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115333020726834180'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesblondes.blogspot.com/2006/07/une-image.html' title='Une image'/><author><name>Chroniques Blondes</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12579430111069971758</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29206595.post-115331789908360967</id><published>2006-07-19T09:58:00.000-04:00</published><updated>2006-07-19T19:33:57.136-04:00</updated><title type='text'>Name dropping</title><content type='html'>Règle du blogue. Ne dropper que les noms de ceux dont je n'arrive pas à dire du mal.  C'est très facile. Ça se compte sur les doigts de la main gauche de Django Reinhart.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette citation édifiante est destinée aux mères qui se sentent coupables dès qu'elles ne font pas passer le moindre des besoins de tous les membres de la famille avant les leurs.  Ça concerne dont 99.9 des mères.  Stay tuned.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois, Andrée Lachapelle me raconte comment elle a élevé ses trois enfants  après que leur père se soit pitché en bas d'un septième étage, la laissant chef de famille, pourvoyeuse, mère et père d'un seul coup.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"J'avais envie d'une robe, je me l'achetais, il m'arrivait aussi de prendre des congés sans eux. Je me suis dit que le moins que je puisse faire pour mes enfants c' était de leur donner une mère heureuse".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;CQFD&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29206595-115331789908360967?l=chroniquesblondes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115331789908360967'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115331789908360967'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesblondes.blogspot.com/2006/07/name-dropping.html' title='Name dropping'/><author><name>Chroniques Blondes</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12579430111069971758</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29206595.post-115331497163513317</id><published>2006-07-19T08:08:00.000-04:00</published><updated>2006-07-19T15:40:24.746-04:00</updated><title type='text'>Gestapo</title><content type='html'>Quoi, vous pensiez que j'allais vous raconter mon aventure torride avec un humoriste gabonais pendant que j'essayais d'organiser une projection en plein air dans les camps palestiniens de Sabra et Chatila?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus tard. En attendant,  une chronique Belle Fille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;Aux premiers temps de mes amours avec le Père de Belle Fille, j'allais d'étonnement en étonnement. La différence culturelle, ce n'est pas que la langue, c'est aussi l'éducation et les &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;valeurs.&lt;/span&gt;  Je viens d'écrire un gros mot, je sais, j'assume.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai été Belle Mère plusieurs fois avant. La première fois, j'avais 18 ans, lui, 6. Il était le Petit Prince, j'étais son aviateur, on s'aimait comme des fous. La deuxième fois, j'en avais 23, eux 15 et 18. Au même âge, on joue ensemble. Ce qu'on a fait dans toute la turbulence de nos adolescences respectives. J'ai ensuite été la deuxième mère du meilleur ami de mon fils, voir chronique précédente. Il était l'Obélix de mon Astérix, il vient encore régulièrement jouer sur mon piano et me raconter ses histoires de filles. Je l'adore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que de bonnes expériences. Les vraies mères étaient dans le décors, c'était cordial, respectueux. Pas mes meilleures amies mais il allait de soi que le bien des tous ces marmots passait avant nos différences. Mon fils a aussi eu une Belle Mère. Elle a changé la vie de mon fils en changeant son rapport avec son père. Pour l'infiniment mieux . Je lui en suis extrêmement reconnaissante. Merci Pauline.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis, j'ai rencontré le Papa de Belle Fille et l'histoire qui vient avec. Résumons. Si Belle Fille était  la mienne, ça ne se passerait pas comme ça. Ce n'est pas la mienne.  Alors je me venge, j'écris!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Belle Fille a l'air un d'un ange.  Cheveux de blé, immense regard azur, corps longiligne et athlétique, teint de pêche. Une beauté. Elle aurait sa place dans la famille de mon père où tout le monde est construit sur le même modèle, sang irlandais oblige.  Quand on se réunit et que les enfants sont tous ensemble, on dirait un rassemblement des jeunesses hitlériennes.  &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mais non,&lt;/span&gt; je ne le dis pas à haute voix, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;mais non. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand nous essayons de rejoindre Belle Fille chez sa mère, celle qui est partie à l'autre bout du pays en "oubliant" de prévenir, c'est le répondeur. Les messages ne sont pas retournés. Les cartes et autres paquets cadeaux sont égarées par le facteur.  Les valises arrivent à Montréal remplies de vieux vêtements sales qui ne font plus. Elles repartent pleines de nouveaux vêtements qu'on revoit une fois sur deux. Belle Fille change d'école en milieu d'année sans qu'on soit prévenus. Elle change aussi d'adresse sans qu'on soit prévenus. Quand Belle Fille prend son avion  à Victoria, elle a des papiers d'identité à présenter au comptoir d'embarquement. Quand elle embarque dans l'avion, les papiers se sont mystérieusement volatilisés. Et qui c'est qui se tape la galère à l'embarquement du retour? Eh oui. Et pas de carte d'assurance maladie, bien évidemment. Quand on la demande à la mère, au cas, elle répond, sans l'ombre d'un cillement,  que bien sûr, elle l'a envoyée.  La carte n'est pas dans la valise?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle me prend vraiment pour une blonde.  Je n'ai pas de problème à ce qu'on me prenne pour une imbécile, j'ai une certaine habitude de la chose. C'est le mensonge éhonté qui me tue. Celui en pleine face, avec le gentil sourire et la voix rassurante. Le même utilisé par les dentistes au moment de vous piquer dans le palais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au début de ce mauvais épisode de soap, j'ai cru à une farce. Voyons donc, impossible, je suis scénariste et je n'oserais pas écrire ça, c'est un movie of the week et Laura Ingalls joue mon rôle. Je veux changer de poste. Vite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après quelques années de fréquentations, je peux vous certifier qu'il y a des sectes qui recrutent des enfants. Raël sort de ce corps.  Je peux aussi vous dire que le syndrôme de Stockholm, cet attachement de l'otage pour son geolier, existe aussi chez les enfants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand par miracle (vive étoile 67) nous parlons à Belle Fille chez sa mère,  nous sommes sur écoute. Il y a une respiration qui n'est pas celle de Belle Fille. Celle-ci répond par monosyllabes. "Hun, hun, ouais, chais pas". La conversation, interminable de "hun hun" dure cinq minutes. Max.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand Maman téléphone, quelques fois à six heures du matin, Belle Fille s'enferme dans sa chambre pendant deux heures pour parler avec sa mère. À voix basse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je l'avoue franchement. Il m'arrive de pogner les nerfs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois, n'en pouvant plus, j'ai décroché l'autre téléphone. Je suis tombée sur une conversation digne des meilleurs romans d'espionnage de la guerre froide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;MOM&lt;br /&gt;What color her hair?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;BELLE-FILLE&lt;br /&gt;Fair.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;MOM&lt;br /&gt;You mean blond?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;BELLE-FILLE&lt;br /&gt;Yes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;MOM&lt;br /&gt;Is it like, really blond of bottled blond?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;BELLE-FILLE&lt;br /&gt;I'm not sure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;MOM&lt;br /&gt;You can tell by looking at her brows and lashes. What colour are they?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;BELLE-FILLE&lt;br /&gt;Fair. Like, she's got really long eyelashes but she's gotta put &lt;span style="font-style: italic;"&gt;alot&lt;/span&gt; of black mascara, otherwise we can't see them because they're almost white.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;MOM&lt;br /&gt;So she wears alot of make up.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;BELLE-FILLE&lt;br /&gt;Just mascara. And lipstick when we go out to a restaurant or something.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;MOM&lt;br /&gt;Is she fat?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;C'est là que je raccroche, avec la subtilité d'un travailleur de la construction qui dépose un deux par quatre à la fin de sa journée de travail.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;ME&lt;br /&gt;And no, I'm not fat goddamnit!&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29206595-115331497163513317?l=chroniquesblondes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115331497163513317'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115331497163513317'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesblondes.blogspot.com/2006/07/gestapo.html' title='Gestapo'/><author><name>Chroniques Blondes</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12579430111069971758</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29206595.post-115323229776092951</id><published>2006-07-18T08:38:00.000-04:00</published><updated>2006-07-19T08:42:40.163-04:00</updated><title type='text'>Tcharafna*</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;*Enchanté! &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Déjà, au Consulat du Liban à Montréal, il n'y avait que des libanais. Pas un seul "pura lana" en vue.  Il fait chaud, on doit faire la file pour le précieux visa; "non je ne suis pas allée en Israël dernièrement".  Je suis étampée, je peux partir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Montréal Paris. Sept heures d'attentes à Charles "Vive le Québec liiiiibre" de Gaulle. Je suis partie sans valise. Je déteste attendre les bagages.  Je déteste transporter ma vie avec moi quand je débarque ailleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur l'avion, le commandant de bord a beau parler aussi anglais, je suis déjà au Moyen Orient. À mes côtés, une grande fille d'une trentaine d'années aux cheveux coupés très courts, rare pour une libanaise, le visage nu et sans aucun bijou à part une alliance. Elle me raconte qu'elle est ingénieur, chef de projet  pour la construction d'écoles et de dispensaires à travers tout l'ouest africain .  Un plan générique pour l'école, un autre pour le dispensaire. Les deux doivent s'adapter au désert, à la jungle, au marais, à la savane. Elle engage des équipes sur place, la plupart du temps des gens qui n'ont jamais vu un plan d'architecture de leur vie.  Elle fait avec les matérieux disponibles. Elle invente. Elle s'adapte.  Dort dans des campements provisoire.  Revient chez elle au Liban une fois par an, au plus. Je comprend à demi-mots que sa famille n'approuve pas son choix de carrière, que sa mère voudrait la voir bien casée à côté de la maison familiale, bien habillée, bien coiffée, bien maquillée, en sécurité, quoi!  Ma voisine fait la moue. Au Liban,  elle aurait végété dans un bureau où jamais elle n'aurait eu la liberté d'action qu'elle a dans les campagnes africaines...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle me montre les photos de ses chantiers, de "ses" écoles, une soixantaine, de "ses" dispensaires,  de ses "hommes", qu'elle forme au fur et à mesure pour les besoins de la construction. Elle est la seule femme au milieu des ouvriers et pourtant, le mâle alpha, c'est elle.  Un homme est sur presque toutes les photos. Un beau grand sinueux, tout en nerfs, qui sourit à l'objectif. Un congolais. C'est son bras droit, son contremaître, il la suit dans tous ses chantiers. Elle rougit un peu quand elle parle de lui.  Quelque chose me dit qu'elle ne montrera pas ces photos-là à sa mère...  Il y a une photo d'elle, sourire fendu jusqu'aux oreilles, entourée des enfants qui entrent dans l'école qu'elle vient de construire pour eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis, juste au moment où je vais lui attribuer la médaille de la relève de Mère Térésa, elle me tend une photo d'elle, carabine à la main, juchée sur la dépouille égorgée d'un espèce de buffle monstrueux, radieuse comme une jeune mariée au lendemain d'une nuit de noce extatique. À ses pieds, une bouteille de Jack Daniels. On dirait Hemingway avec des seins...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et elle me raconte qu'entre deux chantiers, elle se "détend" en chassant le gros gibier.  Oui, les fauves aussi. Elle adore ça.  Et après, quand ils ont tué, ils boivent. Jusqu'à tomber abrutis de fatigue dans leurs lits de camps au milieu de la jungle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle fait tourner l'alliance à sa main gauche.  Non, pas de mari. Un leurre pour qu'on lui foute la paix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'aime ni la chasse ni le Jack mais je suis remplie d'admiration. Cette fille-là a choisit de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;vivre&lt;/span&gt; sa vie.  À &lt;span style="font-style: italic;"&gt;sa&lt;/span&gt; façon. La vie qu'elle aime.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Avec l'homme que tu aimes"? que je demande, innocente et blonde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle me jette un regard du coin de l'oeil. Constate que mon sourire est malicieux, que je ne jugerai pas,et que, de toutes façons, je sais déjà.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle hoche la tête. "Oui, avec l'homme que j'aime".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le commandant amorce les manoeuvres d'atterrissage. Je me penche pour voir les lumières de Beyrouth. Ma voisine pose sa main sur mon bras.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;-Et toi, qu'est-ce que tu fais dans la vie?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Moi? Je raconte des histoires.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Elle rigole. Un rire de gamine, tout léger, qui ne va pas du tout avec son image de tueuse de grand fauves.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;-  Comme dans les milles et une nuits?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- ...?!&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Elle me tend la main, celle sans l'alliance, bronzée, sans vernis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;- Je m'appelle Rosy.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Damn the torpedos, full speed ahead!&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29206595-115323229776092951?l=chroniquesblondes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115323229776092951'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115323229776092951'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesblondes.blogspot.com/2006/07/tcharafna.html' title='Tcharafna*'/><author><name>Chroniques Blondes</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12579430111069971758</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29206595.post-115314694511716307</id><published>2006-07-17T09:43:00.000-04:00</published><updated>2006-07-18T10:12:25.983-04:00</updated><title type='text'>MABROUK</title><content type='html'>MABROUK: &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Expression libanaise consacrée qui veut dire à la fois "félicitations", "meilleurs voeux" et "que cela te porte chance".  Par exemple, si vous achetez une voiture, le vendeur vous tendra les clés en vous disant; "mabrouk". &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Depuis six jours, je regarde ces sandales rouges et je pense à celui qui me les a vendues. Il tenait  une minuscule  boutique de chaussures à Achrafieh, le quartier chrétien de Beyrouth et il m'avait offert un café bien sucré, dense comme une confiture, un délice.  Nous avions discuté chaussures, art de vivre et féminité. J'étais entrée pour des baskets, triste à mourir, je suis ressortie avec des sandales aux lanières de soie brodées, ayant retrouvé une certaine foi en l'homme.  Et bénie par ses encouragements à bien vivre le reste de ma vie; "mabrouk".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce sont mes sandales porte-bonheur. Je me demande si le propriétaire de la boutique d'Achrafieh a été épargné par les bombes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;Juin 2000. La première terrasse de l'été, rue Cherrier, avec des copines et trop de Chardonnay, comme il se doit. Le soleil est doux à mon coeur dévasté. Discussion profonde, les hommes en général, la mode, les hommes qui nous brisent le coeur en particulier, les illusions qui tombent une à une, les mérites comparés d'Ogonquit et de Cape Cod.  Mon téléphone se met à cracher un adagio.  Numéro inconnu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Allô?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bonjour &lt;span style="font-style: italic;"&gt;(français impeccable, accent que je ne parviens pas à identifier, voix rieuse)&lt;/span&gt;, vous êtes X? Je suis Dima Al Joundi, je distribue des films au Liban et nous aimerions vous inviter au sommet de la francophonie qui se tiendra à Beyrouth cet été.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Heu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des images de guerre, les otages, les attentats, les massacres, les visions d'immeubles défoncés par les obus, les frasques du Hezbollah et de l'occupation du sud Liban par Israël me viennent en tête. Quand on pense destination d'été, c'est rarement Beyrouth qui vient en premier.  Je m'entend penser; "une seule vie.  Je n'ai qu'une seule vie".  Et ma décision est prise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Why not? Pardon, je voulais dire, oui, certainement, j'irai avec plaisir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les copines parlent toujours mecs. Je vide mon verre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je pars pour Beyrouth, dans deux semaines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elles me regardent comme si j'étais tombée sur la tête. Je suis maso ou quoi? Je n'en ai pas eu assez dans la dernière année? Il faut en plus que j'aille me promener dans un pays sur des charbons ardents, cherchant désespérément la paix au milieu des ruines?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui.  Et puis, faut pas exagérer. Ils sont en train de reconstruire, avec patience. Je m'identifie totalement. J'aime déjà Beyrouth.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'apprendrai plus tard que Dima a demandé à d'autres cinéastes d'ici de venir et qu'ils ont tous refusé. Probablement à cause des mêmes images.  Que seul un autre québécois a accepté. Il est vrai qu'il est africain et qu'il en a vu d'autres.   N'empêche, l'invitation est un signe du destin. Kadaa wa kadar.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Yallah.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;... suite demain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29206595-115314694511716307?l=chroniquesblondes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115314694511716307'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115314694511716307'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesblondes.blogspot.com/2006/07/mabrouk.html' title='MABROUK'/><author><name>Chroniques Blondes</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12579430111069971758</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29206595.post-115298272215009095</id><published>2006-07-15T12:56:00.000-04:00</published><updated>2006-07-17T14:10:59.186-04:00</updated><title type='text'>presque la Provence, presque</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/6566/3105/1600/Lavande.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6566/3105/400/Lavande.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29206595-115298272215009095?l=chroniquesblondes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115298272215009095'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115298272215009095'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesblondes.blogspot.com/2006/07/presque-la-provence-presque.html' title='presque la Provence, presque'/><author><name>Chroniques Blondes</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12579430111069971758</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29206595.post-115297955293977318</id><published>2006-07-15T11:37:00.000-04:00</published><updated>2006-07-17T10:49:16.883-04:00</updated><title type='text'>Les pétroleuses franglaises</title><content type='html'>Cet été, j'ai à la maison, une Belle Fille wasp qui jongle son français à la vitesse de l'éclair et une adorable Belle Soeur, femme de mon ex-mari, parisienne accomplie qui s'essaie à l'anglais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Apparté.  