mardi, juillet 25, 2006

Hypothèse

Je lis beaucoup de choses intéressantes sur le Moyen Orient. Dont Carine à www.chercheusedor.blogspot.com

Je ne suis pas pro ni un ni l'autre. Les fanatiques, c'est facile d'être contre. Plus subtils sont ceux qui se réclamment de Neville Chamberlain "Peace in our time" pour justifier l'injustifiable.

Il y a des gens de bonne foi qui refusent de considérer l'autre partie comme un cancer à éradiquer. Je suis pour ceux là.

Je suis pour la paix, le dialogue. Comme ceux du groupe Dialogue. Des palestiniens, des israéliens, des libanais qui se rencontrent pour s'écouter les uns les autres. Je trouve cette initiative remarquable étant donné les circonstances.

Je lis aussi des trucs qui me font bondir. Normal. Je sais aussi, que des fois, ce que je considère comme une connerie, c'est l'évangile pour quelqu'un d'autre. Comme disait Larry Flynt; "and who am I to defy god"?

C'est ça, la démocratie.

***

Disons que c'est une histoire inventée. J'aime bien les histoires inventées.

Il était une fois, un éditeur en chef qui sur un blogue défend l'indéfendable avec une ferveur, disons, toute religieuse. C'est plus un jupon qui dépasse, c'est une crinoline, un drapeau, un étendard, une oriflamme.

Il a l'opinion qu'il veut, hein. On est toujours en démocratie.

Disons qu'un chroniqueur de la même publication, tout en douceur, persiste et signe, sans prendre le boss de front mais... il va dans une autre direction. Sans partisanerie, essayant avec tact de remettre un peu d' humanité dans le discours. The high road.

Disons que ce chroniqueur est pigiste.

Officiellement, le pigiste a le droit d'émettre une opinion différente de celui qui l'engage.

Il y a des boss assez forts pour être capables d'impartialité. Il y a des boss formidables, j'en ai connu. Mais les boss sont des êtres humains comme les autres, en plus seuls... J'ai rarement vu quelqu'un risquer sa peau pour aller, amicalement, dire à celui qui le paye, "boss, vous errez, là".

Si c'était un conte de fée, le boss serait surpris, puis reconnaissant. "Vraiment? Merci de me le dire avant que je fasse un fou de moi".

Dans la réalité, heu...

Mais c'est une histoire. De la fiction.

Disons que j'admire quand même le courage du pigiste.

***

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