Je vois déjà que vous vous demandez comment la nouvelle femme de mon ex mari peut être ma belle soeur et que diable fait-elle chez moi? Eh bien elle venue avec son nouveau mari, quoi.  Vous voilà vraiment confus. Disons que nous vivons dans un film de Sautet.  Une grande maison, des familles, des amours, des ex à gogo, des  grandes tables conviviales et beaucoup d'alcool. Si c'est du travail? You bet!  Une vallée de larmes pour y arriver mais ça vaut le coup.  En ces jours de canicule, fait chaud, ça pue pis on est bens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, dans le coin gauche, Belle Fille nous parle du "contest" de crème glacée qu'elle veut instaurer pour le souper du vendredi, des "siringes" qu'il ne faut pas ramasser et qu'elle cherche ses flip flops pour aller  "marcher" le chien.  Sans compter des goûts culinaires tout à l'honneur du Canada Anglais, section white trash.  Un monde de couleurs... Qui a dit que les canadiens anglais n'avaient pas de culture?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au camp de théâtre qu'elle fréquente, le cri de ralliement est; "Je parle foooort et je ne suis pas ridicule"!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Slogan aussitôt adoptée par la maison Sautet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le coin droit, l'adorable Belle Soeur Camelia qui dévore "la détresse et l'enchantement" de Gabrielle Roy que je lui ai prêté, en sanglotant comme une madeleine toutes les trois pages. Une fille qui pleure en lisant Gabrielle Roy a forcément beaucoup de qualités.  Elle me prête ses revues à potins français où j'apprend que la princesse Clothide achève sa deuxième grossesse dans le stress (fini la vie de château pour les princesses) et que Claire Chazal est enfin heureuse (photo en monokini à Ibiza).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah boooon? Ça bat presque la une d'une édition du 7 jours où l'on apprenait que Patricia Paquin s'était fait voler ses caps de roues à Laval.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, dans un climat favorable aux anglos, Camelia s'essaie à l'anglais. Elle me parle donc d'un film qui doit sortir bientôt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;O Chan Tartine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est le titre du film.  Prononcez à haute voix.  Voyez? Mais si voyons, O Chan Tartine, c'est pourtant simple.  Si si, avec Georges Clounet. Il y en a eu deux autres avant. O Chan Y lève Anne. Et O Chan Touelve.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi, j'ai mis dix minutes à comprendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29206595-115297955293977318?l=chroniquesblondes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115297955293977318'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115297955293977318'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesblondes.blogspot.com/2006/07/les-ptroleuses-franglaises.html' title='Les pétroleuses franglaises'/><author><name>Chroniques Blondes</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12579430111069971758</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29206595.post-115280038813328930</id><published>2006-07-13T09:14:00.000-04:00</published><updated>2006-07-14T21:21:23.553-04:00</updated><title type='text'>Potin (sss)</title><content type='html'>La salle d'attente de la clinique d'esthétique du Sanctuaire est pleine de femmes à lunettes noires qui font semblant de ne pas voir qu'il y a plein d'autres femmes à lunettes noires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marc Messier ressemble à mon père. En infiniment plus drôle, plus tendre, plus affectueux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Israël vient à nouveau de prendre le Liban en otage. Le Liban est la nouvelle Pologne. Tout le monde va se battre chez eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Vendredi dernier, il y avait dans mon jardin l'actrice la mieux payée du cinéma français. Comment s'est-elle retrouvée chez moi? Longue histoire mais le monde est vraiment tout petit, c'est Paul Auster qui serait content.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle est charmante, mère poule, franchement plus jolie "live", elle préfère le rouge au blanc et ce n'est pas elle le centre de l'histoire mais son mari. Il serait content de savoir qu'il est le centre de l'histoire, ça ne lui arrive pas souvent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Beau gosse pour un français. Qui parle fort et sans l'ombre d'un doute dans la voix. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah bon, il a fait un film? Qui n'a pas marché? Et depuis? Elle le fait vivre...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah.  Voilà qui explique bien des choses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr pour un mec, parisien en plus, épouse au foyer ça ne se dit pas. Non, il est "en recherche de financement pour son prochain long" (les français ne disent pas film, ils disent un long, ils ne disent pas scénario, ils disent scénar, il &lt;span style="font-style: italic;"&gt;arrive&lt;/span&gt; que les français fassent chier. Je le sais, j'en ai déjà épousé un dans un moment d'égarement).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, il parle. Sans remarquer la table festive, le homard des îles, le beurre citronné aux herbes fraîches, le ceviche de pétoncles à se rouler par terre, l'aligoté bien frais, la douceur de la nuit, la divine compagnie.  Tout ça lui passe dix pieds, que dis-je, cent pieds au dessus de la tête tellement ce beau grand garçon qui a tout pour lui a &lt;span style="font-style: italic;"&gt;besoin d'exister. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne voit pas non plus sa fille qui s'est faite copine avec Belle Fille. Il ne remarque pas le miracle de ces deux gamines, la blonde canadienne anglaise et la brune parisienne, qui jouent à Scategories. Sans adultes! Et qui nous foutent une paix royale qui nous permet de boire encore plus d'Aligoté sans même se sentir coupables puisqu'elles ont un fun noir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Beau Gosse ne voit rien de tout ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sa femme s'efface, le met en avant, lui offre la lumière dont il a tant besoin. Elle lui laisse toute la place qu'il n'a pas à ses côtés dans la vie publique. Elle minimise les compliments qu'elle reçoit, la reconnaissance de son talent. Elle s'excuse presque de son succès. J'ai une petite mélancolie.  Ça prend un homme fort pour être à côté d'une femme qui rayonne. Et les hommes forts ne courent pas les rues...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand même, je compatis. Avec elle. Avec lui. Jusque là, je me dis encore "pauvre garçon".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis, entre deux pattes  de homard, ce con  se met à parler d'Israël, des juifs et d'antisémitisme avec la rage d'un Che Guevara de salon, l'indignation vertueuse de celui qui n'a ni mis les pieds en Israël, ni vu de ses yeux les camps de réfugiés palestiniens.  Les mêmes qui condamnent Zidane parce qu'il n'est pas un exemple pour les enfants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Beau Gosse ne sait pas de quoi il parle lui qui vit dans un appartement somptueux du 6ème mais il parle quand même.  Un peu plus, il ferait des effets de toge comme s'il était procureur en chef à Nuremberg. Son discours relève du sionisme pour les nuls.  "Nous avons mis les juifs dans les trains"!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Euh. L'Holocauste, c'était vingt ans avant qu'il naisse.  Et moi, je n'ai mis personne dans un train, à part mon fils une fois mais c'était le train de banlieue qui va à St-Constant.  Ai-je besoin de spécifier que je considère l'Holocauste comme une monstruosité abominable? Non, hein. Vous aviez compris, c'est bien ce qui me semblait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout le monde autour de la table était d'ailleurs parfaitement d'accord sur ce point. Là, n'était pas la question.  Mais nous avions aussi un convive directement concerné par le génocide rwandais, un Cree et une hôtesse (moi) de plus en plus excédée.   Ça doit être mon sale caractère espagnol, hérité de mes ancêtres génocidaires de tous les indiens des Amériques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je trouve qu'il n'y a pas de hiérarchie dans la souffrance. Un orphelin qui pleure, c'est un orphelin qui pleure. I rest my case.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parlant d'indien, notre Cree s'énerve. Beau gosse devient vindicatif. La tension monte. Ça dégénère. Tout le monde est mal, surtout les filles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon. C'est pas "qu'on ne peut plus discuter".  C'est pas qu'il y a des tabous. C'est pas non plus qu'on doit se conformer aux règles du politiquement correct.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est pas ça du tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vérité, c'est qu'on ne s'engueule pas à ma table en mangeant du homard, putain!  Si vous voulez vous battre, allez au McDo!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain, il a quand même téléphoné pour s'excuser. Il avait passé une excellente soirée (!?!). Il a bon coeur au fond. Et puis, le pauvre, c'est quand même pas de sa faute s'il est français.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29206595-115280038813328930?l=chroniquesblondes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115280038813328930'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115280038813328930'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesblondes.blogspot.com/2006/07/potin-sss.html' title='Potin (sss)'/><author><name>Chroniques Blondes</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12579430111069971758</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29206595.post-115272726174303038</id><published>2006-07-12T12:49:00.000-04:00</published><updated>2006-07-13T18:25:32.713-04:00</updated><title type='text'>Le vrai monde</title><content type='html'>J'ai toujours trouvé que c'était une étrange façon de définir ceux qui ne font pas partie du "milieu" du cinéma, de la télévision ou de la scène. Comme si ceux qui en font partie étaient du faux monde...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean-Claude Carrière, un immense et très discret scénariste qui a travaillé avec Bunuel, Forman, Brook, Rappeneau et Wajda (entre autres) a dit qu'un vrai scénariste ne jugeait jamais ses personnages. Que la marque d'un grand scénariste était d'être à la fois le violeur et le violé, le banquier et le mendiant, le syndicaliste et le patron, l'homme et la femme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça semble une évidence et pourtant c'est une des choses les plus difficiles à réussir qui soit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un des aspects de mon travail qui m'excite le plus, c'est de rencontrer des gens qui vivent dans leur quotidien ce que je veux faire vivre à mes personnages.  Sur quelques séries, j'ai eu des recherchistes ou des consultants officiels.  Quelques uns, c'est rare, comprennent  la complexité des exigences de la fiction.  Ceux là sont précieux, surtout quand il faut livrer beaucoup en peu de temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais rien ne vaut le thrill d'aller sur le terrain, de se mettre les mains dans la terre de la vie des autres.  J'aime toucher, sentir, garder en mémoire le détail qui tue. Aucune recherchiste au monde ne peut t'apporter ce que toi, tu cherches. Le lac de sang d'un abattoir, les fins de nuits moites dans la roulotte de Pops, la peinture écaillée d'une salle de boxe de St-Henri, la tension d'un couloir de palais de justice, le visage qui tressaille quand on touche un nerf sensible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au fil des années, j'ai rencontré des profs, des élèves, des policiers, des bums sympathiques, d'autres beaucoup moins, d'anciens ministres, des cultivateurs, un apiculteur, un médecin spécialisé dans le traitement de l'anorexie, un autre qui était chirurgien, pédiatre, cardiologue et bulgare, un accordeur de piano aveugle, un psychologue judiciaire qui traitait les cas d'aliénation parentale, un juge, plusieurs avocats, un géologue italien, des analphabètes, des écrivains, des boxeurs, le propriétaire d'une flotte de camions qui se faisait un devoir d'engager d'anciens prisonniers, Pops, un actuaire fou de jazz, une ingénieure libanaise qui construisait des écoles en Afrique, une comptable voyageuse, des ouvriers qui avaient passé trop de temps au fond de la mine, une couple de millionaires, un bossu Don Juan, des mannequins intelligentes, des sportifs obsessifs, des chercheurs, un boucher poête,  un chef cuisinier sur la coke, des enfants turbulents, des vieux adorables, des ados craquants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai écouté. J'ai été surprise de l'ampleur de mon ignorance et de mes préjugés.  Jean-Claude Carrière a raison. Pour rendre la vérité des choses, il faut savoir dépasser le jugement et regarder ce qui est. Comme m'a déjà dit un autre scénariste: "bien écrire n'a aucun intérêt si ce n'est pas vrai".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces gens-là, le vrai monde, vous ne les verrez jamais dans un talk show ni à Bazzo. Médiatiquement parlant, ils sont complètement en dehors de la zone radar.  Et pourtant, ils vibrent fort...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous m'ont raconté leurs compétences, leurs talents, leurs façons de travailler, l'organisation de leurs journées, leurs aspirations.  Avec générosité.  Ils avaient à coeur de rendre la vérité de ce qu'ils vivaient.  Ils m'ont aidée à me mettre dans leur peau, à les faire vivre à l'écran. Pas pour raconter "leur" histoire, l'anecdote n'a aucun intérêt. Mais pour saisir l'essence de ce qu'ils étaient. Un mécanicien m'a démonté un moteur juste pour moi, avec patience et pédagogie, pour être sûr que j'avais bien compris comment ça se faisait "de la belle ouvrage". &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne suis pas devenue mécanicienne. Mais le regarder défaire minutieusement les pièces de son moteur une à une, en les essuyant au chiffon avec amour, m'a appris plus sur lui que des pages de notes d'un rapport de recherche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour bien écrire, il faut avoir bien vu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Jean-Claude Carrière&lt;/span&gt; a écrit un livre, publié en anglais seulement. Livre insolite dans la jungle orthodoxe et dogmatique des Robert McKee de ce monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"The secret language of film"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chez Random House&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29206595-115272726174303038?l=chroniquesblondes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115272726174303038'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115272726174303038'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesblondes.blogspot.com/2006/07/le-vrai-monde.html' title='Le vrai monde'/><author><name>Chroniques Blondes</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12579430111069971758</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29206595.post-115266162413932127</id><published>2006-07-11T19:01:00.000-04:00</published><updated>2006-07-14T21:43:40.890-04:00</updated><title type='text'>Vérité et pardon</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/6566/3105/1600/Cou%20bijou.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6566/3105/200/Cou%20bijou.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;C'est le thème de la semaine.  Après les variations Goldberg, les variations vérités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Mandela est un rusé. Un malin. Oui, oui, les grands éloges aussi. Mais c'est surtout un homme intelligent. Pensez donc. Trois décennies en prison, l'apartheid, l'horreur et le premier truc qu'il fait en sortant c'est de traverser les lignes ennemies et leur dire "parlons nous".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas de pardon sans vérité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Québec des années 70.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;Un village. Un divorce. Un beau-père. Ce genre-là. Qui taponne. Qui lève des chandails pour flatter des seins naissants. Qui prend sa douche avec des petites filles et les lave trop longtemps et presse son corps d'homme mûr sur un corps de gamine.  Qui fait une carrière formidable sur un sujet formidable, l'enfance... C'est un pauvre type.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mère par contre...  Intelligente, qui gagne sa vie. Pas de raison d'endurer. Et pourtant. Elle le regarde obliger sa fille à déboutonner sa chemise. Elle dit "c'est des farces" en riant trop fort.  Elle le laisse régner sur la maison comme le dictateur qu'il est. Et quand ça devient trop lourd, elle regarde ailleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trente ans plus tard, elle regarde toujours ailleurs.  La fille ne pense plus au beau-père mais elle pense toujours à sa mère et à son regard qui se détourne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Kigali  mai 2006&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;La femme au collier quitte son village de l'Estrie et retourne dans son village natal au Rwanda. C'est une Tutsi.  En 1994, elle attendu pendant des mois des nouvelles de sa famille, n'a eu la confirmation de leur mort que beaucoup plus tard. Elle ne connait pas les circonstances de leur mort, ni où ils sont enterrés. Elle ne sait même pas s'ils ont été enterrés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle s'est rendue dans un gachacha, un tribunal populaire. Douze ans plus tard, elle était prête. Sous un arbre bucolique, elle témoigne: "je sais que ma famille a été exterminée, si quelqu'un sait quelque chose, j'aimerais l'entendre".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un homme se lève. Il sait. C'est lui qui a tué le père et un neveu. Un gamin de cinq ans qui s'était réfugié dans un arbre une journée de tuerie. Qui a dû voir, entendre, sa mère, ses frères et son père se faire tuer. Qui n'est redescendu de son arbre qu'à la nuit tombée, se croyant en sécurité dans les ténèbres. Il ne l'était pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'homme raconte tout ça. Le jour, le temps qu'il faisait, la bière qu'il a bue après sa journée de travail. Il montre à la femme au collier l'endroit où il a achevé son père. Il lui dit que le père s'est défendu avec courage. Il fait avec la femme au collier le pellerinage de la journée qui a fait d'elle une orpheline.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À la fin de la journée, la femme au collier lui serre la main et prononce un seul mot: "merci".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle est rentrée au Québec illuminée, en paix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;L'une a pardonné, l'autre pas.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29206595-115266162413932127?l=chroniquesblondes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115266162413932127'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115266162413932127'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesblondes.blogspot.com/2006/07/vrit-et-pardon.html' title='Vérité et pardon'/><author><name>Chroniques Blondes</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12579430111069971758</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29206595.post-115264002048935008</id><published>2006-07-11T13:44:00.000-04:00</published><updated>2006-07-14T22:23:03.426-04:00</updated><title type='text'>La Citation du Jour</title><content type='html'>Elle est de Dany Laferrière. Of course.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;"La dignité, c’est justement le geste de Zidane pour récupérer un peu de son honneur. C’était son moment. Il a tout donné à son équipe. Là, c’était pour lui. Huit secondes sur une carrière de près de vingt ans. Parce que si on ne le fait pas maintenant, ce sera fini. De toute façon il était crevé, et l’équipe pouvait rouler sans lui. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Je crois qu’il y a des moments dans la vie qui n’appartiennent qu’à celui qui les vit. Et à personne d’autre. Ce moment où l’on refuse de jouer, c’est toujours un moment bête aux yeux des autres. Car que vaut l’image de la fierté réclamée par la collectivité face à la fierté intime de l’individu"?  &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29206595-115264002048935008?l=chroniquesblondes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115264002048935008'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115264002048935008'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesblondes.blogspot.com/2006/07/la-citation-du-jour.html' title='La Citation du Jour'/><author><name>Chroniques Blondes</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12579430111069971758</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29206595.post-115262728885827164</id><published>2006-07-11T09:59:00.000-04:00</published><updated>2006-07-11T12:30:18.640-04:00</updated><title type='text'>Éditorial Zidane</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La vérité?&lt;/span&gt; On ne sait pas ce que l'italien a dit. Il y a des rumeurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Il parait" qu'il a insulté les femmes de Zizou, sa mère, sa soeur, sa femme. "Il parait" qu'il l'a aussi traité de terroriste.  Tous les arabes sont des amis de Ben Laden, c'est bien connu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Les faits, irréfutables. &lt;/span&gt;Zidane a cogné l'autre sans aucune hésitation. Avec sa tête. On est contents que Zidane ne joue pas au baseball.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;L'interprétation. &lt;/span&gt;C'était pas un coup de tête, c'était un statement. Au monde entier. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;On n'insulte pas les miens impunément.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;***&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29206595-115262728885827164?l=chroniquesblondes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115262728885827164'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115262728885827164'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesblondes.blogspot.com/2006/07/ditorial-zidane.html' title='Éditorial Zidane'/><author><name>Chroniques Blondes</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12579430111069971758</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29206595.post-115262221900200452</id><published>2006-07-11T07:33:00.000-04:00</published><updated>2006-07-11T12:16:20.386-04:00</updated><title type='text'>Vérités</title><content type='html'>La vérité c'est une boule miroir doublée d'une poupée russe. Une multitude de vérités dans lesquelles se cachent d'autres vérités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a les histoires inventées plus près de la réalité que milles documentaires.  Il y a des histoires basées sur la "vraie vie" qui mentent comme des arracheurs de dents. Il y a des vérités qu'il faudrait crier et qu'on cache toute notre vie. Il y a des vies entières basées sur la dissimulation de la vérité.  Il y a la vérité de certains moments qui ne correspondent en rien au reste et qui, pourtant, sont plus vraies que tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a la vérité de celui qui raconte et celle de celui dont il est question.  Ces deux-là ne seront jamais d'accord.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout est sujet à interprétation. Ceux qui en doutent n'ont qu'à demander aux membres d'une même famille de raconter l'histoire de la famille. Il y aura autant de versions que d'individus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vérité, c'est la mémoire réinventée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et écrire la vie de quelqu'un qui a existé un exercice de haute voltige. Surtout s'il y a des survivants. Surtout si une femme qui a aimé vous plante ses grands yeux noirs dans le fond de l'âme. Quelques fois, le jugement d'une seule personne vous importe plus que celui de millions d'autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si les faits restent irréfutables, leur interprétation est aussi vaste qu'un horizon de bord de mer. Infini. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis, il y a les témoins. Aussi sincères soient-ils dans leur bonne volonté, on ne peut présumer ni de l'infaillibilité de leur mémoire, ni de la prédominance de l'égo, encore moins de leur désir tout à fait humain de bien paraitre sur un écran.  Ce n'est certainement pas parce qu'ils collaborent qu'ils disent vrai. Même s'ils en sont convaincus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans toute histoire, il y a l'Officielle et il y a les milles autres histoires non officielles qui ne seront jamais racontées. Faire la part des choses est impossible. Rester objectif est non seulement impossible, c'est réducteur. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est pourquoi toute oeuvre biographique reste une fiction, un éditorial écrit par l'auteur sur la vie de celui ou celle qui est devenue son personnage. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a un film sur Cole Porter, avec Kevin Kline.  Dans le film, un metteur en scène monte une comédie musicale sur la vie de Porter. Porter assiste aux répétitions et s'objecte à une scène, qui, selon lui, ne dit pas la vérité.  Ça ne s'est pas "vraiment passé comme ça dans la vraie vie". Le metteur en scène refuse le changement demandé par Porter. Celui-ci se choque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;COLE PORTER&lt;br /&gt;I's my life.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;METTEUR EN SCÈNE&lt;br /&gt;It's my show.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;***&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29206595-115262221900200452?l=chroniquesblondes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115262221900200452'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115262221900200452'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesblondes.blogspot.com/2006/07/vrits.html' title='Vérités'/><author><name>Chroniques Blondes</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12579430111069971758</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29206595.post-115221554190196159</id><published>2006-07-06T15:13:00.000-04:00</published><updated>2006-07-10T21:22:44.283-04:00</updated><title type='text'>Perles de cinéma</title><content type='html'>Le même film.  Il faut louer des échafaudages.  D'une compagnie qui visiblement, a eu du mal à passer aux exigences de la loi 101. Et leur réceptionniste de répondre avec un splendide accent de St-Léonard:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;- Érection rapide, bonjour, comment je peux t'aider?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;Yep.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;Une nuit d'octobre. Granby.  On gèle. Quand on marche dans les allées, on entend les panthères qui feulent, excédées par le va et vient. Elles ne sont pas les seules... Un éléphant, importé d'un cirque américain avec son dresseur, fait ses premiers pas de vedette. Il a le trac. Comment on le sait? Le pauvre, il chie sa vie...  Et en plus, il se fait tirer dessus. Par un faux fusil de chasse avec de fausses balles mais bon, ça ne l'aide pas du tout à relaxer. Des montagnes, que dis-je, des lacs, s'accumulent sous la pauvre bête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a trois stagiaires sur le film. L'une d'elle travaille aux décors. Le sol sur lequel se répand l'angoisse de la nouvelle star, fait partie des décors.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La stagiaire, armée d'une pelle en alu et entièrement vêtue d'un ciré de marin (oui, elle est, comment dire, sous un feu nourri) combat vaillamment une nausée omniprésente, sachant que tous les regards sont tournés vers elle.  Rien n'amuse plus une équipe technique que de mettre un stagiaire à l'épreuve, histoire de voir comment il (elle,c'est encore mieux) se démerde (j'ai essayé de l'éviter, je le jure).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'équipe attend, à une distance qui les met à l'abri des effluves, qu'elle aie terminé pour pouvoir tourner raccord.  La stagiaire se donne à fond sur la pelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout à coup, la voix goguenarde du directeur photo s'élève dans la nuit:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;- Alors comme ça tu voulais faire du cinéma?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;So much pour les paillettes et le glamour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29206595-115221554190196159?l=chroniquesblondes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115221554190196159'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115221554190196159'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesblondes.blogspot.com/2006/07/perles-de-cinma.html' title='Perles de cinéma'/><author><name>Chroniques Blondes</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12579430111069971758</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29206595.post-115195464256011330</id><published>2006-07-03T14:17:00.000-04:00</published><updated>2006-07-14T22:21:29.696-04:00</updated><title type='text'>Il était une fois lui</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/6566/3105/1600/%3F%3Fl%3F%3Fphant%20bis.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6566/3105/320/%3F%3Fl%3F%3Fphant%20bis.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Septembre 1986, carré St-Louis, l'ancien hôpital Vogel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La couette de travers, l'oeil noir, le geste sicilien, il gueule. Devant lui,  la stagiaire qui fait office de secrétaire de production. Elle est toute petite et parait encore plus petite parce qu'elle est terrorisée. Il n'est pas beaucoup plus grand mais il est beau. Beau comme une photo de Curtis. Beau comme une eau forte de Georgia O'Keefe. Un sale caractère qu'il porte en masque full face pour cacher un romantisme débridé, presque naïf, de St-Ex version trash. La semaine d'avant, il lui a pété une autre crise parce qu'il considère qu'elle perd son temps dans une job de bureau au lieu de faire ce qu'elle a à faire. Il est volatile, emporté, exaspérant, tyrannique, doué, attachant. Simultanément. La petite secrétaire se dit que si elle osait être comme lui, elle serait bien mieux payée...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a le sens de l'image alors il balance le formulaire à travers la pièce dans un grand geste cinématographique. La secrétaire se lève pour ramasser le papier sur le plancher couvert de poussière en se disant qu'il ne lui signera pas le maudit  papier et que son dossier ne partira jamais à temps. C'est sale partout, le bureau de la réception est une planche de plywood.  Il y a des téléphones, une machine à écrire, le tableau de l'horaire de tournage, that's it. Même pas d'ordinateur. C'est un petit film, sans budget. Tout l'argent va à l'écran.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;- Je ne signerai pas ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  C'est pour les assurances.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je m'en sacre des assurances. Je signerai pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C'est la garantie de bonne fin qui demande que...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je m'en sacre de la garantie de bonne fin. Je conduit ma moto quand je veux, mon avion quand je veux. Personne me dit quoi faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;Le producteur sort de l'ancienne salle d'opération qui lui sert de bureau. Il est pas énervé. Il a l'habitude.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;-  Tu signes pas, tu fais pas ton film.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;- ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je veux que tu t'engages à ne pas conduire ni ta moto, ni ton avion pendant toute la durée du tournage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pendant que je tourne, d'accord. Mais la fin de semaine, je fais ce que je veux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Hors de question. Si tu te casses la gueule...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je ne me casserai pas la gueule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Si tu te casses la gueule parce que tu as pris ton avion ou ta moto, le garant de bonne fin ne nous donnera jamais l'argent pour finir le film.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu finirais le film &lt;span style="font-style: italic;"&gt;sans moi&lt;/span&gt;?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;Une minute plus tard, il avait signé.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;Dix ans plus tard, une journée chaude en août. La petite secrétaire est encore petite mais elle n'est plus secrétaire. Elle ouvre la télé. Un avion privé vient de s'écraser. Des images de l'appareil calciné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle a su tout de suite que c'était lui. Avant même qu'on dise son nom. Elle s'est assise sur le nouveau divan qu'elle venait d'acheter et elle a pleuré à gros hoquets morveux.  Orpheline.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des êtres à qui personne ne dit quoi faire, il n'y en a pas beaucoup.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29206595-115195464256011330?l=chroniquesblondes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115195464256011330'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115195464256011330'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesblondes.blogspot.com/2006/07/il-tait-une-fois-lui.html' title='Il était une fois lui'/><author><name>Chroniques Blondes</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12579430111069971758</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29206595.post-115168042989025934</id><published>2006-06-30T10:34:00.000-04:00</published><updated>2006-07-14T21:54:52.076-04:00</updated><title type='text'>Au royaume du marché aux puces</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/6566/3105/1600/Fleurs%20d%27escalier.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6566/3105/200/Fleurs%20d%27escalier.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Au milieu de la violence, du désordre et de la bêtise, quelques lumières brillent en ce monde. En voici une, c'est Pierre Assouline.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sais, il écrit pour "Le Monde".  Je sais, on se dit; "ah non, ça va être chiant, c'est pour les intellos".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ben non.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son blogue s'appelle "La République des livres" c'est le bar open idéal pour tous ceux qui adorent les idées, les histoires, les livres, leurs auteurs. Assouline tire à tous vents, s'enthousiasme pour un livre passionnant sur le foot autant que sur l'histoire d'Israël, un roman serbe, une saga japonaise.  Il s'intéresse à tout avec chaleur et curiosité, à des années lumières de toute forme de snobisme. Et surtout, il a le don pour te donner envie de courir chez Renaud Bray acheter le livre dont il parle avec tant d'éloquence. Je sens que c'est un blogue qui va me couter cher...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a deux sortes d'intellos, les mouillés et les secs. Assouline est un mouillé, c'est à dire un humaniste. Les secs, on s'en fout, qu'ils continuent de sécher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les autres sont là pour nous désaltérer. C'est beau un cerveau qui brille. Ça donne envie de se coucher moins niaiseux. Assouline est né à Casablanca de parents sépharades.  Un juif en terre marocaine ça ne peut pas voir la vie en noir et blanc. Ça ne peut pas se prendre ni pour un cow boy, ni pour un indien.  Je l'aime pour ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 102, 0); font-weight: bold;"&gt;passouline.blog.lemonde.fr&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;(Désolée, je sais pas encore comment mettre les liens sur mon blogue, ça viendra)...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai connu le blogue d'Assouline grâce à mon beau-père. Lui aussi, un intello. Un vrai. Je ne suis pas encore arrivée à dépasser la troisième page de sa thèse de doctorat sans dictionnaire. Il est aussi passablement mouillé. Il travaille au Rwanda et je crois qu'il aime ce pays plus que lui-même...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sais qu'ici, au Québec, on a parfois peur des intellos. Faut pas.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29206595-115168042989025934?l=chroniquesblondes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115168042989025934'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115168042989025934'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesblondes.blogspot.com/2006/06/au-royaume-du-march-aux-puces.html' title='Au royaume du marché aux puces'/><author><name>Chroniques Blondes</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12579430111069971758</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29206595.post-115158886675675728</id><published>2006-06-29T08:20:00.000-04:00</published><updated>2006-07-14T22:13:37.236-04:00</updated><title type='text'>la vie, la vie, quelle vie?</title><content type='html'>Avertissement aux mamans qui ont de jeunes enfants et encore quelques illusions. Post perturbant, ne lisez pas plus loin si vous voulez conserver les dites illusions ou à tout le moins le minimum d'espoir pour continuer "jour après jour" (pensez Renée Martel).  Je serai probablement de mauvaise foi, tenez vous le pour dit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai été une jeune mère... OK. Une très jeune mère. Mon fils a été plus grand que moi bien avant ma première ride.  On m'a prise pour sa gardienne, sa soeur, sa blonde, rarement sa mère. Juste pour que les choses soient claires, il a été désiré, voulu, attendu. Dans l'inconscience la plus absolue mais désiré. Et aimé, en toute lucidité cette fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai aussi été monoparentale. Pas "monoparentale tout le monde en parle" avec pension, maison, jardin, papa présent et un beau brushing tout frais. Non. Monoparentale pas de break, pas d'aide, pas de pension, pas de beau linge, pas le temps d'aller chez le coiffeur,  le Fort Boyard de la parentalité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort.  Si c'est vrai, je suis Hulk, Tarzan, King Kong.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai aussi eu un fils "adoptif". Que j'ai aimé comme le mien. Je n'ai pas été Belle Mère avec lui comme je suis Belle Mère avec Belle Fille.  Son père et moi n'avions rien d'autre en commun qu'une garderie extraordinaire,  le bien être de nos fils et une course perpétuelle à l'organisation. On s'est aidés. Je m'occupais de son flo en même temps que du mien pendant qu'il faisait sa médecine. L'été, il louait des chalets et emmenait les garçons me permettant ainsi de souffler un peu. Qui a un médecin de famille aujourd'hui alors que tout le monde en cherche? Ben oui, des fois c'est payant la solidarité. Et les deux garçons sont toujours le meilleur ami de l'autre... 21 ans d'amitié indéfectible en 23 ans de vie, c'est ma meilleure histoire de garderie. Le docteur Chicoine? Ne me partez pas sur le docteur Chicoine, il me rend bête et méchante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est ici que les filles qui ont des bébés  et ou des illusions arrêtent de lire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je ne sais pas comment j'ai fait.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je le sais tellement pas que j'ai l'impression qu'il s'agit de quelqu'un d'autre.  Gagner ma vie, survivre, élever un enfant, payer le loyer, les légumes verts, les bottes d'hiver, les livres d'école, les sorties, la mite de baseball, c'est sans fin. Tu passes en dernier. Tu trouves ça normal. T'as un enfant, t'assumes. Ça n'enlève rien à l'amour même quand tu pognes les nerfs d'épuisement et d'exaspération parce qu'il sait plus où il a &lt;span style="font-style: italic;"&gt;oublié-perdu&lt;/span&gt; ses runnings pour la troisième fois en un mois.  Il m'est arrivé de sangloter sur une chaîne de trottoir devant ses yeux inquiets parce que je ne savais pas comment j'allais faire pour lui en racheter d'autres.  C'est là que l'instinct maternel est encore plus fort que l'amour. Tu te démerdes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai des regrets que pas une photo de "bébé tellement cuuuuuute" ne saurait apaiser. Je suis passée à côté d'un paquet d'affaires juste parce que j'étais trop fatiguée.  La réalisation est passée juste sous mon nez à un certain moment. J'avais l'âge, le profil, l'opportunité de le faire. Mais je ne voyais pas comment je pourrais arriver à concilier quinze heures sur un plateau et un enfant au primaire. Pire, à force de répéter les gestes du ménage, de la cuisine, de l'organisation quotidienne, mon cerveau était tatoué de la certitude que je ne méritais pas autre chose. Que je ne &lt;span style="font-style: italic;"&gt;saurais&lt;/span&gt; pas faire autre chose. Qu'une femme qui abandonne son enfant pour aller faire quelque chose qu'elle aime est une salope.  J'ai regardé des garçons de mon âge se lancer dans l'aventure avec la même absence de questionnement que moi quand je faisais les courses après la garderie. Je les ai vus se lancer à l'eau avec panache. Certains se sont noyés, d'autres nagent toujours. Je les enviais pour mourir. J'aurais donné n'importe quoi pour avoir des couilles et sauter avec eux, sans soutien-gorge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sauf mon fils.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne voyais pas ça si clairement bien sûr...  Quand t'es dedans, tu le fais sans te poser de question, ton enfant passe en premier, c'est un réflexe limbique.  Je me dis aussi, avec mélancolie, que si Léonard avait été une femme, nous n'aurions jamais vu la Joconde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Loin de moi l'idée de brandir le drapeau de la revendication. Je ne juge pas, je constate. Dur constat. Je sais, ça ne vous fait pas plaisir. À moi non plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est aujourd'hui alors que mon fils vient de partir de la maison pour aller vivre avec sa blonde que je mesure la portée des deuils que j'ai eu à faire.  Ça me fait vraiment chier de l'admettre mais il y en a. On ne peut pas tout avoir, tout le temps.  Et je trouve énervant au plus haut point ceux qui comparent "les beaux moments privilégiés avec ton enfant" à (prononcer à voix haute avec une pointe de dédain) "une carrière".  Hey, c'est pas le même département! Ça ne se compare pas.  Pis tant qu'à y être, faut arrêter de dire que les filles de carrière le font pour "la grosse cabane, les deux chars dans le driveway, le chalet, la piscine, la course folle à la consommation".  Aussi subversif que ça puisse sembler, y'a du monde qui travaille par passion. Duh! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec l'arrivée de Belle Fille dans ma vie que je mesure à quel point j'ai donné tout ce que j'avais à donner dans le rayon enfant.  À quel point il serait facile de disparaitre à nouveau. À quel point je ne veux plus disparaitre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;6 heures du matin. La maison dort encore. Mes meilleures heures de travail. Des petits pas dans l'escalier. Shitt, elle est debout.  Dix ans mais avec ce qu'elle a vécu, l'autonomie d'une enfant de quatre ans. Elle a toujours besoin de quelqu'un à côté d'elle.  Je ferme la porte du bureau, le seul endroit sacré de la maison, dans l'espoir de finir ma séquence. Un grattement de l'autre côté de la porte. Qui insiste. Elle s'en sacre du sacré. J'ouvre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;BELLE FILLE&lt;br /&gt;Qu'est-ce que tu fais?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;BELLE MÈRE&lt;br /&gt;Je travaille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;BELLE FILLE&lt;br /&gt;À cette heure-là?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Hochement de tête et yeux levés au ciel. À ses yeux, je fais dur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;BELLE FILLE&lt;br /&gt;C'est quoi?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;BELLE MÈRE&lt;br /&gt;Un truc politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;BELLE FILLE&lt;br /&gt;C'est plate.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;BELLE MÈRE&lt;br /&gt;Oui. Probablement. Tu veux un bol de céréales?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;BELLE FILLE&lt;br /&gt;Oui. On joue à Scategories en déjeunant?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;BELLE MÈRE&lt;br /&gt;Non.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;Juste non. Pas d'explication, pas de justification.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29206595-115158886675675728?l=chroniquesblondes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115158886675675728'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115158886675675728'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesblondes.blogspot.com/2006/06/la-vie-la-vie-quelle-vie.html' title='la vie, la vie, quelle vie?'/><author><name>Chroniques Blondes</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12579430111069971758</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29206595.post-115153875358893672</id><published>2006-06-28T19:19:00.000-04:00</published><updated>2006-06-29T08:02:22.166-04:00</updated><title type='text'>En attendant ma belle fille</title><content type='html'>C'est pareil qu'en attendant Godot, sauf que ma belle fille, elle, elle vient. Et elle reste. Deux mois. 9 semaines et demi, comme le film mais pas xxx même si à dix ans, ma belle fille est plus belle que Kim Basinger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui a eu cette idée de con d'arrêter l'école? C'est quoi  ce concept imbécile de vacances?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai une belle fille.  Donc, je suis une belle mère.  D'une princesse aux coudes pointus. En langage clair, ça veut dire je fais le lavage, la valise, les lunchs pour le camp de jour, les courses pour les lunchs, les bobos (beaucoup de bobos cette enfant, une panoplie incroyable de bobos), les confidences interminables sur des sujets passionnants comme la nouvelle de sorte de bonbons en forme d'oeil, gluant, super cool, les expéditions à la Witcha (quoi, vous connaissez pas la Witcha? Un must), les soupers blancs (elle aime le manger blanc, poulet, riz, pâtes, oubliez le vert), la sortie essentielle à la Ronde et ses manèges trois fois (mon manège à mouaaaa c'est touaaa) ET À LA FIN DE L'ÉTÉ QUAND JE SUIS BIEN ATTACHÉE, ELLE SACRE SON CAMP TAB'.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À l'autre bout du monde.  J'ai presque 4 fois son âge et je lui en veux pour mourir de s'en aller une fois qu'elle m'a bien reconquise. Go figure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Victoria (pas Victoriaville, Victoria BC), c'est un peu loin pour la garde partagée. On n'avait rien à dire sur le sujet. Pour dire la vérité, on n'a pas été consultés non plus.  Un jour  l'école a appelé pour demandé si Belle Fille avait l'intention de faire sa rentrée scolaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est là qu'on a su qu'elle ne l'avait pas fait, sa rentrée. Que sa mère avait quitté son appartement sans prévenir le proprio. Alors prévenir le père, vous pensez bien...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que sa mère avait quitté la Belle Province, on l'a su trois semaines après.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trois semaines. Sans savoir où elle était. Mon chum est brave. Il n'est pas monté sur le pont. Il n'a pas brandit une banderolle avec "Papa t'aime" en rouge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, ils arrivent. Suite demain...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29206595-115153875358893672?l=chroniquesblondes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115153875358893672'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115153875358893672'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesblondes.blogspot.com/2006/06/en-attendant-ma-belle-fille.html' title='En attendant ma belle fille'/><author><name>Chroniques Blondes</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12579430111069971758</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29206595.post-115145343708053965</id><published>2006-06-27T20:03:00.000-04:00</published><updated>2006-06-28T12:06:37.493-04:00</updated><title type='text'>ATTALI DOT COM</title><content type='html'>C'est comme la poutine au foie gras de Martin du Pied de Cochon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un peu dur sur le foie mais satisfaisant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;attali.com&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son blogue est des plus jouissif, surtout si vous avez déjà été marié à un français. Lire les débats vous donnera soit très mal à la tête, soit envie de boire très vite un St-Julien bien dense et un peu frais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les deux cas, vous aurez de quoi discuter au petit déjeuner.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29206595-115145343708053965?l=chroniquesblondes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115145343708053965'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115145343708053965'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesblondes.blogspot.com/2006/06/attali-dot-com.html' title='ATTALI DOT COM'/><author><name>Chroniques Blondes</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12579430111069971758</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29206595.post-115143573829062423</id><published>2006-06-27T14:34:00.000-04:00</published><updated>2006-07-05T12:43:04.643-04:00</updated><title type='text'>Hommage à Josée B et Mère Indigne</title><content type='html'>C'est à cause d'elle si je blogue. Évidemment c'est une blonde. Évidemment je tombe là dessus par hasard. Évidemment étant blonde, je viens &lt;span style="font-style: italic;"&gt;tout juste&lt;/span&gt; de découvrir la planète blogue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'est-ce qu'une blonde trouve très très long et très très dur? Sa maternelle, je la connais, je vous l'ai dit, je les connais toutes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Josée B. je la lisais déjà depuis sa plus tendre enfance dans le Devoir. J'ai en mémoire une chronique sur le strip tease fait à chum anglais que j'ai longtemps gardé sur ma porte de frigo (admirez le contraste du chaud et du froid).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'était bien avant Sex and the City et la mode (interminable, envahie de wannabees) des filles qui racontent leur vie sexuelle à tous vents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est peut-être juste moi... Me semble que si t'as pas le sparkle d'humanité qu'il faut, c'est comme lire le récit d'une virée chez Costco.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui n'a jamais été le cas de Josée B.  On était plutôt dans la dégustation épicurienne, la rencontre, l'oeil qui trouve l'âme et qui a envie de partager. My kind of writer. Bref, Josée B. parle de Mère Indigne. Je vais voir. Enfer et damnation, le fond et la forme réunis. Impertinence à gogo. On peut être mère sans être mièvre. What a relief.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'en reviens pas. On peut s'amuser autant en écrivant juste pour le plaisir de se faire plaisir? En n'obéissant à personne sauf à ses envies? Pas de rapport de lecture? Pas de comités? Pas de directeur de contenu? Pas de pauses publicitaires? Pas d'interminables réunions sur la signification de la scène 17?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je rêve.  Do not disturb, pliiiiize.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, je vais la lire tantôt, je vois qu'elle a un nouveau vice. Miam. Je clique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ben là!!!  (réaction stupéfaite de la protagoniste puis sourire niaiseux).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai eu un nombre inoui de commentaires sur mes textes. De tout acabit. &lt;span style="font-style: italic;"&gt; Jamais&lt;/span&gt; je n'avais été un vice, enfin si mais pas comme ça.  Yeeeesssss! Victoire!  Champagne!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Allô Maman? Tu peux enfin être fière de ta fille, je suis un vice".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme disait Mae West, qui était aussi scénariste; "When I'm good, I'm good. But Honey, when I'm bad, I'm better".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vais essayer très très fort de rester mauvaise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci les filles. Oh et puis, merci les garçons aussi.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29206595-115143573829062423?l=chroniquesblondes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115143573829062423'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115143573829062423'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesblondes.blogspot.com/2006/06/hommage-jose-b-et-mre-indigne.html' title='Hommage à Josée B et Mère Indigne'/><author><name>Chroniques Blondes</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12579430111069971758</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29206595.post-115143280072924927</id><published>2006-06-27T13:33:00.000-04:00</published><updated>2006-06-28T14:17:51.066-04:00</updated><title type='text'>Le but de Ronaldo</title><content type='html'>J'étais pleine de bonne volonté. J'avais commencé à six heures ce matin. Des séquences difficiles à rendre sexy, aride la matière. Rendre l'intelligence à portée de main, accessible sans l'amoindrir. Vulgariser sans populisme. Ça prend beaucoup de Valhrona et au minimum mes 9 heures de sommeil.  Surtout quand le dead line, c'est hier. Plus c'est rush, plus faut se calmer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'y arrivais plutôt bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis, le Maître a ouvert la télé et Ronaldo a défoncé le Ghana.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pauvre Canada...  Pardon, pauvre Ghana. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;There goes my dead line. Fuck.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis trop sensible aussi. Un rien me perturbe.  Non mais entre une réunion des syndicats avec le conseil du patronat et le combat héroïque du Ghana (et ses culottes courtes), le sommet économique n'avait aucune chance. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais pas pourquoi, c'est rare qu'on me propose des séries avec des gars en shorts.  Si une fois. C'était bien parti là aussi. Un diffuseur content, deux z'auteurs contents, des producteurs contents.  On va dire que c'était l'histoire d'un champion (très fictif) de concours de poches. Les z'auteurs s'informent sur la poche, vont sur le terrain, trippent, écrivent, rencontre des aspirants champions, des anciens champions, tout plein de champion de la poche canadienne. Comme c'est le cas souvent, un des champions devient "conseiller" des z'auteurs sur l'art de la poche. Again, tout le monde est content. Sauf la propriétaire du champion de poche qui capote parce que personne ne lui a demandé à elle de conseiller qui que ce soit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis quelqu'un s'ouvre la trappe. Et en parle à la mauvaise personne. Qui se dit "quoi mais c'est un excellent sujet ça, la poche, c'est un hit, c'est à moi". Ce qui fut dit fut fait. En avant la poche chez le diffuseur. "Dites donc, j'ai une série en tête, sur la poche. J'ai une idée de génie, je vais engager un commentateur de poche pour écrire la série, sous la supervision d'un "conseiller" qui conseillera le commentateur néophyte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mauvaise personne est un poids lourd. Un genre de Mike Tyson dans sa période Van Gogh épisode psychotique. Le diffuseur s'incline. Les producteurs s'inclinent (je les comprend, ils avaient autre chose en jeu). Les z'auteurs, qui en étaient à quatre épisodes, prennent une brosse et rient beaucoup. Comme des pilotes d'avion qui regardent un chauffeur de VTT se mettre au volant de leur Boeing. "Bonne chance, vieux, oublie pas de nous envoyer des cartes postales quand tu seras rendu"!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si tu peux voir détruire l'oeuvre de ta vie et te mettre à reconstruire, tu seras un homme mon fils.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est torrieux que Kipling n'aie pas eu de filles.  "Tu seras un homme ma fille", ça sonne bien, non?  On s'entend, c'était pas l'oeuvre de nos vies. Juste six mois d'ouvrage. Que personne n'est mort. Qu'on n'a même pas déprimé vu que pendant l'ouvrage, au moins, on avait eu du fun au cube.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pleurer? Ah non! Protester, gueuler, faire des griefs, aller en cour? Bof.  C'est ben de l'ouvrage pour perdre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On a fait mieux depuis anyway.  Mais on a relu Mary Shelley. Personne n'est à l'abri des monstres qu'ils fabriquent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La série?  Le commentateur de poche cherche toujours le bon piton pour faire décoller le Boeing.  On n'en a plus entendu parler.  Pauvre gars (sans ironie je le jure, parole de blonde). Sa carrière de scénariste n'était pas commencée qu'elle était déjà finie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Brésil a gagné. C'était une belle victoire.  Mais le Ghana avait les plus beaux joueurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rendez-vous à JoBurgh en 2010.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29206595-115143280072924927?l=chroniquesblondes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115143280072924927'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115143280072924927'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesblondes.blogspot.com/2006/06/le-but-de-ronaldo.html' title='Le but de Ronaldo'/><author><name>Chroniques Blondes</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12579430111069971758</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29206595.post-115124340349476787</id><published>2006-06-25T09:43:00.000-04:00</published><updated>2006-06-25T10:57:48.650-04:00</updated><title type='text'>LA CITATION DU JOUR</title><content type='html'>Elle est de mon ami Philip, zimbabwéen blanc, irrémédiablement africain, scénariste et réalisateur de documentaires  pour la BBC. Il partage son temps entre JoBurgh et Londres et se spécialise dans les portraits de dictateurs, ce qui lui a valu de passer beaucoup de temps avec les Duvalier de ce monde, le chanceux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(102, 0, 0);"&gt;"I always walk around with two condoms on. Whenever I meet I girl I like, I take one off and I feel like a wild man". &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(102, 0, 0);"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(102, 0, 0);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(102, 0, 0);"&gt;***&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(102, 0, 0);"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(102, 0, 0);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(102, 0, 0);"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;Ghaaaa naaaaa!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(102, 0, 0);"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(102, 0, 0);"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(102, 0, 0);"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;(pas rapport mais je le sentais)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(102, 0, 0);"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(102, 0, 0);"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29206595-115124340349476787?l=chroniquesblondes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115124340349476787'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115124340349476787'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesblondes.blogspot.com/2006/06/la-citation-du-jour.html' title='LA CITATION DU JOUR'/><author><name>Chroniques Blondes</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12579430111069971758</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29206595.post-115115940508776784</id><published>2006-06-24T08:51:00.000-04:00</published><updated>2006-06-28T00:22:45.893-04:00</updated><title type='text'>Jeunesse</title><content type='html'>Dans un précédent post "mondanités" j'ai raconté une certaine récupération de la jeunesse par un milieu qui se cherche un totem autour duquel il peut se rassembler en ayant l'impression de faire une bonne action.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me méfie de ce genre de bonnes actions. Je pense comme Denys Arcand, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;qui l'a dit bien mieux que moi&lt;/span&gt;, que ce qu'on sait est intransmissible et que chacun doit trouver son chemin, en accord avec sa personnalité et son histoire. Ça ne se trouve sur aucun banc d'école. Il n'existe à mes yeux, pas de "conseils" qui puissent s'appliquer à tous, comme une recette universelle. Ce serait idiot et condescendant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis de l'école du lève toi et marche. Prend un crayon, écrit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Y'a pas de secret des dieux. Pas de recette magique. Pas d'école qui apprend le talent. Pas d'encens qui te met dans la transe de l'inspiration divine. Pas un seul diplôme qui garantisse qu'on soit publié, produit. On apprend en le faisant, en se pétant la gueule en sang, en remontant sur le ring, peut-être sans talent mais avec courage.  Des fois on est bons, des fois on est nuls. Et c'est pas parce qu'on est bon aujourd'hui qu'on le sera demain. Pas non plus parce qu'on a une journée pourrie que tout ce qu'on fera sera condamné aux ordures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut juste&lt;span style="font-style: italic;"&gt; le faire. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand je faisais moi-même partie de cette "relève" l'expression me hérissait au plus haut point. Je n'étais pas "tombée",  j'avais besoin de personne pour me relever, merci, ça va aller, je suis capable toute seule. Et les conseils paternalistes qui ne servent qu'à glorifier l'égo de celui qui les donne, gardez-les pour vous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les conseils qui me servent, je les ai reçu quand on ne me parlait &lt;span style="font-style: italic;"&gt;pas&lt;/span&gt; de mes textes. &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Apprendre à dire non,&lt;/span&gt; sans s'expliquer, sans se justifier, juste "non". Plus dur à faire qu'il n'y parait mais essentiel pour protéger son espace vital.  Si tu protèges pas ton instrument, personne va le faire pour toi.  &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Apprendre à s'occuper de ses affaires.&lt;/span&gt; Oui, affaire comme dans argent, le gros mot sale chez les artistes. Pigiste, aucune sécurité d'emploi, pas d'assurance chômage, haut niveau de stress, une grosse partie de la responsabilité du montage financier sur le dos, à la merci d'un réalisateur qui te scrappe deux ans d'ouvrage sans que les critiques fassent la différence, faut que t'apprennes à avoir du "fuck you money".  &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Apprendre à faire autre chose.&lt;/span&gt; À voir d'autre monde que celui du milieu.  À se rendre utile en société, sortir de son nombril, sec ou pas.  Apprendre à relativiser. À rester ouvert sur le reste de la planète qui s'en fout éperdumment des cotes d'écoute du lundi soir. Je donne raison au reste de la planète.  On s'en fout des cotes d'écoute du lundi. Du mardi aussi d'ailleurs. Get a life!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Back to jeunesse d'aujourd'hui. Nous vivons une intoxication collective à la jeunesse. Pretty hard stuff.  Pour toute une génération complètement accro, incapable de passer à un autre appel, le sevrage semble aussi traumatisant qu'une apocalypse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'ai jamais compris pourquoi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chaque fois que je pense à ma vingtaine, je me dis "thank god it's over".  J'en arrachais sur tous les fronts. J'avais l'énergie nécessaire pour angoisser à plein volume et les sujets d'angoisse étaient si nombreux que je me rendais sans même batailler, vaincue d'avance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'étais pauvre, malade, isolée, insécure, incapable de maîtriser les petits moyens qui étaient les miens.  À vingt ans, je faisais vivre trois personnes dans un taudis et je me tapais simultanément une mononucléose carabinée et deux jobs de cul.  Je n'avais qu'une obsession, dormir. Fuir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment peut-on dire que c'est le plus bel âge de la vie? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai commencé à écrire par hasard. Sans jamais me dire que j'étais "un auteur". Ça ne me serait pas passé par la tête. Pour moi, un auteur, c'était Carson McCullers, J.D. Salinger (pas celui du "Catcher in the rye" celui du "perfect day for a banana fish"), Ducharme, Gabrielle Roy, Harper Lee, Romain Gary, Carver.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'étais nulle. À des années lumière de Carver et Salinger. Et je le savais. Cette lucidité ne m'aidait pas, au contraire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À mon plus grand étonnement, j'ai gagné un concours.  Un  hasard. Je n'avais jamais écrit, ni dans le journal de l'école, ni mon propre journal, rien.  Les organisateurs avaient le sens du cocktail tous azimuts. J'ai rencontré d'autres "jeunes" qui écrivaient. Je les trouvais sûrs d'eux, ambitieux dans le meilleur sens du terme, à l'aise dans le grand monde, brillants. Ils avaient "fait" l'Europe, lisaient le Voir toutes les semaines, ils parlaient de Wim Wenders comme s'ils avaient partagé une seringue avec lui la veille (ah, vous ne saviez pas? Si).  S'ils avaient des doutes sur la validité de la reconnaissance qu'on leur accordait, ils ne l'affichaient pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que dans mon village je devais me cacher pour lire afin d'éviter d'être la risée de la polyvalente, là, j'étais la plouc de campagne qui débarque avec ses bottes de rubber. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le même isolement de ne pas correspondre à la norme. La même incapacité d'aller vers l'autre, paralysée par la peur du rejet. Et un choc.  Je  n'avais jamais été jeune. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Beaucoup plus tard, j'ai rencontrés d'autres "vieillis prématurément". On apprend à se reconnaitre avec le temps. On apprend à quitter la survie pour apprendre à vivre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n'est pas si facile de vivre en temps de paix quand on a été élevé sur le champ de bataille. C'est très doux par contre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai rencontré des gens qui ne m'ont rien enseigné mais qui m'ont appris beaucoup. Quelques fois à leur insu. Je leur en suis éternellement reconnaissante et ils le savent. Ce n'est pas nécessaire de connaître beaucoup de monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qu'il faut, c'est connaitre ceux qui nous aiment. Et leur rendre la pareille. De tout notre coeur.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29206595-115115940508776784?l=chroniquesblondes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115115940508776784'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115115940508776784'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesblondes.blogspot.com/2006/06/jeunesse.html' title='Jeunesse'/><author><name>Chroniques Blondes</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12579430111069971758</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29206595.post-115110314841666974</id><published>2006-06-23T18:32:00.000-04:00</published><updated>2006-06-24T07:32:02.673-04:00</updated><title type='text'>Cirrhose</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;- Puff Daddy à l'appareil, j'écoute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Bonjour, c'est moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Oui, oui, je te reconnais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je voulais prendre de tes nouvelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ça va mieux. Je pensais que j'allais mourir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je sais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ça sentait la mort dans toute la maison. Maman, ça sentait ça à la fin...&lt;br /&gt;Ils m'ont dit que si  je passais la semaine, j'allais être correct.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- T'es correct.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- J'ai beaucoup réfléchit pendant la semaine. À ma vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oui?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- J'aurais peut-être pas dû faire la croisière de sexe tantrique. Au Mexique, on sait pas ben ben. À mon âge, je pensais qu'on pouvait se passer de condoms.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je ne pourrais pas te dire, je ne connais pas le Mexique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- En tout cas, j'ai beaucoup pensé à vous autres. Je sais pas si je vous ai dit que je vous aimais?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Heu. Je ne me souviens pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- En tout cas. Je suis en convalescence. J'en profite. Je lis. Tous les finalistes au Goncourt des trois dernières années.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C'est une bonne idée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mais juste les hommes. Je lis juste les hommes. Parce que quand même, les femmes, c'est une littérature mineure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- T'es là?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Oui, oui. Je voulais juste prendre de tes nouvelles, P'pa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je vais mieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je sais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29206595-115110314841666974?l=chroniquesblondes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115110314841666974'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115110314841666974'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesblondes.blogspot.com/2006/06/cirrhose.html' title='Cirrhose'/><author><name>Chroniques Blondes</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12579430111069971758</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29206595.post-115109660107183609</id><published>2006-06-23T17:00:00.000-04:00</published><updated>2006-06-23T17:03:21.080-04:00</updated><title type='text'>France Togo XXX</title><content type='html'>Ce jeu. Ces jambes. My God.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment ils font pour passer ça à l'heure où les enfants sont pas encore couchés?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sais qu'ils ont aucune chance mais je prend pour l'underdog.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ghaaaaaaa nnnnnaaaaaa!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29206595-115109660107183609?l=chroniquesblondes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115109660107183609'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115109660107183609'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesblondes.blogspot.com/2006/06/france-togo-xxx.html' title='France Togo XXX'/><author><name>Chroniques Blondes</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12579430111069971758</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29206595.post-115101478403071445</id><published>2006-06-22T16:56:00.000-04:00</published><updated>2006-06-23T15:15:52.313-04:00</updated><title type='text'>Mondanités</title><content type='html'>Il arrive que Cendrillon quitte le monde du bas des marches pour sortir  dans le monde du milieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le monde du milieu ne connait pas le monde du milieu de Tolkien. Ils ne savent pas ce que c'est. Ce qu'ils savent, par contre, c'est combien a coûté le Seigneur des Anneaux et surtout combien il a rapporté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous savez de qui je parle. Le monde du milieu. Suivez mon regard...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;L'industrie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Ce soir là, l'industrie était rassemblée dans un club de golf  de Terrebonne pour manger du roast beef bouilli, de la patate au four sèche comme les chemises de l'archiduchesse et de la Boston détrempée à la vinaigrette Mille Isles. Le tout agrémenté de spots dans la face, postérité oblige, d'un micro full reverb et d'un billet de présence sous la napkin 100% acrylique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand je sors, je sors.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'était pour une bonne cause, la relève.  La relève c'est comme la vertue, on ne peut pas être contre. Enfin si, mais on n'a pas le droit de le dire.  Ça fait tellement plaisir à l'industrie de penser qu'elle a un coeur. La relève est notre caution morale à tous.  D'ailleurs, chaque fois que je pense à mes étudiants, je m'accorde dix points de plus. Après tout, je ne leur ai probablement pas enseigné grand' chose mais je leur ai ouvert ma table, ma maison, mon porto et mon carnet d'adresse. Certaines se sont même crues invitées à prendre mon mari.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faut pas charrier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant les années où j'ai enseigné, je les ai tous aimés ces flos au nombril pas sec qui pour la plupart étaient à peine sortis de chez leur mère. Ils n'avaient rien vécu et ils voulaient écrire. Qu'est-ce qu'on écrit quand on n'a pas encore reçu de coups (non, le divorce des parents ne compte pas, la privation d'un Big Wheel non plus)?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils copiaient, sans le savoir. David Lynch, en tête du hit parade des idoles, leur Camus à eux. The Kingdom de Lars Von T était leur série culte. Surtout les garçons. Les filles, elles, faisaient semblant d'aimer  ça pour avoir l'air cool mais au fond, elles s'emmerdaient avec Von Triers.  Elles préféraient, de loin, Pedro.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour vous dire la vérité, moi aussi je préfère Pedro. De très loin. Je ne fais même pas semblant d'avoir l'air cool avec Lars le Sadique Scandinave.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous, ils étaient touchants dans leur désir d'avoir du talent et je les aimais pour ça. Pas également bien sûr, ni tous les jours.  Certains étaient là pour se faire des contacts. Ils en voulaient pour leur argent.  Ils avaient acheté un forfait, ils voulaient leurs bébelles. Ceux là se sont privés du plaisir inoui de découvrir leur personnalité de créateur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, créateur c'est peut-être un grand mot.  Pour paraphraser Salieri, Dieu ne nous a pas tous créés égaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceux qui m'ont bouleversée sont rares.  Les vrais, ceux qui sont tout croches mais fulgurants, les illuminés qui n'ont même pas conscience de l'or qui les habite, ceux qui passent par dessus l'orgueuil et offrent leurs imperfections à ton regard pour aller plus loin, ceux-là valaient toutes les bouteilles de porto, toutes les additions ramassées au resto, toutes les heures supplémentaires  accordées gratuitement et sans regarder sa montre, juste pour la joie d'assister à une mise au monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je crois, profondément, qu'on ne peut aider que quelqu'un qu'on aime. Et que c'est très bien comme ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça y est, on est dans le deep alors que j'écrivais un carnet mondain. Je vous amenais au golf. Du Ralph Lauren, des Mercedes, du shop talking.  Ben oui, tiens.  J'ai pris un chemin de traverse. Je devais vous raconter les fredaines et bons mots des players de Terrebonne. Ce sera pour une autre fois, allez. La vie est longue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout de même, j'ai un minuscule remord. Faudrait pas croire qu'il y a que des vrais créateurs purs et des méchants producteurs salaces.  Ça dépend des jours, ça dépend qui, et ça dépend qui &lt;span style="font-style: italic;"&gt;avec&lt;/span&gt; qui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a, dans le monde du milieu, des joueurs de golf qui en veulent pour leur argent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a aussi parfois, des beaux grands bums extravagants et des beaux petits pétards allumés qui sont là pour  l'euphorie de la mise au monde.  Qui &lt;span style="font-style: italic;"&gt;aiment&lt;/span&gt; voir quelque chose se construire, prendre forme et exister.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon après si ça permet de boire du champagne, d'aller à Cannes et de conduire une BMW, on va pas lever le nez sur les extras.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui me fait penser, pour dessert au club de golf, y'avait de la tarte au sucre avec des bleuets rabougris sur le dessus. Le tout assorti d'un truc amer et dégueulasse qu'ils essayaient de faire passer pour du café.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis rentrée avant minuit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29206595-115101478403071445?l=chroniquesblondes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115101478403071445'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115101478403071445'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesblondes.blogspot.com/2006/06/mondanits.html' title='Mondanités'/><author><name>Chroniques Blondes</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12579430111069971758</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29206595.post-115074510129460923</id><published>2006-06-19T14:38:00.000-04:00</published><updated>2006-06-21T20:53:26.970-04:00</updated><title type='text'>LE MONDE DU BAS DES MARCHES... lendemain de brosse de la Reine Mère</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/6566/3105/1600/Vavoutchka.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6566/3105/200/Vavoutchka.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Reine Mère en a viré une grosse vendredi. Elle a veillé tard. Avant elle était équipée pour. Maintenant, elle met trois jours à s'en remettre. Elle s'est vautrée dans ses trois vices préférés; les hommes, le T-Bone sur le BBQ, les hommes.  Depuis, elle ronfle sur le divan, exténuée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Reine Mère ne fait pas de discriminations sur les hommes qu'elle aime (il fut un temps où sa maîtresse non plus, sa maîtresse n'a pas de leçons à donner). C'est très simple, elle les aime tous. Sauf celui qui a essayé de défoncé la porte avec une crow bar, équipé d'un sac de hockey vide. La Reine Mère a eu des soupçons... Lui, il a eu tellement la chienne (combien de points pour l'avoir placée celle-là?) qu'il est parti en me laissant son sac ET sa crow bar.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma Grosse aime l'Homme dans toute sa splendeur, farts and all.  Petite, elle arborait fièrement un t-shirt sur lequel on pouvait lire "ces chiennes qui aiment trop" que sa maîtresse avait fait faire spécialement pour elle.   Elle a un peu perdu sa taille bikini (oh, la chienne, pas la maîtresse!), le t-shirt ne fait plus mais la bannière flotte encore haut dans son coeur de bouledogue anglaise. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Omnia vincit amor. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est beau de voir une amoureuse à l'oeuvre. Elle ne se ménage pas. Elle les accueille en héros. Elle se vautre à leurs pieds. Elle leur fourre sa grosse truffe dans les cuisses jusqu'à ce que la patte de l'homme daigne enfin se poser sur sa tête. Elle fond, l'oeil énamouré malgré la cataracte. Elle les veille quand ils sont petits, leur lèche les pieds quand ils sont grands (oui, les poils aussi, ça te slicke une jambe ça madame, de toute beauté).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle se pose pas de questions, ne leur demande pas où ils en sont dans leur relation, se fout qu'ils soient docteurs ou vidangeurs, ne les questionne ni sur la grosseur de leur porte-feuille, ni sur celle de... Bref. Elle aime. Avec un bout de steak encore plus, c'est sûr, ne soyons pas menteuses, allez.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m'inquiète un peu. Elle est très vieille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment ils feront tous ces garçons quand elle ne sera plus là?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29206595-115074510129460923?l=chroniquesblondes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115074510129460923'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115074510129460923'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesblondes.blogspot.com/2006/06/le-monde-du-bas-des-marches-lendemain.html' title='LE MONDE DU BAS DES MARCHES... lendemain de brosse de la Reine Mère'/><author><name>Chroniques Blondes</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12579430111069971758</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29206595.post-115056707440635641</id><published>2006-06-17T13:48:00.000-04:00</published><updated>2006-06-26T18:04:13.516-04:00</updated><title type='text'>Tiens! Une autre perle pour mon collier.</title><content type='html'>Un producteur, à une fille charmante qui est pour beaucoup dans le succès de deux films qu'il a produit: "T'es pas un pétard mais t'as quand même du talent".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Admirez le "quand même".&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29206595-115056707440635641?l=chroniquesblondes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115056707440635641'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115056707440635641'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesblondes.blogspot.com/2006/06/tiens-une-autre-perle-pour-mon-collier.html' title='Tiens! Une autre perle pour mon collier.'/><author><name>Chroniques Blondes</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12579430111069971758</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29206595.post-115046639639867394</id><published>2006-06-16T09:21:00.000-04:00</published><updated>2006-06-19T19:14:14.766-04:00</updated><title type='text'>C'est vendredi, la la le reuh!</title><content type='html'>J'ai décidé que le vendredi était pour tout le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même pour ceux qui font du sept jours. Un exemple au hasard? Moi!  Je ne me plains pas allez. J'ai fait assez de jobs de cul pour savourer la mienne, même dans ses mauvais jours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fait que je suis dans un nouveau pyj', j'achève la tarte aux petits fruits du Première Moisson avec mon deuxième café.  Le café, c'est celui des Milles Collines, très fashion le Rwanda ces jours-ci. Ce soir, il y a fête dans ma cour. Une gang d'effets spéciaux, des "gars gars" qui me niaisent en me disant que je leur écrit pas assez d'explosions, poursuites qui crashent et autres tsunami. Les garçons... moi je veux bien, mais d'après la radio ce matin,  Téléfilm Canada en arrache pour financer DEUX pauvres petits longs métrages, dont le prochain Denys Arcand. Alors les explosions, elles seront dans le dialogue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est moi qui disait hier que tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes? Ah, je devais parler jardinage.  J'ai de la chance de parler jardinage, ça veut dire que j'ai un jardin alors que le prix moyen des maisons au Québec vient de passer à $300,000.00 - Pfft. Comment ils vont faire les jeunes? Comment ils vont faire les jeunes &lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;pigistes&lt;/span&gt;?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai eu de la chance. J'ai acheté les "Arpents Verts" il y a dix ans. Juste à temps. En ruine mais on s'en fout. Depuis, je joue à Zaza Gabor et j'ai découvert comment me servir d'un marteau pour autre chose que de fesser sur des pinces à homard récalcitrantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai beaucoup décapé. Ça n'a pas aidé mon cerveau... Mais ma vieille victorienne est belle en ta'&lt;br /&gt;("en ta" expression que je viens de découvrir grâce à Patrick Lagacé, confrère du blogue et chroniqueur télé perspicace, heureusement qu'il est le seul de sa gang, salut Pat' t'es fin en ta').&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'ailleurs, parlant perspicacité culturelle, il est passionnant de lire "Pseudo" le compte rendu de Romain Gary sur son expérience "Émile Ajar". Dans le Tout Paris littéraire, une seule (une seule!) critique a fait le rapprochement pourtant limpide entre les deux écritures. Ça laisse rêveur...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est une journée "count your blessings". Il en faut. Ça ne peut pas être fête tous les jours même si on adore se rouler dans la  fange du spleen  créateur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je partage ma vie avec un techno wizz au grand coeur. Il est beau, adorable,  zennissime, patient, ô combien, tendre avec les chiens et leur maîtresse, impitoyable avec la plomberie récalcitrante. Sa virilité est là où elle doit être, dans son coffre à outils (...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, j'ai de la chance. Mes articulations craquent le matin mais au Tour de nuit, je dépasse encore tous les petits jeunes qui fument et je grimpe le Mont-Royal sans m'arrêter. He he. D'accord, je râle un peu en descendant mais pas tant que ça. J'ai de la chance parce que je n'avais pas de film au dernier comparatif de Téléfilm.  Lucky girl.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Salut Marianne angoissée. J'espère que tu l'es moins aujourd'hui. Pour ce qui est des bonnes filles, Bette Davis a dit; "good girls finish last".  Essayons de rester aimables sans vouloir plaire à tous. Et je vous en prie les filles, laissons de côté les esprits chagrins sans vouloir à tout prix les convertir. Ceux qui ne nous aiment pas ne nous aimeront jamais. Alors pourquoi se forcer?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tiens, hier, justement, un réalisateur "connu"  a dit de son actrice qu'elle avait été chiante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les actrices ont le droit d'être chiantes. Sauf si elles n'ont pas de talent, parce que là, c'est juste chiant pour être chiant et ça, c'est très très chiant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elles ont le droit parce que le fear factor de leur maudite job est aussi élevé que le risque de te faire refuser ton financement par Téléfilm.  Mieux, on s'attend à ce qu'elles soient un minimum chiantes. Comme chante Leonard Cohen; "and you know she's half crazy but that's why you wanna be there".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les actrices, moi, je leur suis reconnaissante et c'est pas parce que je suis dans une journée de gratitude infinie. Non, je suis toujours étonnée qu'elles acceptent d'aller se mettre dans la lumière et de s'exposer ainsi au jugement d'un paquet de gens sur lesquels elles n'ont aucun contrôle. Faut être brave en ta' (s'cusez-là, je m'attache très vite, comme le python d'Émile Ajar). Faut être faite forte. Go actrices, go.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Décousu, hein? C'EST VENDREDI!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après le casual wear, le casual blog. Vous ai-je souhaité bon week end? Bon week end!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"and she feeds you tea and oranges that come all the way from China"...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29206595-115046639639867394?l=chroniquesblondes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115046639639867394'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115046639639867394'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesblondes.blogspot.com/2006/06/cest-vendredi-la-la-le-reuh.html' title='C&apos;est vendredi, la la le reuh!'/><author><name>Chroniques Blondes</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12579430111069971758</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29206595.post-115041329490860983</id><published>2006-06-15T18:40:00.000-04:00</published><updated>2006-06-16T11:05:52.043-04:00</updated><title type='text'>L'amour et le métier</title><content type='html'>Un jour, c'était mon anniversaire. Deux amies actrices m'ont emmenée voir Gena Rowlands qui donnait un genre de "master class" dans une petite salle d'un cinéma de la rue St-Laurent. C'était plein d'actrices, que des actrices. Des grandes timides, des belles incertaines de leur beauté, des jeunes qui se prennent pour des femmes fatales, des vieilles qui le sont, des actrices de sitcom à TVA, des "critic's darlings" qui réciteraient le menu de la Banquise que les critiques se pâmeraient, des actrices de théâtre underground stanislavskien de la rue Ontario, des actrices de théâtre à fanfreluches pour vieilles dames, des actrices de films, de feuilletons, de téléromans, des actrices qui ne jouent plus, d'autres qui sont partout. Des femmes de coeur, vibrantes à l'idée d'être là pour celle qui a su faire l'amour et le cinéma sans jamais être moins que l'égale de l'homme qu'elle aimait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est l'ONU des actrices et déjà, je suis excitée comme  un pou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un instant, je parle d'actrices, il est l'heure de boire du vin.  Je reviens. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà, c'est fait. Riesling. J'en profite pour vous dire que l'homme qui m'aime vient de me dire; "tu as de la chance que je sois ton chum".  Il m'a changé de serveur internet, en une demi-journée. Les fils sont tout branchés, rien qui parait. Oui. J'ai de la chance. C'est dit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis, Gena entre. Blonde (yessss), un chemisier très bleu, un foulard de soie très rouge et la bouche, cette bouche incroyablement intelligente et mobile, fardée avec fierté. Je suis vieille et je m'en fout, je porte du rouge à lèvres ROUGE.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Déjà, elle m'avait sciée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis, elle a raconté. Sa jeunesse à New York. Sa première impression de Casavetes "I knew he was going to be trouble and he was". Leur vie, leurs enfants, leurs films. L'argent qu'il fallait aller chercher en tournant dans des navets parce que l'argent des navets financaient leurs films. Qu'ils tournaient chez eux, avec leurs amis, en disant aux enfants qui partaient pour l'école de faire attention aux lumières qui jonchaient leur salon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À quelqu'un qui lui demandait si elle avait conscience qu'ils étaient en train de révolutionner le cinéma, elle a tout de suite arrêter la machine à fantasme; " On ne voulait pas du tout faire la révolution, on voulait faire des films avec de l'argent mais personne ne voulait nous en donner, alors on faisait des spaghettis à la sauce tomate pour tous nos amis, on buvait des martinis, on tournait et on faisait ce qu'on aimait".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai revu "Opening night", ce plan de la jeune fan qui cours après la voiture et qui frappe sur la vitre, repris par Almodovar dans "tout sur ma mère".  On a envie d'arrêter le film aux dix minutes, tellement c'est dense.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon verre est fini. Je pense à elle souvent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/6566/3105/1600/Opening%20night.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6566/3105/400/Opening%20night.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29206595-115041329490860983?l=chroniquesblondes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115041329490860983'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115041329490860983'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesblondes.blogspot.com/2006/06/lamour-et-le-mtier.html' title='L&apos;amour et le métier'/><author><name>Chroniques Blondes</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12579430111069971758</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29206595.post-115037966460693591</id><published>2006-06-15T09:00:00.000-04:00</published><updated>2006-06-23T10:44:03.770-04:00</updated><title type='text'>Il faut cultiver notre jardin</title><content type='html'>C'était une lecture obligatoire au cégep, le Candide de Voltaire. Je n'ai pas fini ma session mais j'ai fini le livre. Je l'ai même relu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a un Candide dans ma ruelle. Il s'appelle Claude.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Claude a 62 ans, il vit dans une maison de chambre tout près d'ici. Dans cette maison de chambre, il y a principalement des gens qu'on a mis dehors trop tôt, des junkies en fin de parcours, des misfits de tout acabit. Des gens qui meurent seuls et qui ne s'attendent pas à autre chose. Des gens de passage qui ne savent plus trop d'où ils viennent et très bien où ils s'en vont, nulle part. Deux meurtres il y a une couple d'étés. Les ambulanciers qui connaissent l'adresse par coeur.  C'est pas trop décrépitmais bon, c'est pas le Ritz non plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Claude vit là depuis trente ans. C'est le roi du quartier. Il se promène sur son vélo "custom" bricolé de pièces ramassées un peu partout. Les gars de la shop à vélo du coin le connaissent bien et lui répare ses trucs gratuitement. Claude connait toutes les putes et le souteneur qui vient avec, tous les pick-pocket de la station de métro et tous les propriétaires de maison du quadrilatère.  Une effraction? Une voiture défoncée? Il y a de fortes chances pour que Claude sache qui a fait le coup...  Il va le dire à qui veut bien l'entendre sauf aux policiers! Claude est un gentil bougon. Il reçoit son chèque du chouette ministère du bien être social. Et il se démerde pour les extras. Il ramasse les feuilles l'automne, dégage les entrées l'hiver, ramasse les cochonneries au printemps. L'été? Il fait son jardin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/6566/3105/1600/Le%20jardin%20de%20Claude.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6566/3105/200/Le%20jardin%20de%20Claude.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;L'un de ses "employeurs" lui a gentiment accordé le droit d'utiliser un minuscule bout de terrain vague derrière sa maison. Aux beaux jours, Claude amène sa terre, en vélo, dans des boites de carton. Il m'a dit qu'il prenait sa terre au Parc Lafontaine. Ainsi que ses plants de tomates, de pickles, de haricots jaunes.  Il a aussi mis des fleurs. Quatre. Un peu laides, un peu moribondes mais qu'importe, tu vois ses quatre fleurs et le coeur te brise. Tous les matins, à l'aube, Claude débarque avec sa bouteille d'eau pour arroser ses plants. Il en profite pour dire bonjour aux chats, inspecter sa ruelle, venir voir ce que j'ai planté.  Cette année, une vigne de la vallée du Niagara, j'ai l'intention de boire un dé à coudre de Ice Wine cet automne...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/6566/3105/1600/Futur%20grand%20cru.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6566/3105/200/Futur%20grand%20cru.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;On discute horticulture, la tomate surtout. À cinq heure et demi du matin, Claude pète le feu. Il me raconte tous les potins du quartier, on parle engrais. Claude privilégie l'organique, c'est à dire la coquille écrasée de son oeuf matinal.  Des fois, il remplit sa bouteille d'eau chez nous.  Il lui est arrivé de prendre un croissant ou un café mais la plupart du temps, Claude est ben busy. People to see, places to go!&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;En mai, il est venu voir mon stationnement, transformé en jardin (vendu mon char, j'en veux pus, inutile) et il m'a dit; "Je regarde ta place et ça me fait voyager".&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Je n'ai pas su lui répondre. Pas de mots. J'étais si contente de ce qu'il venait de me dire. Somehow, Claude avait parfaitement saisi ce que j'avais voulu faire de ce stationnement.  Je lui ai fait mon meilleur sourire du matin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La présence de Claude me fait croire au meilleur de l'homme. Même la Reine Mère (dont l'instinct est vieux mais fiable comme l'impôt en avril) adore Claude. Qui le lui rend bien. Il l'appelle "ma poule, ma grosse fille" et elle en redemande, elle si digne d'habitude.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous les matins, quand je le vois pédaler sur sa bécane avec sa boite de carton sur son guidon, sa coquille d'oeuf écrapoutie et sa bouteille d'eau, Claude me rappelle que c'est pas ce que t'as, c'est ce que t'en fais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut cultiver notre jardin. Indeed.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29206595-115037966460693591?l=chroniquesblondes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115037966460693591'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115037966460693591'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesblondes.blogspot.com/2006/06/il-faut-cultiver-notre-jardin.html' title='Il faut cultiver notre jardin'/><author><name>Chroniques Blondes</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12579430111069971758</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29206595.post-115037629613981500</id><published>2006-06-15T08:55:00.001-04:00</published><updated>2006-06-16T11:38:39.320-04:00</updated><title type='text'>Citation irrésistible du jour</title><content type='html'>De Hunter S. Thompson. D'accord, il a fait beaucoup de drogue mais comme dirait Bernard Landry, "in acido veritas".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"The tv business is a cruel and shallow money trench, a long plastic hallway where thieves and pimps run free, and good men die like dogs".&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29206595-115037629613981500?l=chroniquesblondes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115037629613981500'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115037629613981500'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesblondes.blogspot.com/2006/06/citation-irrsistible-du-jour_15.html' title='Citation irrésistible du jour'/><author><name>Chroniques Blondes</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12579430111069971758</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29206595.post-115033522824318045</id><published>2006-06-14T20:59:00.000-04:00</published><updated>2006-06-15T09:21:14.450-04:00</updated><title type='text'>Hagen Dasz</title><content type='html'>Triple chocolat. Ce soir, ça prend ça. Je ne m'éterniserai pas sur le sujet, il est d'ordre technologique, cybernétique et c'est d'un ennui qui serait mortel si ça n'était pas aussi câlissement stressant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m'étais réveillée en me disant que j'allais vous raconter monsieur Sinoussi qui m'a fait découvrir Harper Lee ou mon capitaine tatoué du champ de luzerne ou cette femme blonde bourgeoise et raciste que j'ai vue s'abandonner comme une amante comblée dans les bras de l'infirmier haïtien qui a bercé ses derniers moments.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pensais que  j'allais peut-être vous raconter la fois où Jeanne Moreau m'a consolée d'un chagrin d'amour dans une toilette de la place des arts. Que je vous dirais tout tout tout de Gainsbourg Serge quand il est venu à Rouyn et qu'ils m'ont assise à côté de lui dans l'avion. Avec l'hôtesse de force sur ses genoux.  Pied nus dans ses tennis. Il avait rebaptisé Rouyn Noranda "Rwanda" et il débarquait en Abitibi, convaincu que c'était l'Afrique. Ou quand, petite fille sous l'immense table grand' paternelle, j'ai été la seule à voir que ma tante Martha avait une liaison avec le curé. Et que le curé, il savait parfaitement quoi faire de ses mains. Damn right!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'étais bucolique, légère. Paf! Kaput. T'écriras pas aujourd'hui ma fille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Delayed gratification?  Not for me. Je suis une fille du maintenant tu-suite, dear God I pray for patience AND I WANT IT RIGHT NOW.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'où la Hagen Dasz, la tarte rhubarbe fraise, la chaise longue en bambou et des draps en lin, une folie furieuse. Je répète, une folie furieuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sais. C'est de la compensation. Y'as pas une méthadone aussi forte que le kick de rentrer dans l'histoire, de monter à cheval dessus et de partir en fou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la section potins, y'avait Marc Labrèche qui s'achetait des draps aussi. Moins beaux que les miens cependant. Fin des potins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toute cette agitation m'a complètement perturbée.  Non seulement je ne vous ai pas écrit, mais je n'ai même pas écrit ce qui devrait me servir à payer les draps que je viens de m'acheter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et croyez moi, il va bien falloir les payer!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29206595-115033522824318045?l=chroniquesblondes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115033522824318045'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115033522824318045'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesblondes.blogspot.com/2006/06/hagen-dasz.html' title='Hagen Dasz'/><author><name>Chroniques Blondes</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12579430111069971758</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29206595.post-115019910525228993</id><published>2006-06-13T07:39:00.000-04:00</published><updated>2006-06-13T15:39:19.343-04:00</updated><title type='text'>La genèse addendum</title><content type='html'>Vu les grands talents de chasseuse de notre amie Candy et la vélocité de l'écureuil devant le danger, on pense que son écureuil était déjà mort quand elle l'a trouvé et qu'elle nous l'a ramené.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais faut pas lui dire. C'est une actrice, elle a fréquenté l'Actor's studio, elle se croyait à mort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Préservons la.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29206595-115019910525228993?l=chroniquesblondes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115019910525228993'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115019910525228993'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesblondes.blogspot.com/2006/06/la-gense-addendum.html' title='La genèse addendum'/><author><name>Chroniques Blondes</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12579430111069971758</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29206595.post-115015781954987117</id><published>2006-06-12T19:39:00.000-04:00</published><updated>2006-06-13T09:02:02.456-04:00</updated><title type='text'>LE MONDE DU BAS DES MARCHES... la genèse</title><content type='html'>Rendons à César ce qui appartient à César et à Cherze ce qui appartient à Cherze.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Été 2002. Il fait chaud à crever. Mon ami Cherze habite chez moi. C'est mon ami d'enfance. Nos mères étaient elles-mêmes amies d'enfance, on a suivi le moule, sauf que c'est un gars et moi une fille. Il est chou mon Cherze. Un peu bêta avec les filles mais il a cinq frères et pas de soeur. Ça explique. Quand j'avais cinq ans et lui douze, il s'est mis la tête dans la tarte aux bleuets pour me faire rire un jour de  grande peine (elle était enfantine, nécessairement grande). C'est dire à quel point il n'est pas avare de sa personne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a épousé une étrange fille et vit dans un pays  lointain avec elle et leurs enfants mais quand il vient travailler à Montréal, il habite chez moi.  J'ai une grande maison et plein d'amis qui vivent à l'étranger et qui débarquent on sait jamais quand.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon ami Cherze est un acteur. Ce détail a son importance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, c'est l'été 2002. Mon mari vient de me quitter. Sa femme ne l'aime plus depuis des années mais refuse de le quitter, pour le faire chier. On va mal. On va très très mal. Le genre en  pyjama toute la journée, pas rasé (pour lui), pas de mascara (pour moi). Ou est-ce le contraire? En tout cas, on fait pitié. On erre. Sans but. Ô pléonasme quand tu nous tiens! On boit trop. On fume des pétards. On fait des concours de qui fait le plus dur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;- il a couché avec une étudiante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- une à lui ou une à toi?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- à moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Avec les enfants, on lui a fait un souper pour son anniversaire. On l'a attendue. Elle est pas venue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Elle était où?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Avec son amant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ah ouais. Tu me bat, là.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;La grosse vie sale, je vous dis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;Et en plus, il fait une canicule qui ne nous aide aucunement à nous secouer. De temps en temps, on bosse. Mais vraiment obligés, il faut gagner notre vie.  Sauf que gagner ta vie quand on a le coeur dans la marde, on ne voit pas bien l'intérêt... Ah, ils vont venir me saisir, tu crois? Bof.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt; -Penses-tu qu'il reviendrais si j 'étais dans le besoin?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- la vérité?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- non, laisse faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- penses-tu qu'elle m'aimerait plus si j'étais riche?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- la vérité?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- boh. Laisse tomber.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;La joie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il apprend des textes que j'écris, pour une série sur laquelle on est tous les deux.  C'est la seule chose qui nous fait, un peu, rire. Parce que la vedette est chiantissime, le producteur un plouc avec une mauvaise teinture L'Oréal (parce que je le mérite bien) et les technos sur le bord de la mutinerie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un jour de spleen particulièrement intense, on fume notre 7ème pétard en buvant notre 28ème tasse de thé sur le minuscule balcon qui surplombe le monde du bas des marches. Un gros matou noir à grosses couilles cherche le trouble en bas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;- T'as vu? Il y a un nouveau qui rôde. (il prend la voix de Garfield) Je me taperais bien une minette moi, j'ai les couilles bien pleines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Couilles pleines a essayé de rentrer dans la maison l'autre soir. Candy lui a fait sa fête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ah BON? Ils ont (geste très explicite à l'appui) ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- You wish. Elle est opérée. Elle a dû lui massacrer la face. Regarde, il est tout scraché.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Justement, c'est pas elle qui s'en vient là bas avec du sang partout?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Qu'est-ce qu'elle a dans la gueule? On dirait, on dirait...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Eurrrk! Un oiseau!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C'est pas un oiseau, c'est un ostie d'écureuil!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Attend, elle va pas venir me le porter quand même!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Si si, c'est un cadeau!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Candy, non!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;Le monde du bas des marches venait de naître.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça nous a fait tout l'été. Des heures de plaisir, les yeux dans le vague (ok, embrumé par passablement d'alcool, mais du bon). Cherze prenait sa plus belle voix "discovery channel" et me faisait le boniment; "à l'heure où les grands fauves vont boire, les petits restent seuls, ignorant tout du danger qui les guette".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà pourquoi j'ai une affection particulière pour ce soap qui bat tous les Loft de la terre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce que c'en est un né d'une double peine d'amour et d'une profonde amitié.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29206595-115015781954987117?l=chroniquesblondes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115015781954987117'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115015781954987117'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesblondes.blogspot.com/2006/06/le-monde-du-bas-des-marches-la-gense.html' title='LE MONDE DU BAS DES MARCHES... la genèse'/><author><name>Chroniques Blondes</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12579430111069971758</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29206595.post-115012909614502693</id><published>2006-06-12T11:59:00.000-04:00</published><updated>2006-06-12T17:38:28.310-04:00</updated><title type='text'>Le monde du bas des marches... soap animalier</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/6566/3105/1600/C%27est%20comme%20l%27oratoire%2C%20faut%20remonter.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6566/3105/200/C%27est%20comme%20l%27oratoire%2C%20faut%20remonter.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Lundi matin. Le voisin part sa scie ronde. Affolement chez les bêtes. Les chats rentrent, furieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Reine Mère se sent dans l'obligation d'aller voir ce qui se passe. Sauf qu'elle est vieille. Il faut la descendre à bras. 56 livres d'anciens muscles. Des fois, elle me fait penser à Madame Rosa dans "La vie devant soi". Putain. Dieu merci, elle remonte toute seule. Quinze marches. Une heure. Comme l'Oratoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon voisin vient de Val D'Or et personne ne l'a averti que nous ne vivons pas au Far West mais à cinq minutes à pieds de la grande bibliothèque. Mon voisin possède un 12 et le quotient intellectuel d'Averel Dalton. Donc, il se sert du douze.  Sur les écureuils, les oiseaux, les chats. Et une fois sur moi aux petites heures du matin. Il m'avait confondue avec un écureuil? Nul ne le sait mais il s'est fait copieusement engueulé par Calamity Jane. Non mais! J'avais même pas pris mon café, sombre crétin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, le monde du bas des marches n'aime pas la scie ronde. C'est donc le calme plat, morne plaine. Tout ça pour une affreuse cabane de jardin en tôle ondulée. Vous avez bien lu. Tôle ondulée. Pseudo look nouvelle architecture post industrielle. Moi, la dernière fois que j'ai vu ça, c'était dans un bidonville de Bamako.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Profitant de ce moment de répit, je vous prépare donc un "behind the scene" juteux. Comment en est on arrivés là?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est ce que vous saurez en lisant demain les origines du "monde du bas des marches".&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29206595-115012909614502693?l=chroniquesblondes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115012909614502693'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115012909614502693'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesblondes.blogspot.com/2006/06/le-monde-du-bas-des-marches-soap_12.html' title='Le monde du bas des marches... soap animalier'/><author><name>Chroniques Blondes</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12579430111069971758</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29206595.post-115007550567870238</id><published>2006-06-11T20:29:00.000-04:00</published><updated>2006-06-13T14:23:06.666-04:00</updated><title type='text'>LE MONDE DU BAS DES MARCHES... soap animalier</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/6566/3105/1600/Establishing.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6566/3105/320/Establishing.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au centre de Montréal, dans ce triangle des bermudes entre le Village, le Plateau et le Quartier latin, existe un oasis où vont paître les bêtes sauvages. Sur ce territoire encore vierge, là ou la patte de l'homme ne pose le pied que pour aller au dépanneur chercher de la bière et des chips au mesquite , un monde vit, palpite, lutte et se bat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est le monde du bas des marches...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;PRÉSENTATION DES PERSONNAGES PRINCIPAUX&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'héroine est très certainement " la voluptuuuueuse Caaaandy", ainsi baptisée par sa blonde maîtresse le jour où elle la trouva en face d'un bar de danseuses dites de charmes, sur la route entre St-Jean d'Iberville et Venise en Québec. Ceux qui sont passés par là s'en souviennent. Bienvenue aux dames.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/6566/3105/1600/Julie%20Snyder.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6566/3105/320/Julie%20Snyder.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Si la pulpeuse Candy, prend bien la lumière, on ne peut pas dire qu'elle soit très pourvue point de vue wattage. Cela fait d'elle l'Actrice par exellence du monde du bas des marches.  Elle guette l'écureuil Chuck Guitien, la mésange dodue et le papillon folâtre pendant des heures. Hélas... Hélas....&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Elle partage la vedette avec Zéphyr, dit "Fifon", village oblige. Philosophe à ses heures, amant infatigable, Fifon est le roi de la jungle, le Tom Jones des siamois, le Bernard Henri Lévy du très culturel monde du bas des marches.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/6566/3105/1600/Douanier%20Rousseau.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6566/3105/320/Douanier%20Rousseau.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Du haut de l'escalier, trône la Reine Mère, la Darth Mother (certains disent Yoda mais je trouve ça un peu insultant) vieille et décatie, la paupière lourde mais l'oeil néanmoins alerte, surtout lorsque le Maître revient du sus-mentionné dépanneur, les bras chargés de crottes de fromages et d'ailes de poulet juteuses. Quand on remonte ses plis, il nous arrive de la confondre avec Janette et de nous croire en plein souper avec Guy Corneau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Reine Mère déteste les chats qui ne sont pas les siens et les pigeons (on aime tous les animaux mais on n'aime pas les pigeons, ces rats des airs). La Reine Mère aime par contre tout ce qui porte une ceinture à outils et saute allègrement la clôture de la fidélité conjugale dès que se pointe le gars de vidéotron, le platrier, le maçon, voir même le plombier. C'est une volage. Mais le maître pardonne. Le maître est bon. Elle a aussi un autre maître à Paris mais c'est un autre chapître et ce n'est pas un animal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/6566/3105/1600/La%20gardienne.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6566/3105/320/La%20gardienne.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Le petit tas blanc derrière, c'est un bichon de droite, raciste, jappeur et amoureux. De moi. Je lui pardonne tout. Même de pisser dans mes fleurs, le scélérat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Autour de ces personnages hauts en couleur, gravite Edgab (contraction d'Edgar comme l'hyper taverne, il faisait brosse ce soir-là et de Gabriel, un... vaut mieux ne pas parler de Gabriel), le chat squatteur, profiteur de sardines et autres croquettes mais lâche comme une couleuvre lorsqu'il s'agit de montrer un minimum de reconnaissance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une marmotte fringante, vue un matin de défilé de fierté gay. Nous l'avons surnommée André Boisclair. À cause de ses dents étincelantes d'acteur d'après midi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un couple de cardinal (cardinaux? quelqu'un aidez-moi) tout de suite baptisés, Chip et Chipette, vu le son qu'ils font en mangeant les graines spéciales "oiseaux sauvages". La grippe aviaire? On s'en sacre éperdument, c'est l'été. On avisera à l'automne. Les chats? Chip et Chipette s'en sacrent éperdument. Ils verront à l'automne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des deux chats de la voisine, qui fait de la bonne cuisine (c'est pour la rime, on n'a pas été invités encore). Un siamois qui ressemble à un lévrier famélique fin de race "on a trop baisé entre cousins" et un autre rondouillard qui a mauvais caractère et une tendance hitlérienne à l'envahissement de territoire.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Plus des vagabonds qui font des "guest appearance" histoire de pimenter notre feuilleton déjà très enlevé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Stay tuned&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29206595-115007550567870238?l=chroniquesblondes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115007550567870238'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/115007550567870238'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesblondes.blogspot.com/2006/06/le-monde-du-bas-des-marches-soap.html' title='LE MONDE DU BAS DES MARCHES... soap animalier'/><author><name>Chroniques Blondes</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12579430111069971758</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29206595.post-114995761409520367</id><published>2006-06-10T12:27:00.000-04:00</published><updated>2006-06-10T12:44:06.456-04:00</updated><title type='text'>Denys Arcand</title><content type='html'>Lu dans le recueil de ses écrits divers, publiés chez Boréal dans la collection "hors champ", page 180.&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;"Je ne m'en souviens pas très bien, mais il se peut qu'autrefois j'aie eu des certitudes à propos du métier de réalisateur. Chose certaine, aujourd'hui, je n'en ai plus. Comme pour tous les artistes, tout est vrai, tout est faux, tout est possible. Bach était pauvre et avait beaucoup d'enfants, Haendel était riche et célibataire. Goethe était ministre, Dostoïevski bagnard. Orson Welles a tourné Citizen Kane a vingt cinq ans, Luis Bunuel le charme discret de la bourgeoisie à soixante douze. Hawks et Kurosawa étaient de redoutables golfeurs, on imagine mal Fassbinder ou Almodovar sur les links. John Ford n'aimait pas les actrices, Von Sternberg ne vivait que pour Marlene Dietrich. Le régime des ayatollahs iraniens a produit un cinéma plein de vie, les démocraties canadienne ou suisse n'ont jamais produit grand' chose (! parlez-moi de ça quelqu'un qui assume ses opinions! ) Clint Eastwood était acteur, Kubrick photographe, Claude Jutra médecin et Mankiewicz géologue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a mille manières de réaliser des films, autant de manières que de réalisateurs. Il faut trouver sa voie et elle sera malheureusement intransmissible. Je ne peux rien dire sur la manière dont je fais mes films. C'est trop intime, trop compliqué, trop simple. Je peux cependant dire que j'ai été élève des Jésuites, comme Bunuel et Hitchcock.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est déjà ça".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sacré Denys&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la catégorie citation succinte qui résume en fessant dans le dash de l'incrédule, il y a William Goldman (adventures in the screen trade, hilarant, all the president's men, sidérant):&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Nobody knows anything"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Yep.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29206595-114995761409520367?l=chroniquesblondes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/114995761409520367'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/114995761409520367'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesblondes.blogspot.com/2006/06/denys-arcand.html' title='Denys Arcand'/><author><name>Chroniques Blondes</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12579430111069971758</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29206595.post-114987656736863105</id><published>2006-06-09T11:53:00.000-04:00</published><updated>2006-06-13T12:39:20.083-04:00</updated><title type='text'>SCÈNE 1 - pour vivre heureux, vivons cachés</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/6566/3105/1600/Premi%3F%3Fre%20pirouette.jpg"&gt;1.  EXT. SOIR - TERRASSE DU CHIQUILIN, BUENOS AIRES &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'orchestre vient d'entamer la version ultra soft jazz de libertango. Une clientèle hétéroclite, branchée, psychanalisée, ruinée et cultivée boit, fume, mange et argumente comme si l'apocalypse était pour dans une heure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'apocalypse a déjà eu lieu. On appelle ça la dictature. Les disparus hantent les rues de ville comme autant d'acteurs qui refusent de quitter la scène  (Je disgresse, à ne jamais jamais faire dans un scénario, mais ici I do as I goddam please).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans un coin près des acacias en fleurs, une blonde dans une petite robe noire termine son verre en regardant les autres. Elle regarde une femme splendide aux doigts bagués d'ivoire qui rejette ses cheveux en arrière avec la même provocation que si elle faisait un strip tease.&lt;br /&gt;Elle regarde le ballet des serveurs, qui vont et viennent en glissant sur le plancher, les bras chargés de salciccia, de vin, d'olives. Que des hommes.  Elle regarde le pianiste au dos courbé sur un Steinway qui a souffert de l'humidité. Elle regarde les doigts du pianiste qui ont une vie totalement indépendante de leur propriétaire. Elle regarde la jeune mafia locale qui vient d'arriver, arrogante et joyeuse. Elle écoute les conversations qui pétaradent, en lunfardo, ce mélange d'espagnol et d'italien que parlent les portenos, ceux qui vivent à Buenos Aires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un homme s'approche d'elle. Cinquante ans, une tête à la Vittorio Gasman. Il fume un cigarillo.  Il se présente, charmant, charmeur. Il est beau, pourtant il brise quelque chose. Il remarque son accent, lui demande de quelle province elle est? "Mendoza" (c'est faux, mais le vin y est meilleur qu'à Longueuil). Il lui demande ce qu'elle fait dans la vie?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Hôtesse de l'air".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;Au fil des années, il y a eu successivement joueuse de tennis, prof de français au Nunavut, veuve (ben quoi?), sommelière, secrétaire (on ne dit plus secrétaire, on dit assistante, l'assistante va quand même chercher le café), réceptionniste, recherchiste, neurochirurgienne (difficile, je ne recommande pas), preneuse de son, photographe, serveuse, pompière, mannequin, actrice. J'ai même été ministre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Scénariste? Le moins souvent possible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, pourquoi me direz-vous?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce qu'à la seconde où on le dit on est faitte de chez faitte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les gens changent. De "voyeur" on passe à "vu".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;The horror, the horror.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moins que ces pauvres acteurs qui dès qu'ils sortent de leur cercle se font regarder comme des chimpanzés en train de manger la banane avec la peau. Mais quand même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais là où l'acteur cherche sa lumière, le scénariste est par nature animal de l'ombre, anxieux, angoissé, solitaire et parfois même franchement chicken.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui mais Lesbienne Farouche me direz-vous? Elle aime pas la lumière, elle? On va s'entendre, sa mère a dû caler du speed avec du Jack Daniels pendant sa grossesse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je le dis pas parce que je veux éviter le beau-frère qui tiens absolument à me conter sa vie (né à Drummondville, parti de rien, monté à la force du poignet, chez Pare tous les midis, vous connaissez la suite) sûr que ça peut faire une série, un grand film, "Je vois Roy là dedans".  Ben oui. Sure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je veux éviter le paranoïaque coké qui me sort; "moi, j'ai une ostie d'histoire à te conter mais je te la dis pas, tu pourrais me la voler".  On s'en reparle demain matin ? Je travaille mieux très tôt, disons 7 heures?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je veux éviter le faux sincère; "j'aimerais ça que tu lises mon texte et que tu me dises &lt;span style="font-style: italic;"&gt;vraiment&lt;/span&gt; ce que t'en penses".   Eh, oh!  Je suis blonde pas albinos.  Vous en connaissez vous des gens qui disent vraiment ce qu'ils pensent et qui ont &lt;span style="font-style: italic;"&gt;encore&lt;/span&gt; des amis? Pas moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je veux éviter le très abstrait; "J'ai une idée de film".  Traduction libre, "toi tu écris les 120 pages qui vont trouver du financement mais l'auteur c'est moi parce que c'est moi qui a eu l'IDÉE".  Ouais, moi j'en ai quinze par jours des idées. Connaissez le dicton 10% d'inspiration, 90% de transpiration"?  Voilà. La chose la plus facile au monde, c'est d'avoir des idées. Surtout couché dans hamac avec un pichet de Ricard bien frais. La plus difficile, c'est de les mener à bon port. Surtout après le Ricard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur quoi je travaille? Oh sur rien. Je suis supertistieuse. Si j'en parle, je le fais pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plate je vous dis. Une vie de moine. Je fuis les tapis rouges, les premières, les flashs. J'haiiiis ça pour mourir. Et si on m'y oblige, je passe la soirée derrière une plante verte à regarder le petit brun manoeuvrer pour mettre  la grande rousse dans son lit avant minuit.  Ou à interwier le barman sur son vécu d'immigrant illégal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vis cachée parce que rien n'est plus pénible que de devoir expliquer ce qu'on ne comprend pas soi-même. Je sais pas pourquoi j'écris. Je sais pas "comment on fait".  Je sais pas si ça s'enseigne (je crois pas, en fait j'espère que non). Je sais pas comment il est dans la "vraie" vie Patrick Huard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais pas. C'est comme le paradis ou le caramel au centre de la Caramilk. Des fois, vaut mieux ne pas savoir. Ignorance is bliss. Tout ce que je sais, c'est qu'avec une plante verte, je me sens plus en sécurité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça nous fait une belle jambe, hein?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Allez, bonne fin de semaine, il me reste un épisode à finir pour lundi et je n'ai AUCUNE idée de ce que je vais y mettre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/6566/3105/1600/Premi%3F%3Fre%20pirouette.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6566/3105/200/Premi%3F%3Fre%20pirouette.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29206595-114987656736863105?l=chroniquesblondes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/114987656736863105'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/114987656736863105'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesblondes.blogspot.com/2006/06/scne-1-pour-vivre-heureux-vivons-cachs.html' title='SCÈNE 1 - pour vivre heureux, vivons cachés'/><author><name>Chroniques Blondes</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12579430111069971758</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29206595.post-114977489679850817</id><published>2006-06-08T09:35:00.000-04:00</published><updated>2006-06-08T09:54:56.806-04:00</updated><title type='text'>SECTION VERTE ou l'art de récupérer les perles pour les mettre à mon collier</title><content type='html'>Je fais un métier écologique. Rien ne se perd, tout est recyclable, surtout les matières les plus corrosives. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Assisté à une magnifique scène de ménage sur le mode "haiku" à la réception d'un mariage décadent. Une très belle femme à la cinquantaine (bon, disons soixante mais l'air de Ville Mont Royal préserve la peau) aussi médiatique que glaciale picosse son assiette et regarde ailleurs, tentant d'échapper aux propos éthyliques de son mari qui se répand sur ces hommes qui refont leurs vies avec des filles beaucoup plus jeunes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a &lt;span style="font-style: italic;"&gt;l'air&lt;/span&gt; indigné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Personne n'est dupe. Surtout pas sa femme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand il se tait enfin cinq secondes, elle se tourne vers les autres convives de la table avec un sourire digne d'Hannibal quand il parle de son foie au Chianti. Et elle porte un toast.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Le bonheur conjugal est dans l'impuissance".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Laissez moi vous dire que j'ai encore des croûtes à manger avant de penser à un truc pareil toute seule. Ça force l'humilité de la scénariste...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela dit, ne vous étonnez pas d'entendre cette réplique quelque part un jour...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29206595-114977489679850817?l=chroniquesblondes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/114977489679850817'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/114977489679850817'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesblondes.blogspot.com/2006/06/section-verte-ou-lart-de-rcuprer-les.html' title='SECTION VERTE ou l&apos;art de récupérer les perles pour les mettre à mon collier'/><author><name>Chroniques Blondes</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12579430111069971758</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29206595.post-114969029085572749</id><published>2006-06-07T09:55:00.000-04:00</published><updated>2006-06-07T10:24:50.866-04:00</updated><title type='text'>Mon homme... ou l'art de la solidarité scénaristique</title><content type='html'>J'ai une collègue amie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une camarade de tranchée si vous voulez. On ne se voit à peu près que pour parler boulot. Mais comme c'est un boulot qui habite à peu près toutes les cellules disponibles de nos corps, je crois que je peux affirmer sans me tromper que c'est une amie INTIME.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous nous sommes connues sur une série où le script éditeur était un fou mégalomane au talent inversement proportionnel à l'égo. Nous l'avions surnommé Pol Pot le Gourou. L'art de décimer ses troupes, il le possédait à merveille, et en une saison, il avait eu raison de tous ses auteurs, sauf deux. Elle. Et moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est comme avoir fait le Viet Nam ensemble. Ça créer des liens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous naviguons dans des univers fondamentalement différents.  Elle, c'est une spécialiste de l'humour noir sanglant à la Fargo, du spleen masculin et de la testostérone de haut niveau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi, je cherche encore ma spécialité. Comme m'a dit un orienteur en secondaire trois: "je te vois dans rien, tu t'intéresses à trop de choses".  À 14 ans, j'en avais sangloté une shot. Même pas majeure et déjà un échec.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, je suis payée pour écrire des personnages de tatas comme lui.  Je n'abuse pas des personnages de tatas mais mettons que quand j'en ai besoin, la vengeance est douce au coeur de l'indienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Back to ma chum scénariste. Rien ne l'inspire plus qu'un capitaine de police quinquagénaire qui fume trop  et qui trompe sa femme.  Elle est dans une taverne comme un pirahna dans un bocal de poissons rouges, en extase. Écrire le grand mystère de la psychée masculine, c'est son dada, son talent, sa force.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je l'appelle "mon homme".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce que nous devons justifier en public. "non, mon homme n'est pas ma blonde puisque mon homme est la blonde d'un autre homme".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a deux semaines, j'étais coincée sur un début d'épisode. La montagne me semblait himalayenne et me coucher en boule en espérant que ça s'en aille me paraissait la solution idéale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n'était pas l'avis de mon producteur.  Qui a la sensibilité d'un taureau chaque fois qu'on agite le drapeau rouge de la vulnérabilité devant son oeil torve.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que faire?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai appelé mon homme.  Ici, suit une déchirante complainte existentielle sur le métier d'auteur que je résumerais par "pourquoooooua?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est là qu'on voit si une amitié est solide.  Mon homme m'a donné de la marde. Amicalement mais avec un certain enthousiasme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;"Parce que t'as signé et qu'il est trop tard. Parce que t'es payée pour. Parce que c'est ton métier et que tu sais rien faire d'autre (he ho, je sais faire l'osso bucco aussi mais ça paye pas l'hypothèque). Mets le meter, réfléchit pas, fonce. Je t'appelle à cinq heures, t'es mieux d'avoir fini pis la prochaine fois que je suis dans marde, crie moi des noms". &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Garanti mon homme, garanti.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29206595-114969029085572749?l=chroniquesblondes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/114969029085572749'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/114969029085572749'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesblondes.blogspot.com/2006/06/mon-homme-ou-lart-de-la-solidarit.html' title='Mon homme... ou l&apos;art de la solidarité scénaristique'/><author><name>Chroniques Blondes</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12579430111069971758</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29206595.post-114960633141151038</id><published>2006-06-06T10:47:00.000-04:00</published><updated>2006-06-06T11:05:31.423-04:00</updated><title type='text'>Service après vente</title><content type='html'>Signer un contrat, c'est toujours exaltant parce que, pour une fois, tout ce qu'on te demande c'est vraiment ton nom en lettres attachées. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est après que ça se corse. Comme là, je passerais bien la journée à bloguer légèrement sur les flots bleus de l'été. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais j'ai deux blocs à écrire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;DEUX!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;WTFIT (simplification du célèbre what the fuck is that)? Un bloc, c'est une partie scénarisée entre deux annonces. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par exemple, votre téléroman préféré commence. Petite musique qui gosse. Générique. Première scène. Bla bla and so on pendant une petite dizaines de scènes.  Vas y que je te monte la tension jusqu'à créer un suspens intolérable.  Va-t-elle coucher avec le docteur Chicoine (ou le chien du docteur Chicoine selon que vous êtes dans Virginie ou dans les Bougons)?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;CUT TO &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Annonce de Chrysler, Cotonnelle, Uniprix et tutti quanti.  Vous allez chercher une autre Hagen Dasz, vous dites à votre chum que sa mère a appelé (deux heures plus tard dans les maritimes mais mieux vaut tard que jamais hein), et si vous faites vite, vous pouvez même vous rendre aux toilettes et nourir le chat pour pas qu'il vous réveille à quatre heures du mat' parce qu'il a faim. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça recommence, ça recommence! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ici, on peut faire durer le "couchera-t-y, couchera-t-y pas", ça demande de la souplesse et de beaucoup d'entrainement. Ou on peut casser tout ses oeufs d'un coup en faisant un scène torride entre deux acteurs qui s'haïssent et qui font semblant de se désirer comme c'est pas parmis. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et alors, alors, quoi? Mais oui, il faut aller à la seconde pause en "toppant" le suspens de la première! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est pourquoi je dois vous laisser... J'ai une mission dans la vie, rendre vos soirées intolérables.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29206595-114960633141151038?l=chroniquesblondes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/114960633141151038'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/114960633141151038'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesblondes.blogspot.com/2006/06/service-aprs-vente.html' title='Service après vente'/><author><name>Chroniques Blondes</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12579430111069971758</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29206595.post-114955200949387603</id><published>2006-06-05T19:38:00.000-04:00</published><updated>2006-07-05T12:53:37.746-04:00</updated><title type='text'>Amiga Rubia</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/6566/3105/1600/maria%20.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6566/3105/320/maria%20.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Je n'ai que des amies qui s'appellent Marie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marie Première, Marie Deuxième, Marie Troisième et Marie Quatre Poches, dite Hermanita.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Veuillez noter que je ne les ai pas mise en ordre de préférence. Je n'ai pas assez le sens de l'ordre pour ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Celle-là doit faire dans les 200 de Q.I...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La première fois que j'ai fait sa connaissance, c'était dans une estancia aux fins fonds d'une pampa argentine.  On travaillait sur le même film. Le soir même, elle flambait un espèce d'anaconda monstrueux dans un tronc d'arbre comme si ça avait été un vulgaire marshmallow.  Les gars de la production, ceux qui adoooorent faire les jokes de blonde, ont reculé prudemment, entre l'admiration et la terreur. À ce jour, je me demande encore s'ils n'ont pas été plus terrorisés par la blonde intrépide dompteuse d'anaconda que par le serpent lui-même?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je l'ai aimée tout de suite.  Hermanita!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle est venue vivre à Montréal, est repartie pour New-York, est passée par Paris, a eu quelques amants et deux maris avant de s'établir sur les bords du Pacifique.  Elle vit maintenant à Los Angeles où elle monte les films d'un certain Mel... Elle me régale de potins aussi monstrueux que l'anaconda, a épousé (pour de bon) Peeetahh, donné naissance à Clara entre un film d'horreur et un film d'auteur et prend l'avion pour venir me voir comme on prend un taxi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle parle l'espagnol, le portugais, l'anglais et le français. À la perfection. Une bol je vous dis.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29206595-114955200949387603?l=chroniquesblondes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/114955200949387603'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/114955200949387603'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesblondes.blogspot.com/2006/06/amiga-rubia.html' title='Amiga Rubia'/><author><name>Chroniques Blondes</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12579430111069971758</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29206595.post-114952785993804965</id><published>2006-06-05T12:55:00.000-04:00</published><updated>2006-06-17T16:28:32.960-04:00</updated><title type='text'>Blonde de partout</title><content type='html'>You bet. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il fut un temps, dans une vie antérieure, où j'étais en charge de la section 2 du très chic Truck Stop de MacMasterville, P.Q. J'opérais le shift minuit-huit heures du mat'.  J'avais les motards, les ados qui partagent une frite à quatre et vident le vinaigre dans le sucrier et les camionneurs du "deux oeufs tournés bacon deux refills de café". J'avais des patrons grecs.  Le cook hellène n'est pas réputés pour sa délicatesses envers les femmes. Les tentatives de viol sur le smoked meat de la chambre froide n'étaient pas rares. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout ça pour vous dire que les jokes de blondes, je les ai toutes entendues et que dans le contexte, c'était le moindre de mes soucis. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Garder ma job tout en resistant au Big Boss était passablement plus préoccupant. Un jour que le Big Boss était particulièrement en forme envers moi, un Hell's s'est levé et est venu l'engueuler avec beaucoup de verdeur , prenant ma défense devant tout le restaurant.  À quatre heures du matin dans une place pleine de faces blêmes qui ont abusé de bière tiède et de mauvaise vodka et éclairée de ce néon si flatteur pour l'acné, ça avait un certain charme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon prince tatoué m'a laissé $50.00 de tip pour un all dressed, coke, patate. Et la chaude recommandation de ne pas me laisser faire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La seconde où mon Gentil Hell's est parti, Ze Boss s'est vengé avec une hargne à la hauteur de son humiliation, me squizant dans la toilette des employés (fallait vouloir, vu l'état de la toilette). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai suivi le conseil de mon nouvel ami. Je me suis bien battue, ses couilles en ont certainement eue pour une semaine à s'en remettre. Je ne l'ai jamais su, le lendemain, j'étais renvoyée. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et il m'avait piqué mon $50.00   ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis depuis, incapable de fréquenter une place à souvlaki et j'ai une certaine mansuétude pour Mom et ses camarades de jeu. Que voulez-vous, la femme est faite d'émotion. Et la femme blonde, encore plus. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si c'est mieux dans le merveileux monde de la télévision? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nah.  Ils sont juste un peu plus doués pour faire semblant d'être évolués.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29206595-114952785993804965?l=chroniquesblondes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/114952785993804965'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/114952785993804965'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesblondes.blogspot.com/2006/06/blonde-de-partout.html' title='Blonde de partout'/><author><name>Chroniques Blondes</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12579430111069971758</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29206595.post-114952447588775276</id><published>2006-06-05T11:52:00.002-04:00</published><updated>2006-06-13T07:50:11.460-04:00</updated><title type='text'>PROFESSION; SCÉNARISTE</title><content type='html'>C'est écrit sur mon passeport.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est écrit sur ma déclaration de revenus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon agent m'appelle régulièrement pour me parler de gens qui conduisent des Mercedes, possèdent des maisons de campagne et qui sont prêts à payer pour que j'écrive autre chose que mon nom en lettres attachées (more on that later). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis comme St-Thomas, j'ai besoin de preuves.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si c'est écrit, ça doit être vrai.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ceux qui croient encore que c'est une profession glam et intello, passez go.  C'est une job de kamikaze, de fou furieux, de loners excentriques, de bipolaires prédisposés à la crise cardiaque en bas âge, de marginaux déviants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est la job qui se rapproche le plus de celle de boxeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Monter dans un ring ou écrire un scénario, c'est exactement la même chose.  Quand vient le moment de vérité, t'es tout seul avec ton combat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le boxeur, c'est l'autre. Pour le scénariste, c'est le texte. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut être en shape. S'entrainer. Bien manger. Se coucher tôt. Se concentrer. N'attendre rien de personne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand t'as de la chance, t'as un bon coach, un bon soigneur. Quand t'as de la chance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a toujours un Don King dans le décors qui va faire des million de plus que toi avec ton combat, tes poings, tes plaies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le même trac au moment d''y aller, la même solitude parfois insoutenable, la même exaltation du corps qui prend le dessus sur la peur, le même public qui vient chercher son thrill à regarder un autre risquer sa vie à sa place.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les mêmes tab' de gérants d'estrade...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi on le fait? Pour la même raison que les boxeurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour gagner.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29206595-114952447588775276?l=chroniquesblondes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/114952447588775276'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/114952447588775276'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesblondes.blogspot.com/2006/06/profession-scnariste.html' title='PROFESSION; SCÉNARISTE'/><author><name>Chroniques Blondes</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12579430111069971758</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-29206595.post-114934201945317652</id><published>2006-06-03T09:27:00.000-04:00</published><updated>2006-06-03T09:40:19.460-04:00</updated><title type='text'>Mise en garde</title><content type='html'>Règlons une chose tout de suite. Oui, c'est ma vraie couleur et aucun doigts de coloriste n'a foulé le pied de mes racines.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a des avantages. Des gros. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a des inconvénients. Des gros aussi. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si ça affecte la teneur en cellules grises de mon cerveau? Oui, un peu. Thank god! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'ai pas choisi de vivre en blonde mais comme disent les anglais; "if life gives you lemon, make lemonade".&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/29206595-114934201945317652?l=chroniquesblondes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/114934201945317652'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/29206595/posts/default/114934201945317652'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesblondes.blogspot.com/2006/06/mise-en-garde.html' title='Mise en garde'/><author><name>Chroniques Blondes</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12579430111069971758</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry></feed>
